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LIVRE – “La Bible de la rue” J.-P. Fantou dit Clocheman

 

La Bible de la rue

Jean-Paul Fantou, dit Clocheman

 

“Dans son existence, Jean-Paul Fantou a vécu plusieurs vies, mais des vies d’enfer. En lui, il rassemble presque toutes les épreuves qui conduisent à la rue. Non qu’il en tire une fierté provocatrice, mais sa vie est ainsi faite.

L’enfance fut un terreau effroyablement fertile: les pères de substitution, alcooliques, violents, pratiquèrent des sévices avec la pire des cruautés, sur lui, son frère et sa sœur, mais aussi sur leur mère. Jean-Paul Fantou fut ainsi ballotté de famille d’accueil en famille d’accueil, avec des retours vers la mère. L’enfant qu’il était ne put se construire, ni psychologiquement, ni physiquement, et l’indigence alimentaire fut aussi une des constantes de sa misère.

Adulte, la route de l’échec est tracée: la zone, la prison, le divorce, la séparation de sa fille, l’alcool, le crack. Jean-Paul Fantou a tout subi jusqu’à se retrouver sur le trottoir sans rien, absolument rien, à l’état de loque humaine adonnée au crack, loque qui ne se souvient de son existence que parce qu’elle peut encore sentir sa puanteur.

Sa destinée aurait été celle d’un sans-nom parmi tant d’autres, s’il n’avait gardé dans son coeur l’amour qu’il porte à sa fille, Elisabeth, et ses prières à Jésus. Celles-ci, ainsi qu’un charisme et une volonté de justice hors du commun, l’amènent à faire des grèves de la faim. Il attire l’attention sur son sort, et surtout sur le sort des SDF, et devient alors un personnage médiatique qui parle au nom des délaissés. Il participe aux Etats généraux sur l’exclusion en tant que représentant des exclus.

Dans ce second livre, il donne un récit complet de sa vie.”

 

Editions de l’onde.
ISBN: 2371580627
Prix: 18 €

 

Presse:

http://www.20minutes.fr/rennes/2001843-20170124-clocheman-porte-voix-voix-repart-combat-contre-exclusion

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Victoire juridique du DAL Toulouse 31: la demande du CHU d’expulser la réquisition Abbé Pierre rejetée!!!

La demande du CHU d’expulser la réquisition Abbé Pierre rejetée!!!

Victoire juridique du DAL Toulouse 31

Le Tribunal Administratif de Toulouse a tranché et décidé de rejeter la demande du CHU d’expulser les habitant-e-s de la réquisition Abbé Pierre, située sur le cite de La Grave. La demande du CHU était motivée par une soit disant urgence qui n’a pas tenu devant le Tribunal, la seule urgence du CHU était d’obtenir une décision de justice lui permettant de mettre à la rue les personnes.

Une fois encore la veille juridique du Dal Toulouse 31 et le travail de notre avocate Maître Ducos-Mortreuil a payé, mais il est probable que le CHU plutôt que de trouver une solution par le haut préfère s’entêter en revenant devant les tribunaux d’ici quelques semaines.

Cependant nous demandons à son directeur M. Le Moign, comme il s’y est engagé de nous recevoir, et aux autorités compétentes d’ouvrir enfin des négociations de relogement stables et dignes pour les personnes. Cela permettra une sortie par le haut pour toutes les parties et surtout pour les habitant-e-s qui ont besoin d’un toit.

Un toit c’est un droit!!!

 

 

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Les mal logés s’invitent au siège de la FNAIM

COMMUNIQUE
Paris le 8 février 2017  – 15h30

Les mal logés s’invitent au siège de la FNAIM

Depuis 15h30, environ 150 mal logés et sans logis occupent le siège de la FNAIM, situé 129 rue du FAUBOURG ST HONORE, pour faire savoir à cette chaine d’agences immobilières que derrière les chiffres, il y a les victimes de la crise du logement cher et des loyers accessibles, en témoignent la hausse des jugements d’expulsion, du nombre de SDF, de la hausse des loyers toujours plus rapide que l’inflation en 2016.

Quand il s’agit de contester la gravité de la crise du logement, la FNAIM sort du bois, Quand un décret met en place le permis de louer la FNAIM crie au loup et prétend que les agents immobiliers ne louent pas de logements indécents (décembre 2016).

