La Caravane des mal-logés et des sans-logis à Colmar.
- Vidéo : Conférence internationale sur la fermeture de la centrale de Fessenheim,
- Intervention de Didier Hordies, secrétaire du comité DAL Toulouse.
Colmar, samedi 3 octobre au matin. Nous préparons la manifestation de l’après midi contre la prorogation pour dix ans de la centrale nucléaire de Fessenheim. La ville est bien protégée, les forces de l’ordre sont très présentes. Un hélicoptère tourne en permanence dans le ciel. Peu à peu la ville se remplit d’huluberlus antinucléaires de tous poils, les colmariens sont ébahis, assis à la terrasse des brasseries, ils contemplent ce déferlement...
Le quotidien « Le Parisien » titre en une que Colmar est en état de siège. Ce qui est quand même et comme d’habitude très exagéré. La Brigade Anti-criminalité locale vient à nous pour un petit contrôle d’identité. Ils montent dans le bus au mépris du droit (un véhicule est assimilé à un domicile ; jurisprudence constante). Les policiers motards viennent aussi nous rendre une petite visite. On gène ! Ils nous escortent pour garer le bus dans un parking. C’est pas trop loin, donc OK.
La manifestation démarre dans une ambiance festive, il n’y aura aucune violence. On y retrouve des amis perdus de vue. Il y a là toute la scène alternative. Donc du vieux pacifiste de toujours, intransigeant sur les principes, jusqu’à la jeunesse encapuchonnée. Du paysan avec canne et béret au fana des nouvelles technologies de l’information et de la communication bardé de machines. Y a les féministes trans et pas trans. Les trans pas féministes. Les punks officiellement certifiés et les punks d’opérette. Les néos hippies et les décroissants, en nombre toujours croissant.
Les écologistes allemands sont là, biquoze proximité de la frontière. Leur organisation semble au top. Ça nous change de notre bordel folklorique habituel... Nous allons à des débats éparpillés dans la ville : on dirait bien que le fléchage a été saboté par les méchants, on se perd... Nous retrouvons les copains du DAL Strasbourg, Petra et Denis, venus en avant garde.
Le soir, repas avec les amis du DAL Colmar-Mulhouse et grand débat général avec tous. Didier Hordies du DAL Toulouse prend la parole. Son propos bien senti sur le mal-logement est applaudi par l’assemblée même quand à la fin il plaide pour un agent d’EDF, membre de « Robin des Bois », poursuivi par son employeur pour avoir rebranché de lui-même des nécessiteux. Ici, chez les anti-nucléaires, EDF est Le grand méchant (Areva est aussi sur la liste) et faire applaudir un de ses agents, même dissident, faut le faire. Après deux semaines de route on est sur les rotules donc, après la fête, au lit,...

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