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Campagne “stop expulsions illicites” – réintégration !

VIDEO: Images de la réintégration ===> https://www.facebook.com/droitaulogement/videos/10155845663569947/

 

COMMUNIQUE
Paris le  26 avril 2017

STOP expulsions illicites !
Nouvelle expulsion dans le 17e …

Action concrète
Avec des locataires victimes de ces bailleurs voyous
RV jeudi 27 avril – 12h sortie du métro Pereire

Des centaines de locataires sont expulsés de leur logement illégalement chaque année et des milliers sont l’objet de menaces répétées qui angoissent les locataires et les poussent dans la rue … Ce fait est sanctionné depuis 2014 à 3 ans de prison et 30 000 € d’amende (article 226-4-2 du code pénal).

Mais ces “propriétaires voyous” ne sont jamais poursuivis, ni sanctionnés, les locataires n’osent pas affronter leur bailleur en réintégrant leur logement, et la police refuse d’agir…

Le scénario le plus fréquent est le changement de serrure en l’absence du locataire. Le logement est vidé et les affaires du locataire sont jetées sur le trottoir par le bailleur ou ses hommes de main, où elles disparaissent.

Lorsque le locataire réalise que son bailleur s’est fait justice lui-même, qu’il est à la porte sans même un jugement d’expulsion et surtout sans le concours de la force publique, il se rend au commissariat où il va avoir le plus grand mal à porter plainte.
Le plus souvent  il s’agira d’une simple main courante, sans effet sur le bailleur et laissant le locataire en plein désarroi : plus de logement, plus d’effets personnels… Lorsque la police accepte d’enregistrer une plainte, le parquet classe l’affaire sans suite.

Supposons qu’un locataire rentre par effraction chez son bailleur et lui déménage ses affaires et ses meubles : il serait immédiatement mis en garde à vue et sans doute déféré. Les bailleurs voyous font la même chose, mais ils ne sont pas importunés.

Depuis 1990, le DAL réintégre régulièrement des locataires expulsés illégalement qui font appel à l’association.
L’adoption dans la loi ALUR d’un amendement présenté par le DAL et sanctionnant les expulsions illicites aurait dû faire cesser ces pratiques d’un autre âge et contraires à l’état de droit. Rien n’a changé : il est nécessaire que le ministère de la Justice agisse.

Devant ce déni de justice, le DAL se mobilise pour que le ministère de la Justice donne des instructions au parquet, et pour qu’enfin justice soit rendue aux locataires jetés à la rue.

Un RV avec le ministère de la Justice est prévu place Vendôme demain 10h, suite à la manifestation du 21 avril.

 

STOP aux expulsions illégales !

 

————————————————

COMMUNIQUÉ DU  21 avril 2017

Environ 200 locataires et mal logés ont manifesté mercredi à proximité du ministère de la Justice, pour que soit appliqué l’article 226-4-2 du code pénal qui sanctionne les expulsions illégales commises par des « bailleurs voyous », sans le concours de la force publique, et demandé que des instructions soient transmises aux parquets.

Le délit « d’expulsion illicite » est puni de 30 000 € d’amende et 3 ans de prison, et a été introduit par la loi ALUR du 31 mars 2014 pendant les débats, à la demande du DAL.
 
Faute d’instructions et donc de poursuites conduites par les parquets, les coups de force de « bailleurs voyous » se poursuivent impunément y compris en plein hiver.
 
C’est ce qui est arrivé à une locataire de Paris 14e qui, de retour d’un weekend de quelques jours, le 22 novembre, a trouvé porte close et serrures changées. Ses affaires, ses papiers, ses souvenirs, vêtements, meubles, vaisselle électroménager…  tout avait été abandonné en vrac dans la cour et les passants s’étaient servi depuis 3 jours… il ne lui restait plus rien de valeur, sauf ses papiers et son chéquier qu’une voisine solidaire choquée par l’expulsion avait mis de coté.    
Elle était à jour de loyer (800€ pour 32 m2), mais la bailleresse était pressée de vider le logement …  Elle s’est fait justice : violation de domicile, vol et expulsion illicite…  
 
Mme G. a porté plainte, mais la police a refusé de la réintégrer et ses biens ont disparu.
Pourquoi ces délits graves restent-ils impunis ? Le droit de propriété permet-il tous les abus ?
 