Par contre on n’entend plus la FNAIM, alors que 2016 est une année record en nombre de transactions immobilières, et donc de profits pour les milieux de l’immobilier, particulièrement pour les agences et donc la FNAIM …

Cacher les profits, tout en jouant les cassandres et l’indignation à la moindre mesure en faveur des locataires, des mal logés, de la baisse des loyers et de l’immobilier est une stratégie  de ces milieux avides de profits élevés, conservateurs et libéraux …

S’indigner de la mise en place de mesures contre les marchands de sommeil et nier l’ampleur de la crise du logement, des chiffres de l’INSEE analysés et publiés par la Fondation Abbé Pierre, fait partie de cette stratégie du camouflage que la FNAIM a manifestement décidé d’adopter pendant la campagne électorale …*

Droit Au Logement rendra public très prochainement quelques chiffres instructifs sur l’évolution des profits immobiliers et locatifs depuis 20 ans …

En attendant, les locataires endettés, les mal logés et les sans logis « virtuels », dénoncent l’attaque contre la FAP (Fondation Abbé Pierre) indispensable thermomètre de la crise du logement , la campagne d’intox de la FNAIM, et demande à rencontrer son Président.

(ainsi que Mme COSSE qui a coupé la petite subvention au DAL) …

*http://www.fnaim.fr/communiquepresse/1627/10-rapport-de-la-fondation-abbe-pierre-l-ideologie-au-detriment-de-l-analyse.htm

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Procès du D.A.L. 33 – La relaxe requise !

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde D.A.L. 33

Bordeaux, le 27 janvier 2017

Jeudi 26 janvier 2017 s’est tenu le deuxième procès en appel des prévenu-e-s du D.A.L.33 dans l’affaire dite « Planterose », du nom de la rue où se trouvait le logement vacant occupé par des humains sans abris en juillet 2013.

Poursuivis depuis trois ans pour violation de domicile et installation de familles étrangères, ils risquaient jusqu’à un an de prison et 15000 euros d’amende.

Condamnés par deux fois déjà, la cour de cassation avait été saisie par trois d’entre eux et celle-ci leur avait donné raison : les condamnations prononcées s’étaient faites sans preuve.

Ce 26 janvier, une cinquantaine de personnes se rassemblent en soutien devant le tribunal, place de la République à Bordeaux.

A 14h30, les débats commencent, sous l’œil sévère d’un Christ en croix, peint dans la salle d’audience ( !).

Que pouvait-on donc attendre de ce nouveau procès quand on a assisté lors des précédents à une justice expéditive – et donc sans fondement ? L’Avocat Général allait-il sortir de son chapeau des preuves toutes faites, lui qui avait requis et obtenu – deux ans auparavant – et avec le même dossier -, 3 mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amendes ?

Coincé par l’arrêt de cassation et dans l’impossibilité de trouver dans les pièces et interrogatoires consignés le moindre début d’un commencement d’une preuve de culpabilité, muet pendant toute la durée de ce second appel, il se leva, visiblement fatigué,  pour faire part de ses constatations. Là où il avait trouvé motif à condamnation, après sans doute une relecture plus attentive, il n’y avait finalement plus rien, plus aucune raison de mettre en prison ou à l’amende des prévenu-e-s sans aucun doute innocent-e-s.

Il ne pouvait donc que requérir la relaxe !

Même si le soulagement est là, cette annonce laisse tout le monde médusé.

Car pourquoi ces deux condamnations injustes jusqu’à présent prononcées, puisque le dossier est le même ? Qui s’acharnait ainsi à poursuivre, coûte que coûte (parce qu’enquêtes, perquisitions, saisies, interrogatoires, procès, c’est beaucoup d’argent public) des innocents ?

Contre toute attente, c’est du défenseur de Mme Lagrenaudie, propriétaire mais non résidente du logement rue Planterose, que devait venir la réponse. Selon lui, la situation de sa cliente avait ému son voisinage, la Mairie de Bordeaux et… jusqu’à l’Elysée où il n’avait pas été question de laisser cela dégénérer !

Un procès politique donc comme nous le dénonçons depuis trois ans et dont le seul but semblait d’abattre une association non-institutionnelle, active et réactive, indépendante, auto-financée et ne pratiquant jamais la langue de bois, surtout pas quand il s’agit de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités et contradictions !

Les plaidoiries des avocats concluent cette audience, rappelant que la vacance du logement réfutait la violation de domicile, que l’expulsion des familles s’était faite en toute illégalité, que la rumeur et les on-dit ne pouvaient être pris pour vérité, qu’il était grand temps que cet acharnement poltico-médiatico-judiciaire cesse et qu’il convenait que l’Etat dédommage les prévenu-e-s pour le caractère abusif de leur poursuite.

