Les habitants du foyer David d’Angers, à nouveau expulsés.
Ce matin, dernier jour de la trêve hivernale des expulsions, les habitants du foyer de travailleurs migrants au 15 rue David d’Angers, ont été à nouveau expulsés. En effet, environ 70 personnes, derniers habitants de ce foyer vétuste, géré par l’AFTAM, ont été expulsés par la police le 27 octobre, à 6h00 du matin. Ils avaient ensuite, avec le soutien d’associations de défense, et d’habitants du quartier installé un campement sur le trottoir, avec des tentes et des bâches. Tôt ce matin, la police est intervenu à nouveau, a expulsé le campement, a confisqué les effets des expulsés, y compris des téléphones portables, médicaments, papiers, et matériel de couchage.
Ils ont ensuite été embarqués et transportés vers des foyers d’urgence qui se sont révélés pleins. Ils ont alors été relâchés. Ce soir les expulsés sont de retour rue David d’Angers, et s’apprêtent à passer une nuit debout, ou assis sur le sol, face à la police, sans tente, ni sac de couchage. Sur 160 personnes résidents dans ce foyer, une partie a été relogé dans d’autres foyers. La Ville de Paris et l’AFTAM ont refusé de reloger les occupants sans titre ou « surnuméraires », qui vivaient là.
A l’issue de la réhabilitation programmée de ce foyer, il ne restera plus que la moitié des places, l’autre moitié sera transformée en résidence sociale. Nous demandons :
La restitution du matériel confisqué arbitrairement ce matin
L’ouverture de négociations pour permettre le relogement de tous les expulsés.
Le respect des habitants et des solidarités collectives dans les foyers de travailleurs migrants.
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