Le ministère de la Justice a été sollicité à de nombreuses reprises depuis 2014. Une circulaire devait être publiée par C. TAUBIRA, lorsqu’elle a démissionné. Interpellé en octobre, le cabinet URVOAS avait promis de préparer des instructions… Depuis plus rien. Une délégation sera néanmoins reçue jeudi 27 avril …

En France comme en Europe: ARRÊT DES EXPULSIONS! RELOGEMENT! RdV 26/10 Pl. Vendôme


D’autres lois protégeant les locataires restent également inappliquées.
 
Nous demandons au ministère de la Justice de donner au plus vite des instructions pour l’application des lois qui protègent les locataires contre les bailleurs voyous !

 

 

VIDEO: Images de la réintégration ===> https://www.facebook.com/droitaulogement/videos/10155845663569947/

 

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Paris – Raffut des mal logés samedi 29 avril – 8h angle pce Ternes/bd Courcelles

 

 

Samedi 29 avril à Paris RdV à 8h
angle place des Ternes/bd de Courcelles

Métro Ternes (ligne 2)

Les mal logés et les sans logis, avec la « fanfare invisible », de nombreuses casseroles, sifflets et autres instruments, organisent un RAFFUT entre les 2 tours des élections présidentielles, pour chauffer les oreilles aux  finalistes…
 
Vous êtes invités  avec votre instrument le plus bruyant (cuivre, sifflet, crécelle, casserole, percussion, Vuvuzela…)  a rejoindre le raffut pour dénoncer :

  • Le programme xénophobe de la candidate du FN, à proximité de son QG de campagne (pas de demande de délégation)
  • Le programme libéral du candidat de “En marche” (remise en cause de l’encadrement des loyers, développement du bail précaire, accélération de l’épuration sociale des quartiers populaires…)  également sous les fenêtres de son QG de campagne.

Venez  avec votre instrument bruyant, et exigeons :  

  • Un logement stable et décent, pour tous-tes !
  • Droit au logement dans la constitution !
  • Respect de la loi DALO et du droit à l’hébergement !
  • Encadrement et baisse des loyers et des charges !
  • Pas d’expulsions : relogement !
  • Réquisition des logements vacants !
  • 200 000 vrais logements sociaux par an !
  • Stop marchandisation des HLM !
  • Stop épuration sociale des quartiers populaires !
  • Taxation de la spéculation et des loyers chers …

Le RAFFUT est une mode de manifestation développé par le syndicat des locataires de la Seine, 1er mouvement organisé de locataires et de mal logés avant la guerre de 14-18.
Il s’agissait de se faire entendre dans les quartiers populaires à l’occasion des déménagements à la cloche de bois des locataires en difficulté, mais aussi dans les quartiers riches pour porter les revendications du mouvement.

 

A l’appel de (1ers signataires): Fédération Droit Au Logement, DAL Paris et environs, DAL HLM, COPAF, MNCP, …

 

===> https://www.facebook.com/events/1888463544769740/

 

 

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Les expulsions illégales continuent malgré la loi !

COMMUNIQUE
Paris le 21 avril 2017

 

Les expulsions illégales continuent malgré la loi !

Environ 200 locataires et mal logés ont manifesté mercredi à proximité du ministère de la Justice, pour que soit appliqué l’article 226-4-2 du code pénal qui sanctionne les expulsions illégales commises par des « bailleurs voyous », sans le concours de la force publique, et demandé que des instructions soient transmises aux parquets.

Le délit « d’expulsion illicite » est puni de 30 000 € d’amende et 3 ans de prison, et a été introduit par la loi ALUR du 31 mars 2014 pendant les débats, à la demande du DAL.
 
Faute d’instructions et donc de poursuites conduites par les parquets, les coups de force de « bailleurs voyous » se poursuivent impunément y compris en plein hiver.
 
