Les locataires évacués du 13 passage de Crimée plantent la tente, 73 rue Curial, au centre sportif Michelet Curial, Paris 19e : L’État ne respecte ni la loi, ni ses engagement !
Dans la soirée du vendredi 23 juillet, les locataires expulsés du 13 passage de Crimée (Paris 19e) se sont retrouvées sans hébergement. Des tentes pour abriter une petite vingtaine de personnes, dont des femmes ont été dressées, avec l’appui de Droit Au Logement, sur ce terrain de sport de la Ville de Paris en cours de réfection.
Évacués le 17 juin d’un hôtel meublé, dont ils étaient locataires, à la suite d’un arrêté d’insécurité incendie pris par la Préfecture de Police, les locataires avaient été hébergés depuis dans des hôtels, par l’État. Voir la vidéo : Expulsion Passage de Crimée.
Vendredi 23 juillet, la Préfecture a cessé de payer les hôtels et a mis fin à l’hébergement pour 20 d’entre eux, parmi lesquels des sans papier, des français, des migrants en situation régulière, qui ont un emploi et ont fait une demande de logement social, souvent une demande DALO et étaient à jour de leur loyer. Or les locataires évacués ont des droits que l’Etat a décidé de bafouer : la loi rend obligatoire le relogement des habitant de locaux déclarés dangereux à l’habitation.
Nous constatons depuis quelques semaines des difficultés accrues pour l’obtention et le maintien d’un hébergement pour les personnes expulsées, mises à la rue, ou sans abris. C’est la conséquence de la réorganisation et de la centralisation à l’échelon régional de l’administration et d’une volonté de réduire les dépenses sociales.
Est il normal de faire des économie sur le dos des sans abris et des personnes en situation d’exclusion alors que, par exemple, les bailleurs privés touchent de l’État plusieurs milliards d’euros de cadeaux fiscaux et de subventions ?
Nous demandons à l’État, et particulièrement au ministère du logement de Mr Apparu en charge du logement et de l’hébergement d’assumer ses obligations légales, et à la préfecture de Police de Paris de respecter ses engagements :
• Reloger les évacués, aux frais de l’hôtelier défaillant.
• Régulariser les sans papier (la Préfecture de Police s’était engagée à examiner avec bienveillance les situations ; elle ne l’a pas fait...)
Le Conseil d’État a rejeté le recours déposé par le DAL contre la décision de l’été dernier du Préfet de Paris de réduire quasiment de moitié les places d’hébergement hôtelier pour les sans logis. Toutefois, le CE confirme que l’accueil de toute personne sans abri en situation de détresse est une obligation (...)
La Cour de Cassation vient de rendre un arrêt confirmant l’expulsion d’un locataire à jour de ses loyers. Son tort : il payait trop souvent son loyer après la date prévue sur la bail ... C’est très grave en cette période de crise sociale, de montée du chômage et de flambée des loyers. Il faut (...)
Manifestations samedi 10 mars dans toute la France, pour l’arrêt des expulsions, la baisse des loyers, la réalisation massive de HLM, le droit au logement et l’application des lois pour les mal logés ...
Les deux réquisitions menées Rouen et Toulouse se poursuivent, dans l’attente du relogement des occupants.
La demande de la Mairie de Neuilly de réduire le nombre de logements sociaux à réaliser de 2011 à 2013, a été rejetée par la commission nationale de recours Article 55 de la loi SRU