Appel à manifester le 13 mars : Pour l’arrêt des expulsions, Pour la réalisation de logements sociaux, Contre le logement cher ! Le 15 mars, qui marque la fin de la trêve hivernale et le retour des expulsions, risque cette année d’être dramatique pour un nombre croissant de personnes. Avec la crise, la montée du chômage et les effets de la loi Boutin – qui a réduit par trois les délais d’expulsion – davantage de locataires sont menacés, alors que les loyers et les charges ont partout atteint des niveaux historiques. Demain l’huissier peut frapper à n’importe quelle porte, locataire, accédant, occupant précaire... La flambée des loyers, de l’immobilier, et des charges, y compris en HLM, conjuguées à la baisse des revenus, a rendu difficile voire impossible l’accès à un logement stable pour les familles populaires, les salariés modestes, les jeunes, les précaires, les personnes vulnérables.
Expulsés de Bagnolet : La Mairie ouvre un local pour les accueillir. Jeudi soir, la Mairie de Bagnolet a mis à disposition un local dans lequel les expulsés de la rue Victor Hugo ont passé une première nuit au chaud, sans crainte d’être dérangés par la police. Depuis leur expulsion le 10 février dernier en pleine vague de froid, sans hébergement et après la destruction d’une partie de leurs biens, les expulsés soutenus par le DAL, avaient subi un harcèlement policier quotidien, mais avaient démontré leur capacité et leur détermination à poursuivre le mouvement. Cette décision de la Mairie traduit un signe d’apaisement. Nous attendons désormais que l’État mette en place des hébergements durables à proximité de Bagnolet, comme il s’y est engagé. Un Comité de soutien mis en place dans la semaine, composé d’habitants et d’associations locales, avec le soutien d’organisations politiques, a commencé à travaillé aux coté des expulsés et du DAL,
Vidéos. Bagnolet : Les expulsés du 92 Victor Hugo sont toujours dehors ! Des tentes sont installées à nouveau depuis lundi soir, ils ont dormi dehors. Les expulsés ont décidé de réinstaller des tentes aux abords de l’immeuble détruit dans l’attente de leur relogement. La police n’est pas intervenue. Les expulsés ont eu froid et recherchent des sacs de couchage et des couvertures. Contrairement aux accords prévus avec la préfecture et la ville de Bagnolet jeudi, les propositions d’hébergement à proximité de Bagnolet sont restées lettres mortes. Une collecte est organisée sur place, pour acheter de la nourriture et des sacs de couchage chauds. Un comité de soutien a été créé hier soir, avec beaucoup de riverains, des habitants de Bagnolet, des organisations politiques, syndicales et associatives pour soutenir et accompagner les expulsés jusqu’à leur relogement.
Vidéos : Expulsion au bulldozer à Bagnolet (93), 92 rue Victor Hugo. Environ 40 personnes, et quelques enfants ont été expulsé, par d’importantes forces de police. Des images montrant notamment le tractopelle en action et l’expulsion du gymnase où s’étaient réfugié les expulsés sont disponibles sur le site (vidéo). Certains habitaient là depuis 10 ans. Il s’agissait d’un immeuble de logements, appartenant à la mairie de Bagnolet, qui selon certaines sources aurait été revendu récemment à une filiale du groupe Auchan pour construire des logements. Aussitôt expulsés, les bulldozers se sont mis au travail, détruisant les biens des expulsés restés dans l’immeuble. L’huissier de justice présent sur les lieux a répondu que la mairie avait refusé de louer un garde meuble. Aucun inventaire des biens n’a été dressé, en violation avec le code des procédures civiles d’exécution qui régit le travail des huissiers de justice.
Après leur expulsion suite à un arrêté de péril, les 19 habitants du 25 rue de l’Échiquier sont désormais tous à la rue. Voilà maintenant trois nuits qu’ils campent sur le trottoir. Ils appellent à la constitution d’un comité de soutien, et à un rassemblement samedi 6 février à 17 heures sur place. Est-ce le retour des vigiles dans la capitale ? Nous n’avions pas assisté à de tels agissements, depuis les années 1990. Cette expulsion en pleine trêve hivernale, et sans aucun jugement, est malheureusement le fait d’un bailleur social, mandaté par la ville de Paris sur une opération de logements, ce qui est d’autant plus inacceptable. La priorité pour les autorités a été manifestement de commencer l’opération au plus vite, quitte à laisser s’accomplir dans l’immeuble une série de délits par des brutes professionnelles et de précipiter des procédures mal ficelées.