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TOULOUSE – Petit-Déjeuner #UnToitPourApprendre ! RDV ce jeudi à 7h30 devant l’Ecole Monge!

Petit Déjeuner Un Toit Pour Apprendre!
RDV ce jeudi à 7h30 devant l’Ecole Monge, Toulouse !

 

Des familles mises à la rue, d’autres menacées d’expulsion, certaines campant de nouveau devant la Veille Sociale. Toulouse, ville du “Logement d’Abord”, n’est pas encore à la hauteur de l’objectif affiché par le gouvernement.

C’est pourquoi la campagne Un Toit Pour Apprendre, qui réunit beaucoup de parents d’élèves, le DAL 31, la FCPE 31 et la LDH 31, a décidé de relancer les petits-déjeuners devant un des établissements scolaires concerné. Nous espérons que la Préfecture et la Mairie puissent trouver des solutions pour les pitchounes et leurs familles!

 

===> https://mailchi.mp/958c1abf1475/des-bonbons-ou-un-toit-165069?e=099f24aac0

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Hébergement IdF : plusieurs milliers de familles et ménages jetées à la rue fin mai

COMMUNIQUÉ
Paris le 21 Mai 2018 14h  

 

Violation du droit à l’hébergement :

LA COUPE EST PLEINE !

 

Mobilisation mercredi 23 mai à 14h – Sortie métro BALARD, marche vers la préfecture de région IdF

 

Fin mai : le 115 du 92 ferme 300 places, pour des familles avec enfants, hébergées à l’hôtel et ne garde que celles dont un des membre a moins de 3 ans, est enceinte ou handicapé.e …

Fin mai : À Paris 2816 places d’hébergement ferment, 500 places dans le 95, combien ailleurs ?

Fin mai : les expulsions locatives ont repris laissant de nombreux locataires à la rue,

Fin mai : Il faut choisir entre la violence d’un conjoint et celle de la rue, plus d’hébergement …

Fin mai : Des milliers de migrant.e.s et de réfugié.e.s dorment sous les tentes, les ponts,  

Fin mai : Les crédits à l’hébergement ont été réduits de 10% en ile de France, 300 000 logements sont vacants, des centaines de bâtiments publics sont vides …  

 

 

La volonté de E. Macron annoncée aux français le 31 décembre dernier s’est elle évaporée avec les premiers rayons de soleil ?

« je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri »

 

 

Tous ensembles, familles à la rue ou menacées, hébergé.e.s, sans-abris, travailleur.se.s sociaux , habitant.e.s et militant.e.s des organisations solidaires, exigeons :

– Le respect du droit à l’hébergement inconditionnel, jusqu’au relogement, pour tou.te.s les personnes sans logis ou en bidonville ;

– La prise en charge immédiate des hébergé.e.s jeté.e.s à la rue ou ;

– Le maintien des hébergé.e.s menacé.e.s 

– L‘ouverture de nouveaux centres comme les grands-voisins

– La mobilisation de tous les locaux vacants publics, comme le Val de Grace, l’Hôtel-Dieu, la caserne Exelmans et autres immeubles à Paris et Ile de France

– La réquisition des logements vacants appartenant à de riches propriétaires

– L’arrêt des expulsions et un relogement préalable

– Un logement décent, stable, accessible, durable et bon marché pour tou.te.s

 

 

Un toit c’est un droit !

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ROUEN – Réquisition d’un ancien EHPAD

ROUEN

19 mai 2018

 

Sous un beau soleil, le DAL a soutenu une manifestation contre les expulsions, le non-logement et/ou le non-hébergement de près d’une centaine de personnes étant à la rue tous les soirs: jeunes sans travail, migrants, familles avec enfants en situation irrégulière que le 115 n’arrive pas à héberger, jeunes étrangers mineurs ou jeunes majeurs sans aucune solution de logement et de suivi social.

Après un court trajet sur la rive gauche, une ex-maison de retraite appartenant à la ville a été investie et près de 50 personnes vont pouvoir bénéficier d’une chambre privée. En effet, l’immeuble comprend près  de 40 chambres. Il serait en vente.

La presse locale ( papier et TV) a couvert la manifestation.

Pour le moment, les forces de police présentes n’ont pas eu ordre d’intervenir; nous restons vigilants bien sûr et vous tiendrons informés de suites de cette réquisition.

 

Un toit c’est un droit! Un toit c’est la loi!