C’est ce qui est arrivé à une locataire de Paris 14e, qui de retour d’un weekend de quelques jours, le 22 novembre, a trouvé porte close et serrures changées. Ses affaires, ses papiers, ses souvenirs, vêtements, meubles, vaisselle, électroménager…  tout avait été abandonné en vrac dans la cour et les passants s’étaient servi depuis 3 jours… Il ne lui restait plus rien de valeur, sauf ses papiers et son chéquier qu’une voisine solidaire choquée par l’expulsion avait mis de coté.    
Elle était à jour de loyer (800 € pour 32 m2), mais la bailleresse était pressée de vider le logement…  Elle s’est fait justice : violation de domicile, vol et expulsion illicite…  
 
Mme G. a porté plainte, mais la police a refusé de la réintégrer et ses biens ont disparu.
Pourquoi ces délits graves restent-ils impunis ? Le droit de propriété permet-il tous les abus ?
 
Le ministère de la Justice a été sollicité à de nombreuses reprises depuis 2014. Une circulaire devait être publiée par C. TAUBIRA, lorsqu’elle a démissionné. Interpellé en octobre, le cabinet URVOAS avait promis de préparer des instructions… Depuis plus rien. Une délégation sera néanmoins reçue jeudi 27 avril …
https://www.droitaulogement.org/2016/10/en-france-comme-en-europe-arret-des-expulsions-relogement-rdv-2610-pl-vendome/
D’autres lois protégeant les locataires restent également inappliquées.

 
Nous demandons au ministère de la Justice de donner au plus vite des instructions pour l’application des lois qui protègent les locataires contre les bailleurs voyous !
 

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COM. HALEM / DAL: La Charte d’Essonne ou la chasse aux sorcières

Source: Halem

La Charte d’Essonne ou la chasse aux sorcières

mardi 18 avril 2017

Au nom de l’écologie, la préfète de l’Essonne organise une chasse aux pauvres

L’Essonne était déjà connue pour son patrimoine religieux, ses terrains de karting et son pâté d’alouette, la voilà maintenant rendue célèbre pour sa préfecture…

HALEM et le DAL ont signé des deux mains le communiqué inter associatif suivant : “Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs !”


 

COMMUNIQUÉ HALEM / DAL

 

L’ancienne préfète des Pyrénées Orientales, Josiane Chevalier, s’est déjà distinguée par son zèle à précariser et exclure les” Gens du Voyage”. Dès le début de son mandat en Essonne, elle a commencé, avec un ensemble de partenaires institutionnels, à concocter une charte. Celle-ci vise à transformer en délinquant toute personne qui, faute d’espace pour habiter en résidence mobile ou démontable, s’est installée dans des interstices sur lesquels les nantis ont préalablement interdit d’habiter.

Dans ce département, il y a toujours eu des habitants de résidences mobiles ou démontables. Pourtant aucune solution alternative n’est apportée par l’ensemble des signataires de la charte.
Tout laisse à penser que les populations visées sont les personnes que l’administration appelle” Gens du Voyage” dont beaucoup sont installées sur des terrains privés dans le département depuis des décennies. Cette charte n’aborde la question que sous un angle répressif. Elle organise, sans le nommer, des expulsions sans relogement et diabolise l’infraction, sans prise en compte des besoins primaires des habitants.

HALEM considère que jeter à la rue une famille sans solution de relogement est un trouble à l’ordre public bien supérieur à l’infraction au code de l’urbanisme. Nous savons que celui-ci a perdu une grande part de son efficacité ces dernières années en ce qu’il doit composer avec le droit au domicile.

Analyse
Depuis les années 70, les documents d’urbanisme sont devenus incontournables pour la prise en compte des besoins d’habitat. Et pourtant, aucune ligne n’est consacrée aux occupants de résidences mobiles ou démontables, sauf peut-être lors de la création de zones de relégation comme les aires d’accueil ou les terrains de grands passages… On les croise régulièrement, sur des secteurs où les nuisances sonores sont insupportables, les pollutions inacceptables, loin des commerces et des services aux publics… Certains individus finissent même par penser que les personnes qui y vivent s’y sentent bien et qu’elles ont choisi d’être là. C’est à ce type de croyances imbéciles et dangereuses que cette charte participe.
Les besoins des familles plus ou moins sédentaires ne font que rarement l’objet d’une traduction dans les programmes à l’échelle locale. Chaque territoire continu, à sa guise, à pratiquer une politique de guichet avec laquelle les plus démunis finissent par être condamnés à errer sans un abri légal. [1] Certains arrivent cependant à se construire des endroits où il fait bon vivre : ce sont ceux là que cette charte vise principalement.

