La Caravane des mal logés à Grenoble.
Jeudi matin 24 septembre à Saint Étienne nous partons vite car nous sommes attendus à 11 heures à Grenoble. Où nous arrivons avec seulement trente minutes de retard... et nous y sommes accueillis par des amis dans le local de l’association Le Fournil, une structure qui reçoit toute personne qui veut y manger à midi moyennant un prix de 1,50€. Les personnes totalement démunies-sans papiers, moins de 25 ans,... ne paient rien. Il n’y a pas non plus ici d’inscription obligatoire préalable donc aucun contrôle administratif obligatoire ; ici on peut n’ être connu que par son seul prénom.
On se met à table avec les usagers et on y discute le coup. Une vieille dame, Henriette, explique comment sa retraite est si mince qu’elle ne peut manger qu’au Fournil donc une seule fois par jour (en hiver, en plus, soupe chaude gratuite deux soirs par semaine). heureusement Henriette dit être quand même heureuse car elle, elle est logée.
Puis nous partons, non loin de là, pour Echirolles à la Cité-Jardin la Viscose, du nom de l’entreprise de Viscose qui à l’origine, l’avait construit pour y loger ses ouvriers. Le propriétaire en est maintenant l’OPAC 38. Ce bailleur social a fait récemment installer le chauffage urbain par une société d’économie mixte locale amie (...). Depuis le prix des loyers a augmenté de 20% sans aucun avantage quant au chauffage, au contraire le prix des charges s’envole et il est demandé des arriérés de 400€. L’impayé menace donc à l’horizon avec ses conséquences habituelles : saisies, expulsions,…
A la Viscose nous sommes attendus par l’association des habitants de la cité et le collectif « DÉFENDS-TOIT » qui en liaison avec la Caravane a organisé une réunion sur la hausse considérable des charges de chauffage, qui menace de chasser ou de décourager les habitants modestes de cette cité de logements sociaux. Lors de cette rencontre les habitants de toute génération ont dénoncé les manœuvre de l’OPAC de l’Isère, et de la SEM qui fournit le chauffage et les a littéralement trompé, en leur promettent des charges moins élevées. Se sentant floué, les locataires organisent la solidarité et la mobilisation ; des actions sont envisagées, les idées fusent,... Au final, nous sommes tous invités à déguster un dîner maison.
- A demain pour de nouvelles actions.

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