A 17h30, prévenu-e-s et soutiens quittent le tribunal, soulagés donc mais sur leur garde, rage au cœur en pensant à la condamnation définitive des deux autres camarades qui n’avaient pas eu les ressources de se pourvoir en cassation, l’innocence brisée au pilori d’une justice de classe.

Le délibéré sera rendu le 9 mars prochain à 14h.

D’ici là et bien après, nous ne lâcherons rien !
Non à la criminalisation de nos solidarités !
Pour toutes et tous, un toit, c’est un droit !

PRESSE: http://rue89bordeaux.com/2017/01/fiasco-dune-procedure-tres-politique-contre-droit-logement/

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DAL Toulouse 31 – Procès de la réquisition Abbé Pierre

Résultat de l’audience, la décision est reporté au 8 février ! : https://www.facebook.com/DalToulouse/videos/1518967434810119/


DAL Toulouse 31

31 janvier 2017

Le procès de la Réquisition Abbé Pierre c’est ce mercredi!!!

RDV 14h devant le Tribunal Administratif de Toulouse

Alors que le DAL Toulouse31 et 11 des familles vivant à la réquisition Abbé Pierre ont reçu ce vendredi leur assignation à comparaître devant le Tribunal Administratif de Toulouse, la Fondation Abbé Pierre a publié ce mardi son rapport annuel sur le mal-logement en France comme un symbole. Il faut croire que le procès habitant-e-s de la réquisition soutenu-e-s par le DAL Toulouse 31, dont parle la Fondation Abbé Pierre parmi les 4 millions de mal-logés en France, va être plus que celui d’une réquisition mais bien celui de ces institutions publiques comme le CHU de Toulouse disposant de nombreux locaux vides et ne les mettant pas à disposition des sans-abris

Nous ne pouvons que déplorer la décision du CHU de Toulouse de vouloir expulser les familles trouvant refuge dans ces pavillons vides: pavillon Junaud, pavillon Armengaud et aujourd’hui le pavillon Nanta. Le CHU n’a aucun problème éthique à demander à la justice de remettre des personnes à la rue et à vendre les bâtiments publics à des promoteurs immobiliers tel Kaufmann and Broad pour en faire des appartements de luxe.

Alors qu’à Paris lors d’une action similaire du DAL, la réquisition d’une aile de l’Hôtel Dieu, l’APHP avait accepté de mettre à disposition plusieurs de ses bâtiments pour mettre des personnes à l’abri, la politique est bien différente à Toulouse et l’on ne peut que le regretter…

Pourtant la réquisition Abbé Pierre a été soutenue par de nombreuses personnes et collectifs, les personnels hospitaliers en premier, des chercheurs, parents d’élèves, enseignants, Emmaüs…
Alors que les 70 personnes y vivant dont 35 enfants demandent juste à obtenir un hébergement ou un logement stable et décent et que des discussions ont été entamées en ce sens avec les institutions, nous avons plus que jamais besoin de soutien.

Nous appelons également tous nos soutiens à rassemblement ce mercredi 1er février à 14h devant le Tribunal Administratif de Toulouse!!!


DAL Toulouse 31

30 janvier 2017

A la veille du procès de la réquisition Abbé Pierre , la Fondation Abbé Pierre sort son rapport sur le mal-logement…

Alors que le DAL Toulouse31 et 11 des familles vivant à la réquisition Abbé Pierre ont reçu ce vendredi leur assignation à comparaître devant le Tribunal Administratif de Toulouse, la Fondation Abbé Pierre sort ce mardi son rapport annuel sur le mal-logement en France comme un symbole. Il faut croire que le procès habitant-e-s de la réquisition soutenu-e-s par le DAL Toulouse 31, dont parle la Fondation Abbé Pierre parmi les 3,6 millions de mal-logés en France, va être plus que celui d’une réquisition mais bien celui de ces institutions publiques comme le CHU de Toulouse disposant de nombreux locaux vides et ne les mettant pas à disposition des sans-abris

Nous ne pouvons que déplorer la décision du CHU de Toulouse de vouloir expulser les familles trouvant refuge dans ces pavillons vides: pavillon Junaud, pavillon Armengaud et aujourd’hui le pavillon Nanta. Le CHU n’a aucun problème éthique à demander à la justice de remettre des personnes à la rue et à vendre les bâtiments publics à des promoteurs immobiliers tel Kaufmann and Broad pour en faire des appartements de luxe.