Mais que fait cette chère Josiane Chevalier ?

Non contente de ne pas satisfaire les besoins en installation, parfois même de première nécessité et résultant d’urgences, elle organise une chasse dans les formes en s’entourant de toutes celles et ceux qui, appartenant à l’élite ou aux institutions, pourraient l’aider. Une véritable campagne de délation est lancée. Cela n’est pas sans rappeler certaines heures sombres de notre histoire et de celle de l’Allemagne. Il manquerait les critères ethniques mais la logique est la même.

Car, soyons clairs, l’enjeu de cette charte est de virer tous ces individus suspects résidents en habitat mobile, démontable ou/et éphémère du territoire. Nous ne pourrons pas oublier que l’Essonne s’est distingué pendant la guerre pour ses camps d’internement pour les nomades particulièrement inhumains. Certaines familles concernées par cette charte conservent encore le douloureux souvenir de l’internement et des déportations organisées avec collaboration zélée du préfet de l’époque.

A-t-elle un peu de vergogne lorsqu’elle coordonne, depuis sa fonction de préfète, une chasse à la délinquance ? A-t-elle conscience que cette délinquance est créée par les interdictions quasi générales faites à ces habitants de vivre sur le territoire ?

Dans un habile jeu d’inversion de causalité, voilà des humains accusés, d’être inadaptés ou des « profiteureuses » selon les cas. Dans cette logique, le demandeur d’espace pour exister devient l’empêcheur de « patrimonaliser » en rond. Il devient le pollueur, le responsable de l’urbanisation qui « mite » l’espace agricole.

  • Confiante et cynique, la préfète s’entoure de celles et ceux dont le rôle est de soulager les inégalités sociales, comme la CAF ou les travailleurs sociaux qui deviendront des collaborateurs de l’exclusion.
  • Quoi, également, de plus naturel pour elle que de se cacher derrière la protection de l’environnement et les agriculteurs à qui nous devons, nous le savons tous, une planète sans pesticide et sans agro-industrie ?
  • Quoi de plus normal que de faire appel aux notaires, aux élus locaux qui, dans leurs documents d’urbanisme, organisent la chasse aux pauvres depuis des années ?
  • Enfin, hélas habitués que nous sommes de la justice de classe, il n’est pas surprenant qu’elle pense à faire appel aux services du Procureur de la République pour organiser une sorte d’exode de l’Essonne.

Tout cela, évidement sans compter que l’évolution du marché du travail, celui du foncier et la crise du logement continuent de jeter incontestablement des gens sur les routes. Ce contexte génère au passage des formes nouvelles d’habitat ou de nomadisme : habitants de camping, travellers, intérimaires, étudiants, retraités, travailleurs mobiles, saisonniers, sans emploi… autant de système D, qui compensent les impérities [2] de l’administration française.

Dès la première page de cette douteuse alliance, la convergence est annoncée. Convergence des luttes contre l’habitat “indigne”, la misère sociale, la désocialisation, sur des prétextes d’enjeux environnementaux et sécuritaires.

Il ne reste plus qu’à recenser tout ce qui dérange les nantis de notre belle, propre et tranquille société et ré-ouvrir des camps pour les personnes qui n’auront pas d’autres choix que de récidiver, puisque rien ne leur est proposé. Madame la préfète, un petit carnet anthropométrique comme en 1912 pour ces indécrottables parasites, ça vous intéresserait ? Ce serait tout de même plus simple que de demander à la CAF de CAFter au moment où elle verse des allocs à des personnes qui en ont besoin ? Est-ce un moyen pour que celles-ci ne cherchent plus à accéder aux aides sociales ?

