Les associations défilent unies.
Les rangs étaient serrés hier à Paris. Une soixantaine d’associations ont défilé pour la première fois ensemble pour dénoncer la situation des mal-logés. La Confédération nationale du logement (CNL), la Fondation Abbé-Pierre ou encore Droit au logement (DAL) emmenaient le cortège. Les slogans résonnaient dans les rues de la capitale : « Un toit est un droit », ou « Solidarité avec les mal-logés ». Derrière la bannière de tête, Josiane Balasko continue de s’engager. Près d’un millier de personnes constituaient le cortège. Quinze autres défilés étaient organisés en province. Jean-Baptiste Eyraud, président du DAL, se réjouit de l’unité. Il réclame, avec les autres manifestants, l’arrêt des expulsions. « Le gouvernement doit consacrer plus d’argent pour indemniser les bailleurs afin de surseoir aux expulsions. On est passé de 75 millions d’euros en 2005 à 25 millions aujourd’hui ! »
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Making-of d’une expulsion ordinaire.
Le ministère de la crise du logement a donc tenté un déménagement la semaine dernière. Prévenu depuis plusieurs jours d’une ouverture en cours, j’ai été appelé en urgence mercredi dernier, le vigile du bâtiment ayant finalement découvert la présence de plusieurs personnes dans le bâtiment qu’il était censé surveiller. Etant à proximité du boulevard Malesherbes, je suis sans doute arrivé dans les premiers parmi les soutiens. Le vigile était encore sur place, un peu affolé de s’être fait déborder de la sorte, essayant de prévenir son patron et la police.
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Les empêcheurs d’expulser en rond ont un téléphone, à faire sonner en amont des impayés de loyers.
Les expulsions de locataires sans le sou sont une honte nationale qui ne date pas d’hier. Honte pour ceux qui les subissent, honte pour ceux qui les regardent. Un réseau de lutte pour un réel droit à un logement décent et social s’est créé hier au quartier Ouest. Le bus des mal-logés, des pas-logés, des mange-froid, stationnait hier matin place Verlaine, avant de reprendre son voyage vers Strasbourg. Ils ne sont pas les seuls à en avoir ras la casquette. La maison Marie-Thérèse-Lenoir toute proche concentrait une partie des indignés du logement. La Confédération syndicale des familles les avait invités à se révolter. Contre les lois anciennes qui ne sont pas appliquées. Exemple les communes qui s’exemptent de logements très sociaux.
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Les anciens locaux de La Vie évacués par la police.
L’occupation des anciens bureaux de la rédaction de La Vie n’aura pas duré longtemps. A peine une demi-journée. Hier soir, vers 20H45, les forces de police ont, en effet, délogé les occupants des trois immeubles du XVIIe arrondissement de Paris, situé au 163 boulevard Malesherbes. Selon l’AFP, qui cite des sources policières, les 160 personnes dont 30 enfants ont été évacués « sans incidents » . Et cela malgré l’imposant déploiement policier : plus de quinze cars de CRS envoyés sur place selon plusieurs témoins. Une version que confirment les responsables de Droit au Logement (DAL) et de Jeudi noir : « cela a été massif et musclé , mais sans affrontement, ni violence. Cela ne nous étonne pas, poursuivent-ils, car à trois jours du premier tour des élections régionales, le gouvernement voulait éviter à tout prix un point de friction politique ».
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Dans les salons de la marquise.
Peu compétente en matière de logement, la Région peut faire pression sur les villes ou leur apporter de l’aide, ont rappelé des candidats aux élections lors d’un débat organisé à Paris. Hasard du calendrier, le premier tour des élections tombe la veille de la fin de la trêve hivernale. Et le lendemain d’une mobilisation contre les expulsions. Le 13 mars, en effet, le Réseau stop aux expulsions de logement (Résel), collectif lancé en juin 2009 par le DAL (Droit au logement) avec avec la Confédération nationale du logement (CNL) et la Confédération syndicale des familles (CSF) invite à manifester avec, entre autres, Jeudi noir.
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Polémique après une évacuation.
À Bagnolet, des dizaines de personnes ont été évacuées d’un immeuble de la mairie. En pleine tempête de neige, l’histoire fait du bruit. Mercredi à l’aube, plusieurs dizaines de personnes ont été évacuées d’un immeuble à Bagnolet, propriété de la mairie communiste, qui avait racheté les lieux (squattés depuis quinze ans) en juin 2009, pour y construire à la place des logements sociaux. Qui a décidé cette évacuation ? « Une procédure d’expulsion avait été lancée par l’ancien propriétaire, explique l’adjoint au maire Laurent Jamet. Ensuite, c’est le préfet qui décide d’évacuer, pas la mairie. » Dans un communiqué, la préfecture précise, elle, que la décision a été « conduite à la demande de la ville de Bagnolet », suite à une décision de justice du 17 février 2009.