Alors qu’à Paris lors d’une action similaire du DAL, la réquisition d’une aile de l’Hôtel Dieu, l’APHP avait accepté de mettre à disposition plusieurs de ses bâtiments pour mettre des personnes à l’abri, la politique est bien différente à Toulouse et l’on ne peut que le regretter…

Pourtant la réquisition Abbé Pierre a été soutenue par de nombreuses personnes et collectifs, les personnels hospitaliers en premier, des chercheurs, parents d’élèves, enseignants, Emmaüs…
Alors que les 70 personnes y vivant dont 35 enfants demandent juste à obtenir un hébergement ou un logement stable et décent et que des discussions ont été entamées en ce sens avec les institutions, nous avons plus que jamais besoin de soutien.

Nous appelons également tous nos soutiens à rassemblement ce mercredi 1er février à 14h devant le Tribunal Administratif de Toulouse!!!

Un toit c’est un droit !


DAL Toulouse 31

30 janvier 2017

A Toulouse le CHU demande l’expulsion des familles de la réquisition Abbé Pierre

Rassemblement 14H mercredi 1er Février devant le Tribunal Administratif de Toulouse

C’est désormais, officiel le DAL Toulouse31 et 11 des familles vivant à la réquisition Abbé Pierre ont reçu ce vendredi leur assignation à comparaître devant le Tribunal Administratif de Toulouse. Le procès aura lieu ce mercredi 1er février à 14h30.
Les habitant-e-s de la réquisition soutenu-e-s par le DAL Toulouse 31 ne peuvent que déplorer cette décision du CHU de Toulouse qui n’aura eu de cesse ces derniers mois de vouloir expulser les sans-abris de ses très nombreux locaux vides: pavillon Junaud, pavillon Armengaud et aujourd’hui le pavillon Nanta. Le CHU n’a aucun problème éthique à demander à la justice de remettre des personnes à la rue et à vendre les bâtiments publics à des promoteurs immobiliers tel Kaufmann and Broad pour en faire des appartements de luxe.

Alors qu’à Paris lors d’une action similaire du DAL, la réquisition d’une aile de l’Hôtel Dieu, l’APHP avait accepté de mettre à disposition plusieurs de ses bâtiments pour mettre des personnes à l’abri, la politique est bien différente à Toulouse et l’on ne peut que le regretter…

Pourtant la réquisition Abbé Pierre a été soutenue par de nombreuses personnes et collectifs, les personnels hospitaliers en premier, des chercheurs, Emmaüs…
Alors que les 70 personnes y vivant dont 35 enfants demandent juste à obtenir un hébergement ou un logement stable et décent et que des discussions ont été entamées en ce sens avec les institutions, nous avons plus que jamais besoin de soutien.

C’est pourquoi nous appelons toutes les associations, syndicats, collectifs, citoyen-ne-s qui le souhaitent à nous envoyer des courriers de soutien à l’adresse mail suivante: dal.toulouse@free.fr

Nous appelons également tous nos soutiens à rassemblement ce mercredi 1er février à 14h devant le Tribunal Administratif de Toulouse!!!

Un toit c’est un droit !

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Le Conseil constitutionnel censure l’article 119 de la loi EC : pas de clause résolutoire du bail pour les usagers de drogues

 

 

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LOI ÉGALITÉ ET CITOYENNETÉ

Le conseil constitutionnel censure l’article 119 de la loi EC : pas de clause résolutoire du bail pour les usagers de drogues

 

Le conseil constitutionnel vient de rendre sa décision sur la loi égalité et citoyenneté qui lui avait été déférée par les parlementaires selon la procédure de l’article 61 de la Constitution.

Les associations  AIDES, ASUD, Droit Au Logement, Médecins du Monde, et le Syndicat de la Magistrature constatent avec satisfaction que le Conseil a censuré l’article 119  du projet de loi qui prévoyait une résiliation de plein droit des contrats de location en cas de condamnation pour trafic, détention, acquisition, cession de stupéfiants du locataire ou de l’un des occupants du logement, dès lors que les faits avaient été commis dans le logement, l’immeuble, ou l’ensemble immobilier.

Nos organisations avaient en effet déposé un mémoire, dit « porte étroite », concluant à l’inconstitutionnalité de cette disposition. C’est sur un motif propre à la procédure législative, sans avoir besoin d’examiner plus avant le texte que le Conseil l’a invalidée.

