Campement installé cette nuit, pour les familles sans logis du square Boucicaut. Après avoir quitté le square Boucicaut, un campement a été dressé face au 35 rue de Sèvre, dans le 7e arrondissement, sous les fenêtre de l’hôtel Lutécia, à la sortie du métro Sèvre Babylone. Depuis le 16 juillet, nous campons chaque jour dans le square Boucicaut, car nous sommes à la rue, dans des hébergements précaires, menacés d’expulsion sans relogement, et/ou prioritaires DALO. L’État aurait du nous reloger depuis longtemps. La crise du logement s’est aggravée, le nombre d’expulsions a augmenté, les loyers, les charges dans le parc privé sont devenus inaccessibles aux ménages modestes.
Après la rue de la Banque et la place des Vosges, Jeudi Noir et le DAL réquisitionnent un nouveau bâtiment à Paris. Souvenez-vous, c’était en 2006 : dénonçant la spéculation immobilière, les associations Droit au Logement et Jeudi Noir prenaient d’assaut une banque abandonnée au 24 rue de la Banque, face à la Bourse de Paris et créaient le « Ministère de la Crise du Logement ». Ce bâtiment réquisitionné à porté les luttes des mal-logés depuis 3 ans. Racheté par Paris Habitat (l’OPAC de Paris), le bâtiment abritera, après travaux de rénovation, 21 logements sociaux. Ce mercredi 10 mars, le DAL et Jeudi Noir inaugurent une nouvelle antenne essentiellement à usage d’habitation, pour le Ministère de la Crise du Logement : Situé 163 boulevard Malesherbes / 12 rue Ampère dans le 17ème, le bâtiment de 2719 m2 est au coeur du « QCA », le Quartier Central des Affaires, comme l’appellent ses propriétaires. Qui sont-ils ?
Procès des occupants des logements de la Poste à Saint-Denis : délibéré le 8 mars 2010. L’audience en référé au Tribunal d’Instance (TI) s’est tenue ce matin à Saint-Denis, en présence du maire de Saint-Denis, du comité de soutien, des familles occupantes et du DAL assigné avec les familles. « La Poste » demande l’expulsion sans délai, complété par une astreinte de 500 euros par jour de retard. Ce procès, qui mêle à la fois la question des occupations citoyennes de locaux vacants, ainsi que la réquisition municipale possible en vertu des pouvoirs de police du Maire (sauf à Paris, Lyon et Marseille ) s’inscrit dans la campagne en cours pour l’application de la Loi de réquisition et l’interdiction des logements vacants.
Communiqués : CdSL - COPAF – DAL – Jeudi Noir. Nouvelle délégation à l’Élysée pour connaître la réponse du Chef de l’État sur l’application de la Loi de réquisition. Suite à la marche de noël pour l’application de la Loi de réquisition, une délégation des mouvements DAL Jeudi noir, CdSL, COPAF, avec Jacques Gaillot, Albert Jacquard, Josiane Balasko, olivier Besancenot, Augustin legrand ont déposé des demandes de réquisitions au président de la république le 22 décembre. Refoulée par la police, la délégation avait été contrainte d’envoyer par courrier « Recommandé avec Accusé de Réception » les demandes. Trois semaines plus tard, la même délégation se rend à nouveau à l’Elysée, pour demander à être reçu et connaître la réponse du chef de l’Etat concernant la mise en oeuvre de cette loi de la République.
Une délégation composée par Albert Jacquard, Mrg Gaillot, Josiane Balasko, Jean Baptiste Eyraud, Julien Bayou (Jeudi Noir), Augustin Legrand et Olivier Besancenot, a été bloquée par les forces de police ce matin alors qu’elle se rendait à l’Elysée, pour déposer 95 demandes de réquisition, acompagnées par une liste de 20 immeubles vacants, ou partiellement vacants, en vertu de la Loi L642-1 du Code de la Construction et de l’Habitation (CCH), issue de l’ordonnance du 11 octobre 1945. La délégation a été refoulée. La police a même refusé de prendre les demandes de réquisition. La Loi de réquisition avait été appliquée avec succès, en 1995-96, sur un milliers de logements parisiens, appartenant à des sociétés financières, à la suite de l’occupation du 7 rue du Dragon (Saint germain des prés), en décembre 1994.
Comité des Sans Logis (CdSL) : « L’association a pour objet l’accueil, le regroupement, l’accompagnement, la formation des personnes isolées sans-logis ou en situation de précarité, de leurs proches et des volontaires, afin qu’ils s’organisent entre eux et luttent pour retrouver collectivement leurs droits (logement, emploi, ressources, santé, papiers, accès à la culture et échanges de savoirs et les droits inaliénables de l’homme, de la femme et de l’enfant...) par l’interpellation des institutions, des pouvoirs publics et du gouvernement, en partenariat avec les associations partenaires. »