Mobilisation contre une expulsion illicite à Paris 15ème : nous exigeons la réintégration dans le logement de la locataire.


 

Ce mercredi 8 octobre,  DAL – Droit Au Logement et les militants sont allés soutenir Micheline K., 52 ans, demeurant depuis 18 ans dans un immeuble situé au 51 rue Brancion, Paris 15ème. Locataire à jour de ses loyers, elle a été expulsée illégalement par son bailleur. En effet, mardi soir, en rentrant de son travail à Monoprix, elle s’est retrouvée à la porte du logement qu’elle loue depuis 2002. 

Le bailleur, qui souhaite vendre son bien plus cher (… donc vide de locataire) l’a assigné en justice et a obtenu un jugement d’expulsion. Mais il n’a pas obtenu le concours de la force publique, lequel est délivré par le Préfet, qui seul peut autoriser à procéder à une expulsion forcée. Effectivement, dans le contexte de crise sanitaire, des consignes de modération ont été transmises aux préfets. 
Alors ce monsieur, cupide, a décidé de se faire justice lui-même, en installant une porte blindée pour l’empêcher de rentrer chez elle, la privant aussi de toutes ses affaires restées à l’intérieur : biens, papiers, médicaments, vêtements … 

Déjà en juin il avait tenté de l’expulser en changeant les serrures et Mme Micheline K. avait alors, sur les conseils du commissariat, fait intervenir un serrurier, lui en coûtant plusieurs centaines d’euros.

Mercredi matin, elle est allée porter plainte au commissariat, au titre de l’article L-226-4-2 du Code pénal qui sanctionne l’expulsion illicite de 3 ans de prison et 30 000 euros d’amende. 

 

 

Solidaires de Micheline K. nous exigeons :

  • sa réintégration dans l’appartement, jusqu’à son relogement, 
  • des poursuites contre ce bailleur délinquant, 
  • l’arrêt de toute expulsion sans relogement,
  • des sanctions contre ces bailleurs qui se font justice pour leur petit intérêt personnel et mettent leur locataire à la rue illégalement.

 

 

UN TOIT C’EST UN DROIT !