Avec cette censure, notre objectif est donc atteint : préserver l’objectif à valeur constitutionnel qu’est le droit au logement, indispensable au respect du droit à la santé.

Signataires: Aides, Asud, DAL, MDM, SM

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93 – Occupation du siège d’Est Ensemble

COMMUNIQUE
Paris le 23 janvier 2017  

Le siège d’EST ENSEMBLE occupé de 9h à 18h
100 rue Gaston ROUSSEL  – ROMAINVILLE 93
Par DAL HLM, Spoutnik DAL (Gagarine) et “Pas Sans Nous”

RV fixé avec le Président d’Est Ensemble, M. COSME

Une centaine de personnes, mal logés du secteur et locataires HLM, occupaient pacifiquement le siège d’Est Ensemble, qui regroupe 9 communes situées de Montreuil à Bobigny, en passant par Bondy, Pantin, Noisy le Sec …  Et coordonne avec le plus grand mépris des habitants de ces villes populaires, une grande opération de gentrification, visant directement 90 000 habitants des quartiers populaires et indirectement les  400 000 habitants du secteur.

Demandons le relogement de 100 familles et l’arrêt des programmes de gentrification des villes populaires, et une véritable réhabilitation

Les manifestants ont quitté les lieux.

Non à l’épuration sociale dans les villes populaires !

Non aux bulldozers, aux spéculateurs, aux caisses noires, au logement cher, aux chantiers pendant 15 ans …

Réhabilitation douce, avec les habitants !


 

COMMUNIQUÉ

Paris le 20 janvier 2017

 
Sur « Est Ensemble », 9 communes, de Montreuil à Bobigny ,  près d’un quart de la population la plus modeste est menacée par un  vaste projet d’urbanisme !

Arrêt immédiat du projet de rénovation urbaine d’Est Ensemble !
Qui crée spéculation immobilière, épuration sociale des quartiers populaires, et un chantier pendant 15 ans !

On est chez nous, on ne bougera pas !
Réhabilitation douce de nos quartiers!
Élaborée avec les habitants !

Rassemblement lundi matin à 9h,

au siège de  « Est Ensemble »

100 Av Gaston Roussel – Romainville (93)

Métro Raymond Queneau Ligne 5 – Bus 318  ou 145 arrêt Louise Dory

A l’appel de (1ers signataires)  : DAL HLM, Pas Sans Nous, Spoutnik …

Lundi matin, à 9h30, les élus d’Est Ensemble, qui réunit 9 communes populaires du 93, proches de Paris (Montreuil, Bagnolet, les Lilas, le Pré-Saint-Gervais, Pantin, Romainville, Noisy-le-Sec, Bobigny, Bondy), vont signer avec le président de l’ANRU et en présence du ministre de la Ville, un protocole de préfiguration, pour financer l’étude d’une gigantesque opération de rénovation urbaine, touchant directement près d’un habitant sur 4 des quartiers populaires HLM.
Ces études vont coûter près de 13 millions d’euros, ce chantier faramineux devrait couter plusieurs milliards d’euros.

Il s’agit d’une des plus grandes opérations d’urbanisme et de gentrification conduite en France depuis “la reconquête de l’est parisien”, lancée par Chirac en 1986 dans tout l’est de la capitale, et dont on constate aujourd’hui les conséquence désastreuses : flambée des loyers et de l’immobilier, crise du logement et spéculation, ghetto de riches et de bobos, éviction des classes populaires et désormais des classes moyennes…  

C’est une mauvaise nouvelle pour les 400 000 habitants d’Est Ensemble :  cette méga opération de rénovation urbaine va faire grimper les prix de l’immobilier et des loyers, et va chasser les ménages modestes encore plus loin vers la périphérie.
C’est une bien plus mauvaise nouvelle pour 90 000 d’entre eux, soit 23%  des habitants d’Est Ensemble, qui habitent des quartiers populaires directement visés par cette opération de promotion immobilière.
 
Ce grand chantier, mené conjointement avec la construction de nouveaux quartiers pour les classes moyennes sur les friches industrielles, et avec  l’arrivée des nouvelles lignes de transport en commun (Grand Paris express), a pour incidence de changer les populations, c’est à dire de démanteler les quartiers populaires, disperser  les locataires modestes, pour faire la place à des habitants plus riches.
On détruit les HLM à bas loyer pour reconstruire des logements plus chers, ce faisant on aggrave la crise du logement et on dépense des sommes colossales, au profit des milieux privés de l’immobilier.

