DAL Mulhouse : Nous l’appellerons Eléna, pour garantir sa sécurité. Eléna et son fils ont du quitter leur région d’origine, Eléna a été victime de violences familiales et est toujours menacée. Eléna et son fils sont hébergées depuis juin par l’association « Soutien Femmes Battues » à Saint Louis dans le Haut Rhin dans l’attente d’un relogement dans une autre région. Vendredi 24 juillet, Eléna appelle la permanence du DAL 68, la directrice de l’association « Soutien Femmes Battues » lui a fait parvenir un courrier avec un gros titre en gras « Avertissement + mise à pied » qui dit cela : Par la présente, je vous informe que vous n’avez pas respecté le règlement intérieur de notre structure.
Justice pour les résidents du foyer de travailleurs immigrés ADEF, 82-90 rue Saint Denis à Saint Ouen. En juin 2007, sans informer les résidents du foyer, ADEF a fermé toutes les salles collectives : la salle de réunion, les deux salles de télévisions, la salle d’alphabétisation. Le comité des résidents a exigé la réouverture des salles collectives, ADEF n’a pas répondu. L’ADEF a refusé la proposition de protocoles d’accords et les a conduits en justice au Tribunal d’Instance de Saint Ouen. 43 résidents ont été jugés en décembre 2008 et 80 en mai 2009. Le second groupe attend le jugement le 9 juillet 2009.
Au foyer de La Duée, Paris 20ème : six plaques électriques (dont trois en état de marche) pour 137 hommes, un entretien inadéquat, des réparations inexistantes ! Le mépris et le cynisme de l’Adoma (Sonacotra), ça suffit ! Depuis 2006, la cuisine collective qui servait aux 137 résidents du foyer 31 rue de la Duée, Paris 20ème a été fermée. Le foyer est géré depuis 2005 par l’Adoma (ancienne Sonacotra), société d’économie mixte chargée de la gestion de 300 foyers de travailleurs immigrés et « résidences sociales » à travers la France. Cette société est caractérisée par sa culture d’entreprise extrêmement hiérarchisée et bureaucratique. Le patron, d’ailleurs, est toujours nommé parmi le corps des anciens préfets.