 


ROUEN

22 mai 2018

L’ancienne EHPAD appartenant à la ville de Rouen est toujours occupée ;  les 42 appartements libres depuis plus de deux ans permettent à des familles du DAL, des migrants  à la rue ainsi que des jeunes mineurs  étrangers dans la galère de trouver un peu de répit. Près de 140  personnes sont logées ce soir, décompte fait lors de la réunion des familles et soutiens de 18 h.  Le DAL est toujours bien entendu soutien  de cette initiative, qui permet de démontrer le nombre important de personnes à la rue tous les soirs.

Demain, une délégation des occupant sera présente à la manifestation de la Fonction Publique. Une demande d’entrevue avec la municipalité sera  faite pour exiger la réouverture des vannes d’eau publique et que le  maire de Rouen appuie la demande de réquisition officiellement auprès de  la préfecture.

Une conférence de presse a été également actée pour jeudi matin.

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PARIS – Marche actions festives contre le projet de loi ELAN rdv le 27 mai à 15h

 

Projet de loi logement ELAN = DANGER !
(ELAN : Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique)

Marche actions-festives

dimanche 27 mai
RdV à 15h Métro Varenne (Paris)

 

Locataires, mal-logé.e.s, HLM, architectes … tou.te.s menacé.e.s:

Le projet de loi logement ELAN discuté à l’Assemblée à partir du 28 mai présente de nombreuses régressions parmi lesquelles :

Le bail précaire de 1 à 10 mois • Le détricotage de l’encadrement des loyers • La vente de 40 000 HLM par an • la déconstruction de la loi SRU • La dérégulation des loyers HLM • Des menaces sur le bail durable en HLM • La quasi suppression des normes handicap dans le neuf •

Des normes de construction et de commande publique abrogées au détriment des habitants et des architectes  • De nombreux cadeaux aux milieux immobiliers • L’accélération de l’expulsions des locataires les plus modestes.   …
ELAN c’est pour les spéculateurs, le logement cher et la financiarisation du logement

Après avoir amputé l’APL des plus modestes et les caisses des HLM, le logement social est menacé de marchandisation par ce projet de loi.

ELAN est un cadeau pour les milieux de l’immobilier, qui connaissent pourtant depuis 15 ans des profits exceptionnels, tandis que les loyers et les prix immobiliers et fonciers n’ont jamais été aussi élevés, aggravant ainsi la crise du logement.

Avec la loi ELAN, et les grands projets (métropolisation, Grand Paris, JO, …) le gouvernement Macron veut attirer la finance mondiale dans nos métropoles, en Ile-de-France et à Paris, devenue la 3e ville la plus attractive du monde pour la finance mondiale, après Singapour et Londres.

Non, les traders exilés de la City, les fonds vautours, les prédateurs immobiliers genre “Trump Company” et autres spéculateurs internationaux et nationaux ne sont pas bienvenus, dans nos villes et nos quartiers, dans nos HLM et nos logements, dans nos vies !  

NON à la loi ELAN !

 

Mais notamment POUR :

  • Un droit à un logement décent, stable, accessible et bon marché, pour tou.te.s
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux et d’un service public du logement
  • La baisse et l’encadrement des loyers, la lutte contre la spéculation immobilière et foncière
  • L’arrêt des expulsions sans relogements. Le respect des droits des mal logé.e.s et des sans logis

 

1ers signataires : ACDL, AFVS, AITEC, APEIS, APPUII, ATTAC, Bagagérue, CEDETIM rés., IPAM, CGT, INDECOSA-CGT, CNAFAL, Col. Logement 14e, Col. SDF Alsace, Construire!, COPAF, CSF, DAL, Décroissance IdF, Défense profession Architectes (DpA), FLC-adéic, Femmes Égalité, Fond. Copernic, MNCP, MRAP, #RobinsdesAPL, SAF, SNUP Habitat, Sud Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UNEF, USP …

Avec le soutien de : Écologie sociale, EELV, Ensemble, FI, PCF …

 

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Marche des hôtels taudis à Paris, jeudi 10 mai

COMMUNIQUÉ
Paris 8 mai 2018  

 

Jeudi 10 mai à partir de 14h30 :  

Marche contre des hôtels taudis à Paris

Les mal logés et des voisins apportent leur soutien aux locataires menacés d’expulsion de ces 2 hôtels meublés très dégradés : derrière les façades, des taudis !