Le projet d’urbanisme d’Est Ensemble est emblématique de ce que subissent aujourd’hui les habitants des quartiers populaires : ce programme de destruction accélérée dans la perspective du Grand Paris, des jeux olympiques, de l’expo universelle et autres événements mégalos qui ne rapportent qu’à des consortiums privés, et endettent les peuples, s’accompagne d’un spectaculaire enrichissement des milieux de l’immobilier.

Les promoteurs sont promus gracieusement “aménageurs” par les maires, les BTP construisent des logements de mauvaise qualité , le tout peut facilement alimenter des financements occultes et de l’enrichissement à grande vitesse, sur le dos des locataires et des accédants à la propriété.
 
Le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) d’Est Ensemble est validé par les maires des 9 communes, issus de différentes sensibilités politiques, poussés par l’État qui met en place la métropole du grand Paris, projet lancé par… Nicolas Sarkozy, alors président et grand ami des milieux de l’immobilier…  Pour spéculer et chasser les plus modestes, ils sont tous d’accord !

Dans certains quartiers, la lutte contre la démolition et la consultation bidon commence à s’organiser comme à Gagarine à Romainville , mais tout est fait pour enfumer, tromper et diviser les habitants… Des conseils de quartiers à la botte des Mairies deviennent les représentants des habitants, tandis que les habitants des quartiers visés et leurs voisins devront vivre au milieu d’un chantier pendant au moins 15 ans…

Les mêmes projets d’urbanisme, visant les mêmes quartiers, menés par les mêmes promoteurs, avec les mêmes pratiques pour tromper les habitants, sont installés dans toute la France, dans les grandes métropoles, comme dans les villes moyennes. Ce modèle est mondial, et il produit parfois des crises immobilières et financières que les peuples devront ensuite payer.

C’est pourquoi, nous manifestons lundi, contre ce projet mis en place sans les habitants de ces 9 communes d’habitat populaire, contre leurs intérêts, et pour stopper le train de la spéculation lancée à pleine vitesse contre nos quartiers.
Nous appelons à nous mobiliser et à nous organiser pour le mettre en échec.
 
Contact :
stop.bulldozer@yahoo.com

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DAL HLM – Non aux démolitions des HLM! Rass. lundi 23 à 9h

COMMUNIQUÉ

Paris le 20 janvier 2017

 
Sur « Est Ensemble », 9 communes, de Montreuil à Bobigny ,  près d’un quart de la population la plus modeste est menacée par un  vaste projet d’urbanisme !

Arrêt immédiat du projet de rénovation urbaine d’Est Ensemble !
Qui crée spéculation immobilière, épuration sociale des quartiers populaires, et un chantier pendant 15 ans !

On est chez nous, on ne bougera pas !
Réhabilitation douce de nos quartiers!
Élaborée avec les habitants !

Rassemblement lundi matin à 9h,

au siège de  « Est Ensemble »

100 Av Gaston Roussel – Romainville (93)

Métro Raymond Queneau Ligne 5 – Bus 318  ou 145 arrêt Louise Dory

A l’appel de (1ers signataires)  : DAL HLM, Pas Sans Nous, Spoutnik …

Lundi matin, à 9h30, les élus d’Est Ensemble, qui réunit 9 communes populaires du 93, proches de Paris (Montreuil, Bagnolet, les Lilas, le Pré-Saint-Gervais, Pantin, Romainville, Noisy-le-Sec, Bobigny, Bondy), vont signer avec le président de l’ANRU et en présence du ministre de la Ville, un protocole de préfiguration, pour financer l’étude d’une gigantesque opération de rénovation urbaine, touchant directement près d’un habitant sur 4 des quartiers populaires HLM.
Ces études vont coûter près de 13 millions d’euros, ce chantier faramineux devrait couter plusieurs milliards d’euros.

Il s’agit d’une des plus grandes opérations d’urbanisme et de gentrification conduite en France depuis “la reconquête de l’est parisien”, lancée par Chirac en 1986 dans tout l’est de la capitale, et dont on constate aujourd’hui les conséquence désastreuses : flambée des loyers et de l’immobilier, crise du logement et spéculation, ghetto de riches et de bobos, éviction des classes populaires et désormais des classes moyennes…  

C’est une mauvaise nouvelle pour les 400 000 habitants d’Est Ensemble :  cette méga opération de rénovation urbaine va faire grimper les prix de l’immobilier et des loyers, et va chasser les ménages modestes encore plus loin vers la périphérie.
C’est une bien plus mauvaise nouvelle pour 90 000 d’entre eux, soit 23%  des habitants d’Est Ensemble, qui habitent des quartiers populaires directement visés par cette opération de promotion immobilière.
 
