Madame Karima B. et ses 3 enfants, Paris 18ème. Locataire depuis 2001 d’une pièce avec cuisine pour 488€ mensuels. Ce logement est frappé d’un arrêté d’insalubrité du 18 mars 2008 (humidité, électricité dangereuse et peintures avec plomb, exposition au saturnisme). Un enfant est asthmatique et tous ont de grosses réactions allergiques. Madame a saisi la commission DALO qui l’a reconnue prioritaire et devant être relogée d’urgence par décision du 29 juillet 2008, pour sur-occupation. Au bout d’un an, elle n’était toujours pas relogée. Elle a saisi le Tribunal Administratif.
Madame Annette Cynthia E. et ses 4 enfants, Paris 18ème. Depuis l’année 2000, la famille vit en errance dans divers hôtels. A partir de 2007, elle est hébergée dans un hôtel quasi-insalubre du 18ème, où règnent des odeurs nauséabondes provenant des toilettes… Il y existe d’autre part une forte humidité. La chambre d’hôtel coûte 1271 €/mois, le Centre d’Action Sociale de la ville de Paris (CASVP) prenant en charge 630 €. Madame est demandeuse de logement depuis 2002, la commission de médiation du DALO l’a reconnue prioritaire le 22 février 2008 car dépourvue de logement. Un an plus tard, elle n’avait toujours pas de logement. Madame a alors saisi le Tribunal Administratif qui, dans son audience du 20 avril 2009, a enjoint le Préfet de Paris de faire une proposition à compter du 1er septembre. Le préfet n’a pas fait de proposition, il sera condamné à payer une astreinte de 300 €/mois au Fonds d’Aménagement Urbain (FAU). La famille n’est toujours pas relogée.
Famille Ahmid et Djohar F. et leurs 2 enfants, Bagnolet. Cette famille a été hébergée à l’hôtel jusqu’en 2007 puis a préféré louer un studio dans le privé de 14 m2, studio pour lequel ils payent 600€ mensuels et où ils vivent en surpeuplement (3,5m2/personne) ainsi que l’a constaté le service d’hygiène. Ce logement est en outre très humide. La famille a été reconnue prioritaire le 8 août 2008 pour sur-occupation. Non relogée au bout de 9 mois, elle a saisi le Tribunal Administratif qui, dans son audience du 15 mai 2009, a enjoint le Préfet de Paris d’assurer le relogement de la famille, sous une astreinte de 280€ par mois, au FAU, passé le délai du 25 juillet 2009. A ce jour, la famille n’a toujours pas de logement.
Famille Abdelkader et Mansourah B. et leur enfant, Paris 12ème. Le couple et leur fille vivent dans une pièce mansardée de 12m2. Cette pièce est dépourvue de chauffage et de salle d’eau, les WC sont sur le palier. Madame B. est handicapée et invalide. La famille a fait sa demande de logement depuis 1971, soit 38 ans, demande renouvelée tous les ans. Elle a été reconnue prioritaire le 29 août 2008 pour sur-occupation, avec adulte handicapé. 14 mois plus tard, elle n’a toujours pas de logement.
Famille Louinas et Fatma T. et leurs 2 enfants, Paris 20ème. Monsieur est hébergé dans un foyer, mais, en contradiction avec le règlement du foyer, il occupe sa chambre avec sa femme et son fils, risquant l’expulsion. Ces mauvaises conditions ont contraint M. et Mme T. à laisser leur fille de nationalité française en Algérie. Il paye une redevance de 472 € par mois. Demandeur de logement depuis 2002, Monsieur T. a été reconnu prioritaire le 24 octobre 2008. La famille a saisi le tribunal et attend.
Famille Abdelati et Yamna R. et leurs 3 enfants, Paris 11ème. Ils vivent dans un studio de 18 m2 à 5 pour 500€ mensuels. Ce logement est extrêmement humide. Un enfant est handicapé, un autre souffre d’asthme, quant au dernier, il est suivi au CMPP. Les médecins des hôpitaux réclament un relogement. La famille a été reconnue prioritaire le 8 août 2008. Sans relogement au bout d’un an, ils ont saisi le Tribunal Administratif qui enjoint au Préfet d’assurer le relogement dans deux mois sous astreinte de 425€ par mois.
