A Dax on « jette les sans-logis avec l’eau du fleuve. » On imagine le soulagement des élus locaux et des représentants de l’État face à cette crue libératrice d’un campement sous le pont au cœur de la cité thermale… Un final à l’image de ces trois mois de déni, de mépris et d’intimidations. Ces dernières semaines la tendance était aux menaces : s’il arrivait quoi que ce soit sur le camp, le DAL serait désigné coupable ! Aux SDF du mois d’août, ont succédé les saisonniers de septembre. Le mois d’octobre a mis en évidence les populations de « non logeables » et « non hébergées », les jeunes en particulier. Dans ce contexte, reprochera t’on aux exclus du logement et du dispositif de l’hébergement de se réfugier dans des squats, ou aux collectifs de les soutenir et de faire de la « mise à l’abris » dans l’urgence ?
Féria de Dax : Les sans logis campent sous le pont des arênes. Point presse sur place lundi 10 août à 15h00 au « camp des survivants de la rue » sous le pont des Arènes. Fin Mai, l’État a fermé le « point d’accueil de jour », qui depuis novembre a permis aux sans logis de Dax de se laver, se soigner, laver leurs vêtements, et se réinsérer. Pendant 6 mois d’activité, une soixantaine de sans logis ont été relogés. En Mai, pour faire des économies l’Etat a fermé ce point d’accueil, et de plus, a licencié 4 salariés du CHRS... En Urgence, nous demandons : une table ronde, la réouverture du point d’accueil et l’arrêt du harcèlement policier !!!
DAL Dax : Depuis plusieurs années, sans abris, militants, associations et bénévoles réclament à Dax un « accueil de jour » (Point Accueil de Jour) pérenne en complément du dispositif existant sur l’agglomération. Le 15 mai dernier, nous dénoncions la fermeture faute de financements de l’état, de celui ouvert pour la période hivernale. Alors que la fermeture du « P.A.J. » et la disparition de quatre emplois sont unanimement déplorées, en particulier par les associations caritatives saturées, ce sont maintenant quatre nouveaux emplois d’éducateurs spécialisés qui sont supprimés au sein du Centre d’Hébergement et de Réinsertion d’Urgence de Dax (CHRS), toujours pour raisons économique, au détriment des sans logis.