 

14h30 RV à la sortie du métro Jourdain (Paris 20e) :

Solidarité avec les locataires de l’hôtel Bellevue !

L’hôtel meublé le « Bellevue », situé 32 rue Frédéric Lemaître, dont les chambres de 7 à 12m2, dégradées et sans sanitaire sont louées mensuellement 200 à 250 euros.

22 locataires y vivent parfois depuis plus de 10 ans, majoritairement des chibanis, qui ont travaillé durement et finissent leur vie dans ces tristes conditions.

HARCÈLEMENT : depuis le départ du gérant fin 2017, le propriétaire des lieux veut se débarrasser des locataires pour mener une opération spéculative.

Pour ce faire, il exerce des pressions illégales et pour jeter les locataires à la rue :

– installation d’un vigile qui enferme son chien dans une chambre lequel hurle toute la nuit,

– musique à fond dans une autre chambre toute la nuit, empêchant les locataires de se reposer,

– menaces verbales et insultes contre certains locataires,

– eau chaude coupée depuis plusieurs semaines, et chauffage au minimum pendant les vagues de froid pour démoraliser,

– portes de WC et de douches démontées sur un étage, afin de gêner ou humilier les locataires …

Malgré ces attaques, les locataires ne se résignent pas. Des plaintes ont été déposées au commissariat. Ils ont constitué un comité DAL de locataires, et appellent à la solidarité, afin que ce spéculateur cesse ses agissement, et afin d’être relogés.

Ils ont fait des demandes HLM et beaucoup sont prioritaires DALO. Plutôt que de laisser cet hôtel tomber au mains de la spéculation, la Mairie pourrait le racheter et réaliser des HLM.

Nous exigeons : l’arrêt immédiat du harcèlement notamment la nuit, la repose des portes des sanitaires, le rétablissement de l’eau chaude (et du chauffage si besoin), et le relogement des locataires.

Nous interpellons à cette occasion la Mairie du 20e, la Ville de Paris, la préfecture de police …

 

 

17h RV sortie du métro Faidherbe (Paris 12e)

Solidarité avec les locataire de « l’hôtel des colonnes »

Le 170 rue du Fbg St Antoine est un hôtel taudis, propriété d’un marchand de biens domicilié au Vésinet, qui projette bien évidemment une opération spéculative, une fois qu’il aura évincé les locataires.

Le gérant de l’hôtel est décédé en novembre 2017, mais un associé a pris la relève et a encaissé les loyers jusqu’au 31 mars.

La vingtaine de locataires payaient mensuellement 300€ pour 9m2 et 700€ pour des chambres à 2 lits de 15m2.

L’hôtel meublé est très dégradé. L’eau chaude et le chauffage ont aussi été coupés depuis plusieurs semaines .

Les locataires, parmi lesquels beaucoup de retraités et de chibanis, parmi lesquels un locataire âgé de 90 ans, vivent dans l’angoisse d’être jeté.e.s à la rue à tout moment.

Ils ont besoin de se sentir soutenus, pour résister aux pressions de ce spéculateur, obtenir leur relogement, et vivre décemment en attendant!

Le DAL interpelle la mairie du 12e, la Ville de Paris et la Préfecture de police sur la situation des habitants.

 

Un toit c’est un droit !

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Note sur le Projet de loi ELAN

COMMUNIQUÉ

Paris m. à j. le 19 avril 2018

 

Note sur le projet de loi ELAN : 

Une loi en soutien à la spéculation et au logement cher …

Vers une aggravation de la crise du logement

et une extension de la bulle immobilière.

 

 

Tandis que les prix de l’immobilier, du foncier et des loyers dans les zones tendues battent des records, le gouvernement, après des consultations qui l’ont modifié à la marge, présente son projet de loi “ELAN” sur fond d’économies lourdes sur les APL et d’attaques contre les financements du logement social et public.

Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit au logement, et révèle à l’analyse une volonté de déréguler les secteurs locatifs privés et sociaux, soutenir le marché immobilier : malgré un apparent empilement de mesures disparates, il révèle des objectifs très cohérents, et dessine une politique du logement profondément libérale. Il annonce une thatchérisation du secteur du logement

Loin de conduire à une baisse des prix comme le prétend la communication de l’exécutif, ce texte de loi vise à lever les protections pour les plus fragiles (ex. normes handicap, bail mobilité), fragiliser les moyens de les loger (vente et marchandisation des HLM) et doper encore un peu plus la spéculation immobilière, à coups de grands projets d’urbanisme étatiques (GOU), de dérégulation (marginalisation de l’encadrement des loyers et vente en bloc de logements sociaux au secteur spéculatif) dans les métropoles.

