Vidéos : Images de l’expulsion et des violences policières à La Courneuve. Les expulsés des 4000 sont sur le trottoir depuis 11 nuits ! Depuis 11 nuits, 200 personnes, dont plusieurs dizaines d’enfants campent sous la barre Balzac, à la Courneuve, en seine Saint Denis. Occupants sans titre, victimes d’escrocs, squatters par nécessité, ils ont tous et toutes été expulsées le 8 juillet, et ont alors refusé les hébergements dans des hôtels dispersés, pour une durée de trois nuits. Ils se sont assis sur le trottoirs et la pelouse située en face du bâtiment avec leurs sacs et les quelques meubles récupérés, et s’y sont installés. Depuis ils y sont restés et la vie s’est progressivement organisée. La barre Balzac, qui contient plusieurs centaines de logements, a reçu à deux reprises la visite du Président Sarkozy, et doit être détruite,...
Retour sur l’arrestation d’une centaine de familles, prioritaires DALO et militants du DAL (Vidéo), devant le 180 rue de la Croix Nivert, dimanche vers 20h00 : Rassemblement mercredi 18h00. Environ 150 personnes, essentiellement des mères de famille, qui étaient rassemblées sur un trottoir face au 180 rue de la Croix Nivert (immeuble de 30 logements rénovés, et vides depuis 26 ans !), manifestaient pacifiquement dimanche 16 mai depuis 18h00. Elles avaient installé un campement devant cet immeuble depuis dimanche 9 mai après midi. Pour la quatrième fois, après la destruction de leur campement vendredi matin, puis deux interventions vendredi soir et dimanche matin, les familles avaient décidé de réinstaller un piquet devant ce bâtiment qui symbolise les carences graves de l’État pour appliquer la Loi DALO.
Procès des occupants des logements de la Poste à Saint-Denis : délibéré le 8 mars 2010. L’audience en référé au Tribunal d’Instance (TI) s’est tenue ce matin à Saint-Denis, en présence du maire de Saint-Denis, du comité de soutien, des familles occupantes et du DAL assigné avec les familles. « La Poste » demande l’expulsion sans délai, complété par une astreinte de 500 euros par jour de retard. Ce procès, qui mêle à la fois la question des occupations citoyennes de locaux vacants, ainsi que la réquisition municipale possible en vertu des pouvoirs de police du Maire (sauf à Paris, Lyon et Marseille ) s’inscrit dans la campagne en cours pour l’application de la Loi de réquisition et l’interdiction des logements vacants.
Après le Maire de Saint-Denis, le DAL et les occupants sont convoqués au Tribunal. A quelques semaines de la fin de la trêve hivernale, et après la brutale décision de justice qui a frappé les militants de Jeudi Noir, place des Vosges à Paris, c’est au tour des occupants de l’immeuble réquisitionné à Saint-Denis appartenant à La Poste qui est menacé d’expulsion. Le DAL et les habitants sont assignés à fin d’expulsion au Tribunal d’Instance de Saint-Denis, lundi prochain, 25 janvier, à 9h00. Le 14 février dernier, huit ménages sans-logis soutenus par un large Comité de Soutien, s’installaient 12 rue jean Mermoz, dans un immeuble laissé vacant depuis plusieurs années par son propriétaire : La Poste. Devant le soutien unanime de la population et pour empêcher une expulsion manu-militari, le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, prenait quelques jours plus tard un arrêté de réquisition.
Loi Boutin : Le décret d’application de l’article 101 de la Loi Boutin, qui crée un nouveau statut locatif ultra-précaire est en cours d’élaboration. Droit au Logement s’élève contre cette mesure et appelle à la vigilance : L’article 101 de la Loi Boutin instaure un « dispositif visant à assurer la protection et la préservation de locaux vacants par occupation par des résidents temporaires ». Cette mesure, inspirée de dispositifs en vigueur aux Pays Bas, en Angleterre, en Irlande, Ecosse et en Belgique, autorise des bailleurs possédant des locaux ou des logements vacants à les louer pour une durée inférieure au bail défini dans la loi de 1989 (3 ans pour une personne physique, 6 ans pour une personne morale) à des organismes agréés, qui eux-mêmes les sous-louent à des « résidents temporaires ».