PDF - 64 ko
LES SANS

« Pourquoi les “sans” peuvent-ils devenir de nouveaux sujets sociaux ? Parce que, à un moment donné, ils cessent de s’accrocher à l’espoir. Voilà le point où ça pivote : quand, tout à coup, on perd aussi l’espoir, qui n’est à nos yeux qu’un mécanisme de dévitalisation du présent. On pourrait croire que, sans espoir, c’est encore pire ; mais cela signifie au contraire que les gens, en prenant conscience qu’ils doivent développer leur propre puissance, leur propre liberté, pour créer de nouvelles conditions de vie, éprouvent et expérimentent quelque chose dont le reste de la société est privé. »
extrait “les sans”


[1Les articles L480-4, L 480-5, L 480-7 du code de l’urbanisme qui prévoient la remise en état sous peine d’astreinte n’envisagent aucun aménagement, lorsque la mesure visée a pour conséquence la perte du logement et de l’activité tels que la saisine du préfet au fins de relogement, la prise en compte de la période de l’année ou la situation personnelle particulière ou tout autre mesure qui protègent normalement le logement des personnes en vertu des articles L 613 et s du code de la construction et de l’habitat

[2Def : « Défaut de connaissances, incapacité ou inhabilité particulière à exercer une profession parce qu’on en ignore ce que l’on devrait pourtant connaître. »

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Propositions du DAL: les réponses des candidats à l’élection présidentielle

Les deux documents ci-dessous ont été transmis aux candidats à l’élection présidentielle:

Expulsions, logement cher et profits: bombance pour les uns, crise pour beaucoup —> ici

Les propositions du DAL pour mettre fin à la crise —> ici

 

 

Voici les réponses qui nous sont parvenues jusqu’ici:

 

Mélenchon Jean-Luc : CourrierRéponse

Poutou Philippe : Réponse

 

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1er DALO expulsé à Paris – Raffut devant la préf. de police mercredi 5, 15h

Première expulsion sans relogement
d’un locataire prioritaire DALO à PARIS

Rassemblement / raffut Mercredi 5 avril 15h ,
Place Louis Lépine (sortie M° Cité )

 
Mardi après midi, un locataire d’une résidence Richemond (RIVP), a été expulsé dans le 13e arrondissement, car il ne répondait plus aux critères de cette résidence étudiante.
 
Il avait fait une demande de logement social, puis avait été reconnu prioritaire DALO. Il fait partie de la 1ère  charrette des expulsés. Des centaines d’autres vont suivre …
 
Des centaines de locataires et d’habitants sont donc menacés d’expulsion dans la capitale, sans relogement.
 
C’est pourquoi les habitants menacés d’expulsion  se rassemblent mercredi 5 avril en début d’après midi, avec le locataire expulsé, pour crier leur colère et faire connaître leur angoisse : Stop aux expulsions, relogement !

 
Le DAL exigera :  
·     l’arrêt des expulsions sans relogement,
·     le respect à la lettre de la circulaire gouvernementale du 26 octobre 2012, donnant instruction aux Préfets de reloger les prioritaires DALO au lieu de les expulser
·     le relogement de ce locataire expulsé, et de tout ceux qui suivront …
 

Un toit c’est un droit !

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A Paris, les milliardaires font des affaires, les locataires “font” leurs affaires

 

COMMUNIQUE

Paris, le 3 avril 2017

Fin de la trêve hivernale des expulsions :
A PARIS, les milliardaires font des affaires, les locataires “font” leurs affaires !

Entre 1000 et 1500 personnes ont manifesté samedi après-midi 1er avril, contre la fin de la trêve hivernale, à l’appel de la plate forme logement des mouvements sociaux, d’associations de mal logés, de locataires, de syndicats et de l’espace commun « nos droits contre leurs privilèges », pour dénoncer le retour des expulsions à partir du 1er avril, le logement cher, la mauvaise application de la loi DALO et du droit à l’hébergement, l’insuffisance de logements HLM accessibles, et le silence de nombreux candidats sur la défense du droit au logement, des locataires, des mal logés et des sans logis.
 
·     Marche contre les expulsions :
“Pas d’expulsions, relogements”,  “application de la loi de réquisition, application de la loi DALO”
“De l’argent il y en a, dans les coffres du Panama, du l’argent il y en a, pour le logement social”
“Un toit c’est un droit, un toit c’est la loi“
“Un costard à 12 000 balle, c’est 2 ans d’loyer social “`
”Assez de corruption, assez d’expulsions, des logements sociaux, baisse des loyers”
Locataires en colère, y en a marre des loyers chers” “mal logés en colère, y en a marre de la galère”
“A Paris j’y reste, je ne partirai pas”   “Un logement décent c’est un loyer à 20%”
 
Le cortège rassemblait des mal logés, des locataires, des résidents de foyer, des militants alter-mondialistes, syndicaux, des militants du logement, de différents mouvements appelant à la marche, « la fanfare invisible » et une poignée de “riches” se plaignant des « manif de pauvres ».

