Hôtel Hermel. Cet hôtel est un taudis : les chambres sont de 9 à 12m2, infestées de cafards, sans douche ni toilette ni même un coin cuisine pour faire à manger pour nos enfants. Cet hôtel est toxique, et il y a du plomb dans les peintures et les tuyaux qui sont encore en plomb sont poreux : nos enfants sont atteints de saturnisme infantile. La préfecture et la Mairie le savent depuis plus de deux ans. Cet hôtel est dangereux, car les normes de sécurité ne sont pas respectées (pas de trappe de désenfumage, pas de porte coupe feu dans le bâtiment sur cours, ni protection incendie suffisante autour de la chaufferie...) Pourquoi nous ont ils laissé dans cet hôtel poubelle pendant des années ? Pourquoi n’y a t’il pas de poursuites lancées contre le gérant ?
Suite de l’incendie de l’hôtel, 47 rue Hermel (Paris 18e) : Nous sommes sur le trottoir. Rassemblement de soutien : Jeudi 10 septembre à partir de 18h00 sur place. Jeudi 27 août, à 14h00, le feu détruit 3 chambres de l’hôtel Hermel, où nous vivons depuis parfois des années… Jusqu’en juin, les chambres étaient louées par les services sociaux 50 €/ jour, soit 1500€ / mois… car nous sommes sans logis avec nos enfants. Nous travaillons, nous avons fait une demande de logement social, nous sommes en situation régulière… nous payons une participation importante tout les mois. Certaines d’entre nous payent 600€ par mois, pour des chambres de 9 à 12m2, infestées de cafards, sans douche ni toilette ni même un coin cuisine pour faire à manger pour nos enfants.
L’AVIHPO, association des familles victimes de l’incendie de l’hôtel Paris Opéra, et Droit Au logement expriment leur solidarité et leur émotion aux habitants de l’hôtel d’Asnière, et aux familles des victimes. Une nouvelle fois des sans logis payent le lourd tribu de la crise du logement, de l’incurie des pouvoirs publics et des gouvernants. Ces familles et personnes ont été placées là selon l’AFP par le département du 92 et la commune. Est il normal de vivre, souvent en famille, dans une ou plusieurs chambres d’hôtel pendant des années ? Le Procureur a trouvé bien vite un coupable… comme s’il fallait occulter au plus vite les vrais responsabilités, celles des institutions publiques, de l’hôtelier…
Paris, 9 rue Waldec Rousseau, 17ème : Expulsés hier matin de leur logement par d’importantes forces de police, les locataires ont refusé de rejoindre les hôtels et ont passé la nuit devant leur immeuble. La police leur a interdit les couvertures, sacs de couchage, une bâche pour isoler du sol... Elles demandent des engagements écrits de relogement en HLM, et dans l’attente des hébergements stables et décents. Accueillis dans le hall de l’immeuble d’en face par les voisins solidaires, et soutenues par des habitants et commerçants du quartier et le DAL, les expulsées ont passé la nuit dans des conditions très précaires : la police toujours en nombre sur les lieux refuse l’apport de couvertures ou de sacs de couchage… c’était la fête des voisins…
Les familles des victimes de l’incendie meurtrier de l’hôtel Paris Opéra, et leur association de défense, l’AVIHPO, réclament l’ouverture du procès qui doit leur rendre justice, définir les responsabilités, et faire réparation, car pour l’heure, il n’y a pas de date arrêtée, alors que l’enquête est close depuis l’été dernier. Y aurait il volonté des institutions d’enliser ce dossier ? Cette tragédie est aussi restée gravée dans la mémoire des mal-logés et des sans logis qui attendent que justice soit faîte, et que l’absurdité de l’hébergement hôtelier voire de sa perversion soient démontées et rendues publiques.