Pour l‘Ile-de-France, ce texte prépare, entre autres, les JO de 2024, le Grand Paris et l’arrivée des légions de la finance mondiale déménagées par le Brexit. Paris, désormais classée 3e ville la plus attractive du monde après Singapour et Londres, est devenue une cible de choix pour les placements immobiliers des groupes financiers internationaux[1], entraînant dans cette spirale spéculative l’Ile-de-France et les autres métropoles françaises, en témoigne la poursuite de la hausse des prix en 2017 dans ce secteur.

Ce texte fait franchir une étape déterminante à la dérégulation des marchés locatifs, immobiliers et fonciers, pendant qu’E. Macron et le gouvernement tentent de faire accréditer l’idée que la production massive de logements fera spontanément baisser les prix de l’immobilier. Mais le logement n’est pas le pétrole[2], et cette théorie de comptoir ne fonctionne pas dans la réalité.

Il existe des solutions pour réduire la lourde charge qui pèse sur la majorité des habitants, à l’opposé des choix du gouvernement et de l’Elysée.

Contre le logement cher, il faudrait généraliser et durcir l’encadrement des loyers, taxer la spéculation immobilière et foncière, reconquérir progressivement le foncier urbain au nom de l’intérêt général …

Les dispositions les plus dangereuses du projet de loi  :

  • L’instauration d’un bail de 1 à 10 mois, (bail mobilité) annonce le morcellement de la vie des futurs locataires en zone tendue, ménages modestes, jeunes, étudiant.e.s, migrant.e.s …. Une forme de nomadisation contrainte, au nom de la mobilité/flexibilité/fluidité/agilité, qualités supposées du système libéral.

La limitation aux étudiant.e.s, aux stagiaires, aux personnes en formation, est incontrôlable. Il devrait permettre la généralisation progressive de cette aubaine pour les bailleurs. Créant une précarisation des conditions de vie, cette disposition permettra aux bailleurs privés d’augmenter les loyers au changement du locataire, en alternant avec la location touristique. Il s’agit donc d’une mesure inflationniste, à laquelle les bailleurs privés devraient recourir pour accroître une rente locative sérieusement affaiblie par l’emballement des prix immobiliers… Il s’agit bien d’un objectif du gouvernement sensible aux doléances des milieux immobiliers et financiers. Les marchands de sommeil devraient aussi profiter de l’aubaine, car les mal-logés faute de mieux, se replieront alors vers cette solution qui permet au bailleur de louer de courte durée sans risque d’être dénoncé et poursuivi, car les procédures sont particulièrement longues dans ce domaine.

Désormais, ce n’est plus le locataire qui choisira la date de son départ : c’est le bailleur. Il s’agit donc d’une remise en cause du droit à un logement stable, indispensable pour se reposer, se soigner, vivre en famille, constituer des liens sociaux.

Le bail d’un mois, c’est déjà la rue ! A la place du bail mobilité DAL demande l’interdiction des cautions solidaires, pour pallier les difficultés d’accès, limiter les exigences des bailleurs, et la mise en œuvre d’une politique active contre le logement cher et l’emballement des prix de ce secteur.

  • Détricotage de l’encadrement des loyers : là encore, la rente locative obtient gain de cause, l’encadrement des loyers devient expérimental, facultatif et ne s’appliquerait qu’à la demande d’une collectivité territoriale, devenant ainsi une mesure d’exception. L’encadrement des loyers est très populaire, mais dérange les véritables projets du gouvernement. Le ministère du Logement, hypocritement, nie bien sûr vouloir son extinction, c’est pourtant ce que prépare le projet de loi.

Il aurait suffit de recadrer le décret dont la rédaction trop prudente a permis l’annulation de l’encadrement à Paris et à Lille, afin d’imposer sa mise en œuvre dans toutes les agglomérations tendues, comme prévu initialement par la loi ALUR.

Plutôt qu’un nouveau décret, le gouvernement a choisi de changer la loi. Qui est dupe ?

Il serait cohérent d’introduire aussi des sanctions contre le non respect du gel des loyers à la relocation dans les zones tendues.