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Le droit au logement multiplie les actions à l’approche de la fin de la trêve hivernale.
Le 15 mars signe la fin de la trêve hivernale. Les locataires qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts et régler leurs loyers seront de nouveau expulsables. Le DAL (Droit au logement) a entamé sa campagne de défense des mal logés et des sans abris, profitant d’un passage à Dunkerque pour mener quelques actions symboliques. « Nous débutons notre campagne de printemps qui a démarré dans la région. Nous partons en tournée dans toute la France pour dénoncer les marchands de sommeil, les logements qui restent vacants alors que de nombreuses de familles cherchent un toit, se retrouvent parfois à la rue », explique Philippe Deltombe. porte-parole du DAL au niveau national.
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Le DAL dénonce le manque de logements sociaux.
Profitant de la séance du conseil municipal, le Comité DAl (Droit Au Logement) de Toulouse et environs s’était invité pour manifester pacifiquement et dénoncer le manque de logement sociaux sur la commune de L’Union, à l’aide de pancartes où l’on pouvait lire : « Et la loi SRU ? Votre commune est à la traîne ! » Cette loi, adoptée sous le gouvernement de Lionel Jospin, relative à la solidarité et au renouvellement urbains couramment appelée loi SRU, est un texte qui a modifié en profondeur le droit de l’urbanisme et du logement. Elle prévoit notamment l’obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants.
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Une fête pour les 15 ans du DAL, sur fond de fin de trêve hivernale.
Pour son quinzième anniversaire, l’association Droit au logement Nord - Pas-de-Calais organise le Festidal,... d’aujourd’hui à samedi, à la salle du Gymnase à Lille. Durant ces trois jours, le DAL mêlera les célébrations à la sensibilisation car même si « on aurait souhaité ne plus exister, nous sommes bel et bien là », justifie Philippe Deltombe, président du DAL Nord - Pas-de-Calais. Cette fête est également l’occasion de se faire entendre à deux semaines de la fin de la trêve hivernale. Au programme des festivités, une exposition et trois soirées de concert. Six photographes et vingt-six artistes peintres sont présentés. Leurs travaux portent sur le problème du logement et une partie des oeuvres sera vendue au profit du DAL.
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Bagnolet : Les squatteurs campent dans la rue.
ls se font face. D’un côté, une quarantaine de squatteurs expulsés mercredi matin à Bagnolet. De l’autre, plus de 50 policiers et CRS qui forment une barrière humaine. Au carrefour des rues Victor-Hugo et Robespierre, de gros flocons et un froid paralysant attisaient les tensions, hier après-midi.
« Les flics sont arrivés vers 13 heures pour nous déloger », lance Sisoko, un ancien habitant du squat. Car, après avoir été expulsées, une cinquantaine de personnes se sont installées sur la chaussée, tard le soir, devant le squat muré et en partie détruit. Sous une dizaine de tentes de fortune, et autour de quelques braséros, une trentaine d’hommes ont passé la nuit ici. Les femmes et les enfants ont été relogés chez des gens du quartier. « Je suis allée dormir avec mes quatre enfants chez des amis, raconte Coumba. Cela faisait plusieurs années que nous vivions là, avec mon mari. Nous n’avons pas eu le temps d’emporter toutes nos affaires au moment de l’expulsion. »
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Immeuble de Bagnolet : les autorités, critiquées, tentent de justifier l’évacuation.
La mairie de Bagnolet et la préfecture de la Seine-Saint-Denis ont tenté de justifier jeudi l’évacuation la veille, par la police, d’un squat dans cette ville, alors que l’association Droit au logement (DAL) dénonçait toujours « une expulsion en plein hiver ». La préfecture a fait valoir jeudi que les autorités n’étaient pas liées à la trêve hivernale dans le cas de cet immeuble de Bagnolet, car il s’agissait d’un squat. Selon les autorités, vingt personnes, uniquement des hommes, vivaient dans ce squat. Pour le porte-parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud elles étaient une quarantaine (et non plus 80 comme annoncé mercredi par l’association), avec des enfants.
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Expulsion dans un immeuble de Bagnolet, rasé au bulldozer.
Un immeuble appartenant à la mairie de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), dans lequel vivaient de 22 à 80 personnes selon les sources, a été évacué par la police mercredi matin et détruit au bulldozer. L’immeuble, dans lequel squattaient 20 hommes et deux femmes, a été détruit au bulldozer pour éviter leur réinstallation, a indiqué une source policière à l’AFP. L’association Droit au logement (DAL) parle quant à elle « d’environ 80 habitants et quelques enfants expulsés au bulldozer ».
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