Le cortège a dénoncé en chemin 4 opérations spéculatives dédiées au tourisme de luxe, pour certaines conduites sur des biens publics profitant à des intérêts privés, au profits de milliardaires, et un projet d’urbanisme coûteux et dangereux pour les parisiens locataires :


  • L’ex poste du Louvre :

En travaux pour devenir un hôtel de grand luxe, notre  poste du Louvre compte une surface de  50 000 m2 situés à l’angle des rues du Louvre et Étienne Marcel auraient permis de réaliser 400 logements sociaux … Il y en aura 13.

  • L’ex bourse du commerce :

L’ex bourse du commerce soit 11 248 m2 situés derrière les Halles, rue du Louvre, a été achetée par la ville de Paris à la chambre de commerce pour un coût total de 86 millions d’euros (achat  et indemnisation de la chambre de commerce). Elle a été immédiatement louée pour 50 ans (depuis janvier 2017)  à  François PINAULT (4e fortune de France, avec 14,6 milliards), à un loyer dérisoire : 60 000 euros par an, avec un “pas de porte” de 15 millions. Cela revient à 18 millions sur 50 ans, 5 fois moins cher que l’investissement de la Ville. Un  cadeau à 2,65 € le m2 mensuel : 3 fois moins cher qu’un logement social.
Mais comme chacun sait, F. PINAULT est un mécène, il ne spécule pas sur l’art, il refuse les baisses d’impôts consistantes octroyées par les différents gouvernements pour l’achat d’œuvres d’art. Nous voilà donc rassurés, l’ex bourse du commerce ne sera pas la salle des ventes du milliardaire propriétaire de  Christie’s, leader mondial des enchères, mais un musée … Malheureusement, il n’est nulle part spécifié dans le bail généreusement signé par la ville de Paris  que les œuvres exposées ne pourront pas être vendues. Comme quoi mieux vaut être milliardaire pour se loger et faire un bon business dans Paris que smicard. Merci la Ville de Paris !
        

  • L’ex Samaritaine :

Opération immobilière sur l’ensemble du quartier de la Samaritaine, 70 000 m2 , menée par Bernard ARNAULT, 1ère fortune de France avec 38,6 milliards). Il s’agit de la 1ère étape  de la transformation du centre historique de Paris en ville musée privatisée, dédiée au tourisme de luxe. Cette opération a donné lieu à la disparition de nombreux logements bon marché, à la perte d’emploi pour des centaines de salariés, à la création d’un hôtel de grand luxe (70 suites sur 21 000 m2).

B. Arnault a juste lâché 7% de la surface totale pour faire du logement social, et encore … pour 50 ans. Sur ce dossier, la Ville de Paris n’a pas pinaillé, et a accordé les permis de construire sans hésiter !
En prime, car Arnault a vraiment besoin aussi de loger ses œuvres défiscalisées pour faire de bonnes affaires, la ville de Paris vient d’octroyer au milliardaire un bail sur l’ancien musée des arts populaires, dans le très chic 16e au bord du bois de Boulogne.
Il était jaloux de l’avantage consenti à son “petit” concurrent sur la bourse du commerce. Il obtient un bail à  1 € le m2 !  Conclusion, avec la Mairie de Paris, plus on est riche et moins le loyer est cher !
        

  • L’île de la Cité :

