Retour sur l’arrestation d’une centaine de familles, prioritaires DALO et militants du DAL (Vidéo), devant le 180 rue de la Croix Nivert, dimanche vers 20h00 : Rassemblement mercredi 18h00. Environ 150 personnes, essentiellement des mères de famille, qui étaient rassemblées sur un trottoir face au 180 rue de la Croix Nivert (immeuble de 30 logements rénovés, et vides depuis 26 ans !), manifestaient pacifiquement dimanche 16 mai depuis 18h00. Elles avaient installé un campement devant cet immeuble depuis dimanche 9 mai après midi. Pour la quatrième fois, après la destruction de leur campement vendredi matin, puis deux interventions vendredi soir et dimanche matin, les familles avaient décidé de réinstaller un piquet devant ce bâtiment qui symbolise les carences graves de l’État pour appliquer la Loi DALO.
Expulsion du 133 Avenue Marcel PAUL, à Gennevilliers (92) : Les 6 sans papier interpellés lors du démontage du campement du DAL par la police sont déférés à 9h00 devant le juge des libertés et des détentions, dans trois TGI différents. Le préfet des Haut de Seine les a dispersé dans 3 centres de rétention différents pour laisser croire qu’il s’agit de traitements individuels de séjour irréguliers, alors qu’il s’est agit sans contestation d’une interpellations collectives. Droit Au logement, avec les habitants demandait et demande toujours l’ouverture d’une négociation pour le relogement de la totalité des habitants. Ils ont été arrêtés collectivement à titre de représailles, dans l’objectif de disperser les campeurs et les décourager de poursuivre leur mouvement,...
Incendie meurtrier 17/19 rue Jules Vallès : Echec de la deuxième table ronde du comité de suivi. Rassemblement et visite des lieux : Samedi 20 février 15h00. Après le décès d’une jeune femme et de son enfant dans l’incendie du 17/19 rue Jules Vallès, la table ronde qui s’est réunie avec le sous-préfet de Saint-Denis, des élus de la Ville de Saint-Ouen, des représentants locataires et du DAL, le jeudi 18 février à 18h00. s’est soldée par un échec. Malgré les bonnes intentions affichées à la précédente réunion, l’État a annoncé qu’une MOUS (maîtrise d’œuvre urbaine et sociale) ne pourrait être engagée que quand l’expropriation de l’immeuble serait mise en œuvre. Une telle décision repousserait un début de relogement des familles à plusieurs années ! En effet, une MOUS permet de réaliser une enquête sociale approfondie par un organisme tiers des familles en vue de leur relogement progressif.
Vidéos : Expulsion au bulldozer à Bagnolet (93), 92 rue Victor Hugo. Environ 40 personnes, et quelques enfants ont été expulsé, par d’importantes forces de police. Des images montrant notamment le tractopelle en action et l’expulsion du gymnase où s’étaient réfugié les expulsés sont disponibles sur le site (vidéo). Certains habitaient là depuis 10 ans. Il s’agissait d’un immeuble de logements, appartenant à la mairie de Bagnolet, qui selon certaines sources aurait été revendu récemment à une filiale du groupe Auchan pour construire des logements. Aussitôt expulsés, les bulldozers se sont mis au travail, détruisant les biens des expulsés restés dans l’immeuble. L’huissier de justice présent sur les lieux a répondu que la mairie avait refusé de louer un garde meuble. Aucun inventaire des biens n’a été dressé, en violation avec le code des procédures civiles d’exécution qui régit le travail des huissiers de justice.
Incendie meurtrier de Saint Ouen (93) : Une mère et son enfant décèdent. C’est un immeuble de marchand de sommeil. Les locataires se mobilisent. A l’initiative des habitants et des parents d’élève des écoles voisines, une marche silencieuse en mémoire de la jeune maman et de son enfant qui ont péris dans les flammes de l’incendie, les sinistrés, les locataires, les habitants du quartier, les parents d’élèves, et les associations et organisations qui les soutiennent feront une marche silencieuse jusqu’à la place de la Mairie. Un incendie s’est déclaré dans la nuit de Lundi à mardi, dans un des trois immeubles du 17 rue jules Vallés, à Saint Ouen, Seine Saint Denis. Une jeune femme et son enfant, suivis par le comité DAL St Ouen sont décédés. Sept familles du même étage sont sinistrées et actuellement hébergées à l’hôtel. Nous les accompagnons dans leur douleur et dans leur lutte pour des logements décents,...