Campagne de Réquisition de Logements

Procès des occupants des logements de la Poste à Saint-Denis : délibéré le 8 mars 2010. L’audience en référé au Tribunal d’Instance (TI) s’est tenue ce matin à Saint-Denis, en présence du maire de Saint-Denis, du comité de soutien, des familles occupantes et du DAL assigné avec les familles. « La Poste » demande l’expulsion sans délai, complété par une astreinte de 500 euros par jour de retard. Ce procès, qui mêle à la fois la question des occupations citoyennes de locaux vacants, ainsi que la réquisition municipale possible en vertu des pouvoirs de police du Maire (sauf à Paris, Lyon et Marseille ) s’inscrit dans la campagne en cours pour l’application de la Loi de réquisition et l’interdiction des logements vacants.

Les demandeurs DALO au Conseil Constitutionnel

Une centaine de demandeurs DALO reconnus prioritaire, et à ce titre devant être relogés par l’État en vertu de la loi sur le Droit Au Logement Opposable ont envahi ce matin le Conseil Constitutionnel pour demander que les lois Françaises en faveur des mal-logés soient appliquées : la loi DALO et la Loi de réquisition. Le Conseil Constitutionnel gardien de la Constitution doit veiller à la mise en œuvre de ces procédures qui si elles étaient appliquées permettraient de résoudre une grande part de la crise du logement. Il était demandé d’établir un rendez-vous avec le président du Conseil Constitutionnel, Jean Louis Debré, et le Secrétaire d’État au Logement, Benoist Apparu, pour faire respecter et appliquer concrètement la Loi DALO, en particulier pour les familles présentes. Après une brève entrevue avec le Secrétaire du Conseil Constitutionnel, les rendez-vous ayant été refusés, d’importantes forces de police ont pris position et après 2 heures d’occupation, sont intervenues brutalement.

Manifestation des Demandeurs DALO

1ère manifestation des demandeurs DALO : Environ 200 personnes pour une grande majorité des familles demanderesses DALO reconnues prioritaires, manifestent depuis 12h30 sur l’esplanade des Invalides. Une centaine de tentes ont été déployées, ainsi que des bâches et des banderolles «  DALO : l’État hors la loi » ou « DALO : logez, réquisitionnez ! » Il s’agit de rappeler que la Loi DALO, déjà insuffisante, est mal appliquée, voire piétinée comme en Ile de France, où sur 22 000 ménages reconnus prioritaires, 5000 seulement ont été relogées, et 1000 familles sur 12 000 prioritaires ont été relogées à Paris... Le « Collectif des oubliés du DALO » a annoncé que les familles en ont marre d’attendre, alors qu’elles ont fait toute les démarches... Et qu’il passera à l’action si la situation stagne.

Raffut des oubliés du DALO

Depuis Janvier 2008, la Loi DALO est en application. Seul problème, l’État en région parisienne, et dans grandes agglomérations ne reloge pas, ou si peu… Ainsi à Paris, où 10 000 familles et ménages ont été reconnus prioritaires, seulement 800 familles ont été relogées, dont un tiers sont les familles du DAL qui ont campé plusieurs mois sur le trottoir de la rue de la banque, à Paris 2e. L’Etat bafoue la Loi qu’il doit appliquer. C’est indigne, alors que les expulsions sans relogement ont considérablement augmenté, et que les loyers, l’immobilier et le foncier ont flambé, que la crise du logement s’étend… Le collectif organise le premier rassemblement des oubliés du DALO, et appelle les associations, syndicats, citoyens et citoyennes à soutenir ceux qui ont le courage de sortir de l’anonymat pour prendre la parole et demander que leur droit soit respecté. L’Etat doit respecter la loi DALO !

Nuit Solidaire pour le Logement à Dax

A Dax on « jette les sans-logis avec l’eau du fleuve. » On imagine le soulagement des élus locaux et des représentants de l’État face à cette crue libératrice d’un campement sous le pont au cœur de la cité thermale… Un final à l’image de ces trois mois de déni, de mépris et d’intimidations. Ces dernières semaines la tendance était aux menaces : s’il arrivait quoi que ce soit sur le camp, le DAL serait désigné coupable ! Aux SDF du mois d’août, ont succédé les saisonniers de septembre. Le mois d’octobre a mis en évidence les populations de « non logeables » et « non hébergées », les jeunes en particulier. Dans ce contexte, reprochera t’on aux exclus du logement et du dispositif de l’hébergement de se réfugier dans des squats, ou aux collectifs de les soutenir et de faire de la « mise à l’abris » dans l’urgence ?

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