Après la rue de la Banque et la place des Vosges, Jeudi Noir et le DAL réquisitionnent un nouveau bâtiment à Paris. Souvenez-vous, c’était en 2006 : dénonçant la spéculation immobilière, les associations Droit au Logement et Jeudi Noir prenaient d’assaut une banque abandonnée au 24 rue de la Banque, face à la Bourse de Paris et créaient le « Ministère de la Crise du Logement ». Ce bâtiment réquisitionné à porté les luttes des mal-logés depuis 3 ans. Racheté par Paris Habitat (l’OPAC de Paris), le bâtiment abritera, après travaux de rénovation, 21 logements sociaux. Ce mercredi 10 mars, le DAL et Jeudi Noir inaugurent une nouvelle antenne essentiellement à usage d’habitation, pour le Ministère de la Crise du Logement : Situé 163 boulevard Malesherbes / 12 rue Ampère dans le 17ème, le bâtiment de 2719 m2 est au coeur du « QCA », le Quartier Central des Affaires, comme l’appellent ses propriétaires. Qui sont-ils ?
Nouvelle action du Collectif des oubliés du DALO : Rendez-vous Mercredi 17 février à 10h30 Place du Châtelet, à la sortie du métro. La liste des demandeurs DALO déclarés prioritaires, que l’État doit reloger s’allonge... En Ile de France entre le 1er janvier 2008 et le 31 décembre 2009, 81,3% des familles et ménages en grande difficulté déclarées prioritaire n’ont pas été relogées : 22794 décisions favorables pour 4246 relogements. A Paris, 93,7 % des demandeurs prioritaires n’ont pas été relogés : 12682 prioritaires pour 795 relogements. Benoist Apparu avait promis cet automne de faire appliquer la loi en doublant les capacités de relogement des Préfets, en réalité ce sont les files d’attente qui ont doublé ! Chaque jour les Tribunaux Administratifs condamnent l’État à payer des astreintes et les enjoints à reloger les familles reconnues prioritaires. Ces condamnations témoignent quotidiennement de l’inertie des Préfets et du Gouvernement.
Procès des occupants des logements de la Poste à Saint-Denis : délibéré le 8 mars 2010. L’audience en référé au Tribunal d’Instance (TI) s’est tenue ce matin à Saint-Denis, en présence du maire de Saint-Denis, du comité de soutien, des familles occupantes et du DAL assigné avec les familles. « La Poste » demande l’expulsion sans délai, complété par une astreinte de 500 euros par jour de retard. Ce procès, qui mêle à la fois la question des occupations citoyennes de locaux vacants, ainsi que la réquisition municipale possible en vertu des pouvoirs de police du Maire (sauf à Paris, Lyon et Marseille ) s’inscrit dans la campagne en cours pour l’application de la Loi de réquisition et l’interdiction des logements vacants.
Une centaine de demandeurs DALO reconnus prioritaire, et à ce titre devant être relogés par l’État en vertu de la loi sur le Droit Au Logement Opposable ont envahi ce matin le Conseil Constitutionnel pour demander que les lois Françaises en faveur des mal-logés soient appliquées : la loi DALO et la Loi de réquisition. Le Conseil Constitutionnel gardien de la Constitution doit veiller à la mise en œuvre de ces procédures qui si elles étaient appliquées permettraient de résoudre une grande part de la crise du logement. Il était demandé d’établir un rendez-vous avec le président du Conseil Constitutionnel, Jean Louis Debré, et le Secrétaire d’État au Logement, Benoist Apparu, pour faire respecter et appliquer concrètement la Loi DALO, en particulier pour les familles présentes. Après une brève entrevue avec le Secrétaire du Conseil Constitutionnel, les rendez-vous ayant été refusés, d’importantes forces de police ont pris position et après 2 heures d’occupation, sont intervenues brutalement.
Vidéos de la « Marche de Noël » pour l’application de la Loi de réquisition du samedi 19 décembre. Alors que la crise du logement s’aggrave, il y a 1,8 millions de logements vacants en France, dont 330 000 en ile de France et 122 000 à Paris, selon l’INSEE. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer… et ceci, sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés… Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en Ile de France dont 10 000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les Préfet les reloge comme les y oblige la loi DALO. Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d’échange,...