Ce grand chantier, mené conjointement avec la construction de nouveaux quartiers pour les classes moyennes sur les friches industrielles, et avec  l’arrivée des nouvelles lignes de transport en commun (Grand Paris express), a pour incidence de changer les populations, c’est à dire de démanteler les quartiers populaires, disperser  les locataires modestes, pour faire la place à des habitants plus riches.
On détruit les HLM à bas loyer pour reconstruire des logements plus chers, ce faisant on aggrave la crise du logement et on dépense des sommes colossales, au profit des milieux privés de l’immobilier.

Le projet d’urbanisme d’Est Ensemble est emblématique de ce que subissent aujourd’hui les habitants des quartiers populaires : ce programme de destruction accélérée dans la perspective du Grand Paris, des jeux olympiques, de l’expo universelle et autres événements mégalos qui ne rapportent qu’à des consortiums privés, et endettent les peuples, s’accompagne d’un spectaculaire enrichissement des milieux de l’immobilier.

Les promoteurs sont promus gracieusement “aménageurs” par les maires, les BTP construisent des logements de mauvaise qualité , le tout peut facilement alimenter des financements occultes et de l’enrichissement à grande vitesse, sur le dos des locataires et des accédants à la propriété.
 
Le NPNRU (Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain) d’Est Ensemble est validé par les maires des 9 communes, issus de différentes sensibilités politiques, poussés par l’État qui met en place la métropole du grand Paris, projet lancé par… Nicolas Sarkozy, alors président et grand ami des milieux de l’immobilier…  Pour spéculer et chasser les plus modestes, ils sont tous d’accord !

Dans certains quartiers, la lutte contre la démolition et la consultation bidon commence à s’organiser comme à Gagarine à Romainville , mais tout est fait pour enfumer, tromper et diviser les habitants… Des conseils de quartiers à la botte des Mairies deviennent les représentants des habitants, tandis que les habitants des quartiers visés et leurs voisins devront vivre au milieu d’un chantier pendant au moins 15 ans…

Les mêmes projets d’urbanisme, visant les mêmes quartiers, menés par les mêmes promoteurs, avec les mêmes pratiques pour tromper les habitants, sont installés dans toute la France, dans les grandes métropoles, comme dans les villes moyennes. Ce modèle est mondial, et il produit parfois des crises immobilières et financières que les peuples devront ensuite payer.

C’est pourquoi, nous manifestons lundi, contre ce projet mis en place sans les habitants de ces 9 communes d’habitat populaire, contre leurs intérêts, et pour stopper le train de la spéculation lancée à pleine vitesse contre nos quartiers.
Nous appelons à nous mobiliser et à nous organiser pour le mettre en échec.
 
Contact :
stop.bulldozer@yahoo.com

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Paris: Marche réquisitionGO dim. 22, hommage à l’Abbé Pierre

COMMUNIQUE
Paris le 18 janvier 2017  

Dim. 22 Janvier, DAL et les sans logis rendent hommage à l’Abbé Pierre
“Marche Réquisition GO”

RV à 12h, place de la République sous la statue

Les mal logés et les sans logis, ainsi que des familles relogées, rendront hommage à l’Abbé Pierre  dimanche prochain, à son action en faveur des mal logés et des sans toit, à son soutien aux réquisitions et aux campements des sans logis organisés depuis 1990.

DAL Toulouse rendra également hommage à l’Abbé pierre, en lui dédiant la réquisition du 11 janvier par des sans logis du pavillon Nanta de l’hôpital La Grave.  

Le DAL s’invite donc à cette journée d’hommage organisée autour de la place de la République par Emmaüs, et rappelle en cette période de grand froid, qu’il faut réquisitionner, comme l’a souvent fait l’Abbé Pierre de son vivant et faire appliquer cette loi, pour  faire respecter celles qui ont suivi sa disparition  : le Droit à l’hébergement et la loi DALO, fruits des combats de l’Abbé.

