AFVS, AITEC, ALDA, ATMF, ATTAC, BAGAGÉRUE, CGT, CNL,
CONSTRUIRE!, CONV. NAT. SERVICES PUBLICS, COLLECTIF
STOP DEMOLITIONS, COPAF, CSF, CSP75, DAL, FASTI, FEMMES
ÉGALITÉ, FSU, FUIQP, MRAP, PAS SANS NOUS, SAF, SM, UTOPIA
56, UNION ÉTUDIANTE, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES…
NOTE de la Plate-forme logement pour touTEs : La crise du logement cher !
Au fil de la hausse des prix immobiliers, fonciers et locatifs (parties 1 et 2) la crise du logement et le désastre social engendrés se sont aggravés.
Les politiques publiques du logement, tant nationales que locales ont nourri, surtout depuis le début du millénaire, le renchérissement des prix pour en extraire une manne fiscale considérable (partie. 7).
La politique du logement cher a été relayée localement par des politique d’urbanisme alimentant la gentrification des centres urbains, de leur périphérie et des secteurs touristiques.
Elle a permis aux classes sociales aisées de tirer un profit croissant de l’exploitation du besoin essentiel d’avoir un toit (part. 3 et 5). Les milieux de l’immobilier sont confrontés à une nouvelle crise immobilière, après s’être fortement enrichis tout au long de l’ascension des prix depuis 2000. L’État aujourd’hui leur vient en aide, au lieu de laisser le marché purger ses excès et de réparer les dégâts sociaux qu’il a engendré.
Pire, à l’opposée d’une politique de réparation de la crise sociale du logement, le gouvernement accable les populations les plus impactées par la crise, en 1er lieu les sans-abris, les mal-logés et les locataires, mais aussi in fine les classes moyennes empêchées d’accéder à la propriété.
Il réduit les APL avec constance depuis 2017 (part. 6) et annonce la fusion des aides sociales pour les réduire encore.
Il ampute les aides à la construction de logement sociaux, il accélère l’expulsion des locataires en difficulté, criminalise les occupants d’immeubles vides. Il ne respecte pas les droits des mal-logés et des sans-abris (loi DALO et droit à l’hébergement), il laisse des bailleurs privés frauder les droits de leurs locataires, il réprime toujours plus « l’habitat de survie » tels que le squat par nécessité, l’habitat informel, les cabanes, l’habitat mobile, ou l’habitat léger réversible …
Notre pays, qui pourtant n’a jamais été aussi riche, s’éloigne toujours plus de l’objectif d’assurer à touTEs un logement stable, décent et à bas coût, tandis que le nombre de logements vacants et de résidences secondaires augmente, au détriment de l’offre de « logements pour habiter » (part. 4).
Résultats, la part des revenus des locataires consacrée au loyer augmente et les locataires se paupérisent (part. 8), le nombre d’expulsions explose (part. 9), et les sans-abris soumis au « supplice de la rue » sont désormais plus de 350 000 , contre 133 000 en 2013 (sources Fondation pour le logement et INSEE).
Les graphiques et tableaux présentés dans cette note 2026, réalisés par Pierre Concialdi, économiste, confirment cette triste réalité : la crise du logement est encore devant nous, faute de mesures vigoureuses gouvernementales, comme celles proposées par la plate-forme logement pour touTEs, qui réunit associations de locataires, de mal logés, de solidarité et des syndicats.
Sommaire
1. Des logements de plus en plus chers
2. La spéculation foncière fait grimper les prix immobiliers
3. L’immobilier de rapport : un patrimoine fortement concentré
4. Toujours plus de logements vacants et de demandes HLM, moins de logements sociaux
5. L’envolée des loyers et des profits associés
6. Chute des aides au logement depuis 2017
7. L’État, générateur et profiteur du logement cher
8. Paupérisation des locataires et hausse des taux d’effort
9. Un nombre record d’expulsions en 2025