  • Vente de logements sociaux, au secteur spéculatif : après avoir décidé d’assécher la trésorerie des bailleurs sociaux (1,5 milliard par an dès 2019) le gouvernement leur impose de vendre 1% de leur parc (minimum), soit plus de 40 000 logements HLM (sociaux et publics). De nombreuses mesures pour faciliter ces ventes sont prévues, notamment la vente en bloc à des sociétés de droit privé de HLM récents, et ce au prix fixé de gré à gré car le prix des domaines n’est plus une référence et l’autorisation préalable du Maire est supprimée.

De nombreuses dérives sont donc possibles car cette réforme construit des ponts entre le secteur social et le secteur spéculatif.

De plus, cette mesure livre les locataires PLS protégés à des spéculateurs dont l’objectif sera de les évincer pour faire des profits car un logement échappant à la contrainte du loyer conventionné et du droit au maintien dans les lieux du locataire gagne 25 à 50% en valeur.

Enfin, elle peut produire des copropriétés dégradées en grand nombre.

Cette facilitation des ventes permet à des acteurs privés de réaliser des profits sur des biens financés par la collectivité publique nationale (nous).

  • Ventes de HLM dans les communes en déficit de LLS (Logements Locatifs sociaux), une atteinte à la loi SRU : Ces ventes seront encouragées dans les communes en déficit (moins de 25% de LLS), car les logements vendus « au plus offrant ou aux petits copains » seront comptés pendant 10 ans comme des HLM… Pas la peine de se presser à en construire de nouveaux, … Comme un HLM à Neuilly se vendra mieux et plus cher qu’à Gennevilliers, les bailleurs sociaux devraient vendre les plus attractifs, donc des PLS construits à … Neuilly !

De plus, le projet de loi ELAN prévoyant de lever l’accord du Maire préalablement à toute vente de logement social aboutira à déconstruire les efforts que les Mairies déficitaires ont fourni pour édifier lesdits logements sociaux. De quoi discréditer définitivement cette mesure et justifier sa suppression à terme.

  • Concentration des bailleurs sociaux : sans qu’il soit démontré que la concentration produit des économies d’échelle, le projet de loi pousse à la disparition des bailleurs locaux, et éloigne les organismes HLM du terrain. Des bailleurs nationaux ayant la main sur plusieurs centaines de milliers de logements, décideront depuis Paris du sort des locataires de Roubaix, Lyon, Perpignan, Brest, ou Guéret … : ventes, démolitions, reports des réhabilitations, limitation de l’entretien et de l’encadrement de proximité, seront décidés autoritairement, loin des intérêts des locataires, des salarié.e.s et des communes. Que restera-t-il aux locataires pour se faire entendre ?
  • Fixation des loyers HLM en fonction des revenus des locataires : cette disposition facultative annonce de nouvelles économies sur les APL, et donc une hausse importante des loyers pour les locataires HLM qui ont des revenus moyens. Elle promet aussi de fortes tensions entre les locataires d’une même cage d’escalier du fait des fortes différences de loyers.
  • L’examen de la situation du locataire tous les 6 ans, prélude au bail HLM en CDD (contrat à durée déterminée) Tandis que les sous statuts se développent en HLM (sous location, bail glissant, intermédiation…) et que des entorses au maintien dans les lieux ont été créées (locataires dont les revenus dépassent de plus de 50% les maximas des ressources pour accéder à un logement social, et locataires en sous peuplement), cette mesure révèle la volonté de mettre un terme au droit au maintien dans les lieux. C’est une nouvelle attaque contre la stabilité du
  • La quasi suppression des normes handicap dans la construction neuve remet en cause le droit à l’accessibilité pour toutes et tous. En limitant cette obligation à 10% seulement des logements neufs construits dans les immeubles avec ascenseur (4 étages et plus), cela revient à passer largement sous le seuil des 5% de la production neuve. Les associations du handicap relèvent que cette disposition revient aussi à sacrifier le maintien à domicile des personnes âgées, priorité pourtant annoncée par ce gouvernement.
  • La baisse des normes, au détriment des habitant.e.s et des architectes : Les architectes qui constatent une dégradation de la qualité des logements neufs (réduction des surfaces, baisse de l’éclairage naturel, de la qualité générale de la production … ) conséquence du climat spéculatif, sont aussi visés par des mesures dites de «simplifications», qui vont en fait accroître les désordres observés, aussi bien dans le neuf que dans les réhabilitations lourdes ou thermiques. La protection du patrimoine assurée par les architectes des bâtiments de France (ABF) est fragilisée puisque la décision finale reviendra au préfet. En bout de course, c‘est aux habitant.e.s de supporter les mal façons, la dégradation de la qualité des logements neufs et la réduction générale des surfaces.
  • Suppression de la fonction disciplinaire du « Conseil national des transactions et de la gestion immobilière » censé encadrer les professions immobilières. Réduit à un rôle consultatif, le CNTGI perd sa fonction principale : encadrer les professions immobilières, sujettes à des pratiques peu recommandables (blanchiment, escroquerie, mal façons, complicité avec des marchands de sommeil). De manière plus répandue : non respect des réglementations protégeant les usagers, particulièrement les locataires (gel du loyer à la relocation, normes de décence, encadrement des frais d’agence, …). Une aubaine pour les requins de l’immobilier, une mauvaise nouvelle pour les locataires.