Famille Raul de Jesus et Maria Lucia S. et leurs 3 enfants, Paris. La famille demeurait en surpopulation dans un logement de 12 m2. Elle a été reconnue prioritaire le 9 septembre 2008 pour sur-occupation avec enfant mineur par la commission de médiation DALO. Un an après, non seulement la famille n’a pas été relogée, mais elle a en plus été expulsée le 8 septembre 2009 (congé reprise du propriétaire)… Depuis, parents et enfants sont disséminés chez les uns et les autres, ils attendent toujours le logement auquel ils ont droit.
Madame Awa O. et ses 3 enfants, Paris 20ème. La famille vit à 4 dans moins de 18 m2, habitat plein de rongeurs, d’insectes et très humide, pour un loyer de 516€ mensuels. Madame a dû être opérée à la suite de l’introduction d’un cafard dans une de ses oreilles. Un enfant est asthmatique avec une allergie aux acariens qui nécessite des soins hebdomadaires. La famille a été reconnue prioritaire par la commission de médiation DALO pour sur-occupation avec enfant mineur et devant être relogée en urgence, le 8 août 2008. Sans relogement au bout de 14 mois, elle a saisi le Tribunal Administratif.
Madame Zakia E. et ses 4 enfants, Paris 18ème. Cette famille de 5 personnes demeure dans un studio de 25 m2 extrêmement humide, pour un loyer de 580€ mensuels. Un nouveau-né a été confié à la fondation Paul Parquet en raison de sa fragilité et des mauvaises conditions de logement. Il n’a toujours pas pu réintégrer la cellule familiale La famille a été reconnue prioritaire le 22 août 2008 par la commission de médiation DALO pour suroccupation. Sans relogement au bout de 14 mois, la famille a saisi le Tribunal Administratif.
Famille Simon et Oxana H. et leur enfant, Paris 15ème. Depuis 2006, la famille loge dans un hôtel frappé d’un arrêté préfectoral de fermeture immédiate pour raisons de sécurité (23 avril 2007) pour un loyer mensuel de 750€. La famille a saisi la commission de médiation DALO qui l’a reconnue prioritaire le 29 août 2008. A ce jour, aucune proposition ne leur a été faite, les travaux n’ont pas été réalisés et la famille est toujours dans le même hôtel, 3 ans après. Le Tribunal Administratif a été saisi. La famille est demanderesse de logement social depuis 17 ans.
Madame Kheira K. et ses 5 enfants, Paris 18ème. Suite à sa séparation d’avec son mari, Madame K. s’est retrouvée sans domicile avec ses 5 enfants et a dû se faire héberger par sa mère âgée. Le plus jeune des enfants souffre d’une maladie grave qui nécessite un suivi cardiologique. Par décision du 28 février 2008, la commission de médiation a reconnu la famille prioritaire car dépourvue de logement avec enfants mineurs. Madame a saisi le Tribunal Administratif. A ce jour, aucune proposition de logement ne lui a été faite et sa mère ne supporte plus la cohabitation.
Famille Sameh Merwad et Madame A. et leurs 3 enfants, Paris 17ème. Cette famille vit à 5 dans 7 m2… Ce logement n’est de plus pas décent (absence de cuisine, de WC et de douche) et leur revient à 230€ de loyer mensuel. La famille a été reconnue prioritaire le 11 juillet 2008 par la commission de médiation du DALO mais 15 mois après, elle n’a toujours pas de logement.
Monsieur Madji H., Paris 17ème. Depuis 1999 cet homme handicapé occupait une chambre de 8 m2. Un jugement de mars 2007 a ordonné son expulsion en raison d’un congé-vente. Il a saisi la commission de médiation DALO qui l’a reconnu prioritaire le 15 mai 2008 au motif qu’il était menacé d’expulsion sans relogement. Pourtant, Monsieur H. a été expulsé le 4 mai dernier, sans relogement ! Il a saisi le Tribunal Administratif.
Madame Hasna S. et ses 3 enfants, Paris 11ème. La famille demeurait dans un logement de 65 m2 pour un loyer de 1379 € mensuels. Suite à la perte de son emploi et à des problèmes familiaux graves, Madame n’a plus été en mesure de régler son loyer et un jugement a prononcé son expulsion le 8 novembre 2007. Madame a saisi la commission de médiation du DALO qui, par décision du 14 août 2008, l’a reconnue prioritaire au motif qu’elle était menacée d’expulsion sans relogement. Bien qu’elle soit aussi éligible dans le cadre des accords collectifs départementaux, Madame n’a reçu aucune proposition de relogement à ce jour. Elle a saisi le Tribunal Administratif.