La manifestation a pris fin sur le Pont Neuf, à la pointe de l’Île de la Cité, sur laquelle plane ce projet mégalo : transformer le cœur historique de Paris en parc d’attraction touristique à ciel ouvert, après avoir déménagé l’essentiel des activités du Palais de Justice, de la Préfecture de Police et de l’HôtelDieu en périphérie … Tandis que le taux de logements vacants et de locations touristiques atteint des records sur l’ile de la Cité. C’est la grande dévitalisation !
Là aussi il y aura de nombreuses pertes d’emplois, avec le déplacement de ces services publics centraux, et des services médicaux de l’Hôtel-Dieu, et la disparition de nombreux services publics.
Un  tel projet, comme celui des JO 2024 et de l’exposition universelle, a un coût très élevé pour la collectivité, qui pourrait déboucher sur la privatisation partielle de ce patrimoine commun, sous prétexte de faire face aux dépenses extravagantes envisagées, ou à un endettement élevé de la commune. Les habitants modestes  risquent fort d’avoir à payer par une cure d’austérité.
Par contre cette opération, dans la veine du « Grand Paris » ne manquera pas de rapporter gros à nos deux milliardaires, mais aussi de faire monter les prix immobiliers et les loyers, de faire fuir un peu plus de parisiens vers la banlieue, d’aggraver la crise du logement et d’encourager la spéculation, le logement cher et les profits immobiliers.
 

Prochains RV :

  • Mercredi 5 avril 14h30 : STOP AUX EXPULSIONS – Sortie du M° Cité
  • Jeudi 27 Avril matin : RAFFUT DES MAL LOGÉS ET DES LOCATAIRES
    aux QG des 2 finalistes de la présidentielle

           

 

Photos de Jean-Claude Saget: s://goo.gl/photos/XMX88owTNQeA46VGA

Photos de Serge d’Ignazio: https://www.flickr.com/photos/119524765@N06/sets/72157682103954765

 

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Crise du logement : analyses et propositions du DAL

2 documents ci-dessous:

Expulsions, logement cher et profits: bombance pour les uns, crise pour beaucoup

—> ici

 

Les propositions du DAL pour mettre fin à la crise

—> ici

 

 

Expulsions, logement cher et profits: bombance pour les uns, crise pour beaucoup!

 

Les propositions du DAL pour mettre fin à la crise du logement.

 
 
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On s’installe et on bouge plus ! Jeudi 30 mars à 15h place de la République

On s’installe et on bouge plus !
Jeudi 30 mars à 15h place de la République  

 
Contre les expulsions, et le logement cher
Pour le Droit Au Logement et le respect des lois :

Des locataires menacés d’expulsion, avec des sans logis et des mal logés, souvent prioritaires DALO, s’installent place de la République à partir de 15h jeudi 30 mars, comme en 2016, en 2015, et 2013.
 
Cette manifestation permanente, 24h sur 24 se déroulera jusqu’à lundi matin 3 avril.
Samedi 1er avril à 15h, départ de la marche unitaire (Plate forme logement des mouvements sociaux, pour l’arrêt des expulsions, la baisse des loyers et le collectif Nos droits contre leurs privilèges).
 
Point à 15h le 30 mars :
·     Note du DAL sur le logement cher, la hausse constante des expulsions, les difficultés des locataires et les profits juteux des milieux de l’immobilier
·     Rappel des lois inappliquées et des droits bafoués
·     Témoignage des familles présentes et menacées d’expulsion à partir du 1er avril
·     Propositions pour l’application du droit au logement
Par ailleurs, le DAL apporte son soutien au peuple de Guyanne, en lutte pour ses droits, dont le droit au logement  !

 

PHOTOS DE JEAN-CLAUDE SAGET:  https://goo.gl/photos/S73k7hAFLdqX8iXG8

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RdV – Fin de la trêve hivernale – Liste des mobilisations en France

Liste des premiers rendez-vous prévus à la fin de la trêve hivernale des expulsions par les différents comités DAL:

 

 

 

BORDEAUX

 

Le collectif « NOS DROITS CONTRE LEURS PRIVILEGES »

DAL, AC!, ASTI, RESF, OVMQC, Col. pour l’Egalité des Droits, CIP Gironde, Planning Familial, Les Amis du Sherby, Soutien à l’Alouette, Nuit Debout, Citoyens …
Dans une action unitaire avec la CNL et la LDH appelle à un

Rassemblement Samedi 1er avril à 15 heures – Place de la Victoire à Bx.
avec témoignages et prises de parole.
 Les sans-logis, les mal-logés, les expulsés ont la parole !
et
Conférence de presse mercredi 29 mars à 11h – Bourse du Travail

Le premier avril sonne la fin de la trêve hivernale et avec elle, la reprise des expulsions locatives qui vont jeter des centaines d’entre nous à la rue.

