La loi Léonard, donne le pouvoir d’expulser sans relogement 70 000 personnes vivant à l’année en camping ! Cette loi est une fabrique de bidonvilles. Elle permettrait d’interdire aux habitants stables de rester plus de trois mois dans un camping s’ils ne sont pas en mesure de justifier d’un domicile fixe. Seule la mairie pourra décider de déroger à la loi. La loi Léonard propose de développer le tourisme en expulsant ou en interdisant sans alternatives celles et ceux qui ne peuvent même plus se permettre d’avoir un logement et qui se sont réfugiés dans un terrain de camping.
Le réseau HALEM, Habitations et Logements Éphémère et Mobiles, (Affilié à la fédération Droit Au logement), a tenu ses rencontres du 28 au 31 juillet à Bussière Boffy, en haute Vienne. Elles se sont tenues où sont installées depuis plus de 20 ans, des yourtes et des tipees, sur des terrains appartenant à leurs occupants. En 2008, le maire, hostile aux habitants réforme la carte communale de telle sorte à placer en situation irrégulière les habitants : leur terrains sont déclarés inconstructibles. Le 20 juin il prend une nouvelle mesure agressive : un arrêté municipal interdit le camping sur toute la commune, en dehors des espaces municipaux destinés à cet usage, et les terrains constructibles.
Camping du château d’Alincourt : 1ère victoire. Le Tribunal d’Instance de Beauvais accorde un délai jusqu’au 31 décembre, et rétabli la libre circulation des locataires et de leurs proches dans le parc du château d’Alincourt. Le Tribunal d’instance a rendu deux décision lundi 21 juillet, et a délivré les ordonnances mardi 22 juillet : D’une part, les locataires du camping d’Alincourt bénéficient d’un délai à l’expulsion jusqu’au 31 décembre, et il est rappelé à la société d’Alain Dumenil « que le gardiennage du camping ne doit pas entraver la liberté de circulation de ses occupants et celle de leur famille et de leurs proches. » Cette décision de justice ouvre des perspectives aux locataires du camping du château d’Alincourt,...
Château d’Alincourt : Un locataire est décédé dans son camion après avoir été chassé illégalement. Monsieur Maurice D. 46 ans, chauffeur routier, a été retrouvé mort dans son camion. Il n’avait pas problème de santé, et ne prenait aucun traitement médical, selon sa famille. Il était fortement déprimé depuis début avril, lorsqu’il avait du abandonner avec son épouse le camping du château d’Alincourt suite à la campagne de terreur des vigiles d’Alain Dumenil. Une autopsie est en cours. Depuis la mi-février, après le rachat par une société du groupe d’Alain Duménil, 90ème fortune de France, du château d’Alincourt à un bon prix, les locataires sont harcelés 24h sur 24 par des vigiles.
Chateau d’Alincourt : Un homme d’affaires de piètre qualité mais fortuné, Alain Duménil, résidant fiscal suisse, rachète en adjudication le domaine d’Alincourt. Il souhaite se séparer de l’activité de camping caravaning vieille de 30 ans sur le domaine. Au lieu de suivre les voies légales (autorisation administrative de fermeture, résiliation des baux locatifs, indemnisation - inscrite dans l’acte de cession - des résidents propriétaires de leur bungalow), il décide de procéder à l’éviction des résidents par le harcèlement, en implantant sur le camping un groupe de vigiles d’une des filiales de sa société Acanthe Développement (Acanthe Sécurité), équipé de 4x4, de chiens d’attaque, de matériel sono grande puissance.