Quelques dates  et lieux des luttes des sans logis, des expulsés, des mal logés avec le DAL, moments où le soutien et les colères de l’Abbé Pierre ont fait plier les responsables politiques, et imposé l’application de la loi de Réquisition (après la rue du Dragon) :

  • Mai 1990, 42 familles expulsées de leur logement installent un campement place de la Réunion Paris 20e
  • Juillet 1991, 101 familles sans toit campent Quai de la Gare, à Paris 13e
  • Septembre 1993, 23 familles expulsées qui occupaient le 41 av. René Coty Paris 14, depuis mai 1994 vivant dans des taudis ou sans toit
  • Mai 1994, à l’arrivée de la marche des chômeurs (AC!) , occupation rue Béranger au dessus du théâtre Dejazet pour 11 familles Paris 3
  • Décembre 1994, occupation du 7 rue du Dragon Paris 6 pour des dizaines de familles …
  • …/
  • février 2004, campement esplanades des Invalides, pour le relogement de 500 familles mal logées …

Un toit c’est un droit !

Image de Wozniak et Adelinaa

https://www.facebook.com/events/1234157583333237/

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Loi E&C: pourquoi l’article 119 de la loi doit être censuré par le Conseil constitutionnel?

 

 

LOI EGALITE ET CITOYENNETE

Quand détenir ou consommer de la drogue vaut expulsion des locataires : pourquoi l’article 119 de la loi doit être censuré par le Conseil constitutionnel?

 

(Paris, le 18/01/2017) Suite à la saisine du Conseil constitutionnel par des parlementaires sur la loi Egalité et Citoyenneté, le Syndicat de la magistrature, les associations AIDES, ASUD (Association d’auto-Support des Usagers de Drogues), DAL (Droit Au Logement) et Médecins du Monde demandent au Conseil constitutionnel qu’il déclare l’article 119 contraire à la constitution.

 

L’article 119 de la loi Egalité et citoyenneté adoptée par le Parlement le 22 décembre 2016 dispose que « Le contrat de location est résilié de plein droit, à la demande du bailleur, lorsque le locataire ou l’un des occupants du logement a fait l’objet d’une condamnation au titre d’une infraction sanctionnée à la section 4 du chapitre II du titre II du livre II du code pénal et concernant des faits qui se sont produits dans le logement, l’immeuble ou le groupe d’immeubles ». Cette disposition permettrait ainsi l’expulsion de locataires y compris des familles avec leurs enfants à la demande du bailleur, privé ou social, si un occupant du logement a été condamné pour acquisition, transport ou détention de stupéfiants.

Cet article remet indéniablement en cause l’objectif constitutionnel du droit au logement décent. Cette condamnation automatique et arbitraire s’appliquerait aux locataires et aux occupants indistinctement, car l’article vise l’ensemble d’une famille ou d’une colocation et le bail peut être résilié même si le locataire n’est pas concerné par la condamnation ou qu’il n’en a pas connaissance.

 

La loi nouvelle vise aussi bien le trafic que l’acquisition ou la détention de tout stupéfiant. Elle s’applique pour toutes les condamnations sans limitation tirée de la date des faits sanctionnés ou de la décision. Un bail pourrait donc être résilié sur le fondement de faits anciens même antérieurs au début du bail. Avec 1,4 millions de consommateurs réguliers de cannabis en France (OFDT, 2017), combien de foyers seraient concernés par cette mesure ? Faudrait-il dorénavant exiger de son futur colocataire un extrait de casier judiciaire ou encore le soumettre à son propriétaire ?

Par ailleurs, cette mesure constituerait une réponse pour le moins inefficace aux nuisances induites par les trafics de stupéfiants : l’expulsion d’une personne n’empêche nullement les activités illicites de se poursuivre dans un lieu où les réseaux sont implantés et qui sont d’ailleurs de plus en plus tenus par des personnes non résidentes du lieu de trafic pour des raisons de rentabilité.

Enfin, cet article entre en totale contradiction avec les politiques de réduction des risques et de prévention de la récidive, et d’autre part la prévention des expulsions locatives et la lutte contre la grande exclusion. Les usagers de drogue fréquentant les structures de réduction des risques et spécialisées en addictologie ont déjà difficilement accès au logement. Cette mesure aurait un impact très grave sur les parcours de soins des personnes souhaitant se réinsérer, particulièrement après une condamnation. Avoir un logement stable est une condition essentielle pour obtenir des droits qui permettent l’accès aux soins. Le retard dans le recours aux soins est beaucoup plus fréquent chez les patients vivant dans des conditions précaires.

AIDES, ASUD, DAL, Médecins du Monde et le Syndicat de la magistrature ont soumis ce lundi un mémoire au Conseil constitutionnel exposant pour quels motifs ce texte est contraire aux principes fondamentaux dont cette juridiction est le gardien. Le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision au plus tard le 27 janvier 2017.

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