Mais le problème des sans logis ou des mal-logés ne connait pas de saison et c’est tout le long de l’année que le 115 débordé ne répond plus à ses obligations légales. Près de 3500 personnes à Bordeaux se trouvent sans abri, la journée comme la nuit. Et quand il héberge certaines personnes ce n’est que pour quelques nuits. Pratique contraire à la loi !”

Les pouvoirs publics ne font preuve d’aucune bonne volonté pour faire face à cette urgence alors que l’agglomération compte plus de 10400 logements vacants et que d’autres tout à fait salubres, préemptés en vue des futurs travaux de la Métropole, sont murés depuis des années.

Cela suffit ! Car sans logement, ce sont des vies que l’on condamne à l’errance, au désespoir et à la mort. 48 ans, c’est l’espérance de vie quand on est à la rue !

Nous demandons :
–       L’arrêt des expulsions et/ou le relogement pour tous ;
–       L’accompagnement social pour bloquer la spirale des impayés et de l’endettement ;
–       La baisse des loyers et des charges ;
–       L’annulation des démolitions des logements H.L.M et le déplacement des populations qu’elle entraine ;
–       L’arrêt des expulsions des occupations des logements vacants et des violences policières qui les accompagnent ;
–       La réquisition immédiate des bâtiments publics pour l’hébergement de toutes et tous.

 

NANTES

 

FIN DE LA TREVE HIVERNALE

Le 31 mars sonne la fin de la trêve hivernale, des milliers de personnes, de familles seront
expulsées de leur logement et mises à la rue.
Qui sont-elles ? Des précaires, des chômeurs, des travailleurs pauvres, des jeunes, des retraités, des demandeurs d’asile… des personnes qui subissent la précarisation généralisée, l’exclusion, et une crise du logement sans précédent.
Stop aux politiques anti-sociales !
Le DAL 44 appelle à la convergence des luttes pour rappeler nos revendications.

Appel à Rassemblement : Non aux EXPULSIONS !
Samedi 1er avril 2017 – 17h00 – Place du Bouffay – Nantes

ENSEMBLE, EXIGEONS:

L’arrêt immédiat des expulsions locatives et des saisies.
En 2015, en Loire Atlantique, 1445 assignations au tribunal délivrées aboutissant à 961 commandements à quitter les lieux. dont 247 avec le concours de la force publique.
Explosion en 2016 : 1735 assignations au tribunal délivrées aboutissant à 1109 commandements à quitter les lieux dont 412 avec le concours de la force publique.
45 % D’EXPULSIONS EN PLUS EN UN AN

Le respect de l’obligation d’accueil digne, adapté et inconditionnel des sans-logis jusqu’au relogement.

L’encadrement rigoureux des loyers et une baisse immédiate de 20% de leur montant. En 10 ans, les hausses de loyer ont été de 29% dans le parc social et de 44% dans le secteur privé.

L’interdiction de la vente du foncier public, et la réalisation de logements très sociaux pour les classes populaires. Le prix du logement a augmenté de 107% en 10 ans, les revenus des ménages ont progréssé de 23%.

Une action rapide des collectivités pour réquisitionner et mobiliser les logements et bâtiments de grands propriétaires publics et privés, afin de loger les sans abris, les expulsés, les résidents d’habitats indignes, les prioritaires DALO et les réfugiés.
Dans notre département, 10 000 logements sont vacants.

CONTRE LE LOGEMENT CHER…

L’abrogation de toutes les mesures de marchandisation du logement social (Convention d’Utilité Sociale, ventes, démolition, privatisation des bailleurs sociaux…), et la création d’un véritable service public du logement.
Le soutien et la reconnaissance de l’habitat coopératif, autogéré, ainsi que des quartiers spontanés.
L’admission de « l’état de nécessité » pour les habitants « sans droits ni titres » (squats, réquisitions citoyennes, occupations de terrains)

AVOIR UN HABITAT DIGNE, C’EST UN DROIT POUR TOUTES ET TOUS!
Signataires : Dal 44, La Ligue des droits de l’Homme 44, AC ! Nantes, UD Solidaires 44, Union démocratique bretonne 44, NPA 44, MRAP 44, Gasprom, Cimade 44…
Avec le soutien de : Collectif de soutien aux migrants Nantes, ENSEMBLE 44, PCF44, liste en cours…

 

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