Vidéos : Expulsion au bulldozer à Bagnolet (93), 92 rue Victor Hugo. Environ 40 personnes, et quelques enfants ont été expulsé, par d’importantes forces de police. Des images montrant notamment le tractopelle en action et l’expulsion du gymnase où s’étaient réfugié les expulsés sont disponibles sur le site (vidéo). Certains habitaient là depuis 10 ans. Il s’agissait d’un immeuble de logements, appartenant à la mairie de Bagnolet, qui selon certaines sources aurait été revendu récemment à une filiale du groupe Auchan pour construire des logements. Aussitôt expulsés, les bulldozers se sont mis au travail, détruisant les biens des expulsés restés dans l’immeuble. L’huissier de justice présent sur les lieux a répondu que la mairie avait refusé de louer un garde meuble. Aucun inventaire des biens n’a été dressé, en violation avec le code des procédures civiles d’exécution qui régit le travail des huissiers de justice.
Depuis Janvier 2008, la Loi DALO est en application. Seul problème, l’État en région parisienne, et dans grandes agglomérations ne reloge pas, ou si peu… Ainsi à Paris, où 10 000 familles et ménages ont été reconnus prioritaires, seulement 800 familles ont été relogées, dont un tiers sont les familles du DAL qui ont campé plusieurs mois sur le trottoir de la rue de la banque, à Paris 2e. L’Etat bafoue la Loi qu’il doit appliquer. C’est indigne, alors que les expulsions sans relogement ont considérablement augmenté, et que les loyers, l’immobilier et le foncier ont flambé, que la crise du logement s’étend… Le collectif organise le premier rassemblement des oubliés du DALO, et appelle les associations, syndicats, citoyens et citoyennes à soutenir ceux qui ont le courage de sortir de l’anonymat pour prendre la parole et demander que leur droit soit respecté. L’Etat doit respecter la loi DALO !
Vidéo : Intervention de Jean Baptiste Eyraud au journal télévisé de France 3. Les expulsés et les expulsables, que les Préfets doivent reloger au lieu de jeter dehors, et le collectif des demandeurs DALO, font la fête à la chambre Nationale des huissiers, rue de Douai, Paris 9ème. Bonbons, action symbolique, faisons la fêtes aux expulsions et aux expulseurs... Aujourd’hui on expulse les expulsions... Des meubles de la vénérable chambre nationale des Huissier sont mis sur le trottoir... Aujourd’hui les expulsés expulsent les expulseurs... Vive la trêve hivernale des expulsions, pour tout ceux et celles qui vivent dans la peur d’être jetées à la rue, sans relogement. Les expulsions continuent encore aujourd’hui, et les huissiers, les Commissaires, et les Préfets achèveront ce soir leur sinistre tâche,...
Archives (.pdf) du Journal de l’Association Droit Au Logement (1998-2000). Depuis sa création le DAL a obtenu le relogement de milliers de ménages. Le DAL est incontournable mais à hélas encore de nombreuses raisons d’agir. Des millions de personnes sont toujours privées de logement, hébergées ou sans logis, s’entassent dans des taudis, ou attendent avec angoisse leur expulsion. L’action publique pour loger les ménages pauvres est en panne, voire en régression. La construction de logements sociaux est dramatiquement faible, en particulier celle destinée au démunis malgré des financement accrus, les démolitions de HLM s’accentuent dans les quartiers pauvres,...
Le DAL Saint-Ouen soutient la proposition de prise d’un arrêté anti-expulsion sur la commune lors de ce conseil municipal du 29 juin 2009. Ce geste politique réclamé depuis de nombreuses années par nombre d’habitants, syndicats, associations et partis politiques ne peut être qu’accueilli avec une grande satisfaction. Aujourd’hui, à Saint-Ouen de nombreuses familles sont sous le coup d’une menace d’expulsion très imminente, leur vie quotidienne en est fortement perturbée. Il en va de même pour les camarades du foyer de la rue Saint-Denis menacés d’expulsion et qui réclament la réhabilitation de leur foyer. Néanmoins il faut attirer l’attention sur le caractère symbolique d’un tel arrêté. Les expulsions décidées par l’Etat peuvent être dénoncées mais cet arrêté ne peut malheureusement pas les empêchées.