On mesure ici l’influence du secteur immobilier. N’oublions pas que les responsables des secteurs logement et politiques de la ville lors de la campagne d’E. Macron étaient des promoteurs…

  • Durcissement à l’égard des locataires les plus modestes en situation d’impayé : Il faudra avoir repris le paiement des loyers pour bénéficier des droits ouverts par la procédure de surendettement : délais du paiement, apurement de la dette, suspension de l’expulsion, signature d’un nouveau bail, …

Or les ménages les plus pauvres sont souvent dans l’incapacité de reprendre le paiement du loyer d’autant plus difficilement que l’APL leur est coupée. Ils seront alors jugés de «mauvaise foi», sanctionnés et expulsés sans relogement. Il y a lieu de redouter que cette conception de la mauvaise foi déjà en usage dans certaines instances, se généralise aux CCAPEX, aux commissions DALO ou au Fonds de Solidarité Logement.

  • Transparence dans l’attribution des HLM ne veux pas dire justice : Sans même attendre le résultat des expérimentations de la cotation de la demande HLM instaurée par la « loi Egalité et Citoyenneté du 27 janvier 2017 », le gouvernement la généralise.

Le DAL émet de sérieuses réserves sur ce dispositif, compte tenu des résultats pour le moins médiocres observés à Paris en matière de relogement des mal logé.e.s, des sans logis et des prioritaires DALO. Cette mesure a été décidée à l’emporte-pièce, pour les besoins d’une communication «vernis social».

  • Rien de neuf pour les victimes de marchands de sommeil : Les sanctions contre les marchands de sommeil sont durcies, mais leurs victimes ne voient pas leur situation s’améliorer en matière de protection, de diligence des autorités, d’accélération des procédures d’insalubrité, de mise hors de danger et de relogement ou de facilitation des procédures sur le logement indécent.

Il est vrai que l’objet de ce projet de loi n’est pas de soulager ceux et celles qui subissent la crise du logement …

  • Absence de mesures pour les sans abris, hormis une baisse de la durée de la réquisition issue de la loi de 1998. Cette procédure n’a d’ailleurs jamais pu être appliquée, car les propriétaires peuvent facilement y échapper : il leur suffit d’invoquer un projet futur …

La philosophie libérale de ce texte, confortant des intérêts privés au détriment des ménages modestes et du service public du logement, vise à accélérer la financiarisation du logement, y compris celle du logement social et public. Le gouvernement a donc choisi de défendre les intérêts à court terme des milieux immobiliers spéculatifs et financiers, plutôt que ceux des locataires, des mal logé.e.s, des sans logis, des handicapé.e.s ou des habitant.e.s.

Aucune mesure n’est prévue pour éteindre la flambée des prix, bien au contraire! Ce projet de loi a pour effet de soutenir l’inflation des prix immobiliers et fonciers ainsi que la hausse générale des loyers (bail mobilité, vente des HLM, …) ; Il vise à «flexibiliser» les rapports locatifs, à accélérer les processus de production en réduisant la qualité et à imposer aux habitant.e.s des programmes d’urbanisme gentrificateurs et coûteux, afin d’attirer les capitaux internationaux et d’accroître les profits immédiats.

Ainsi, il attaque les fondements de la solidarité et de la protection du logement des classes populaires et moyennes érigés au fil du temps pour parer aux assauts de la spéculation. Il copie, 40 ans après, la politique de la terre brulée mise en œuvre par Thatcher notamment contre les locataires et le logement social, dont on mesure aujourd’hui les effets néfastes: précarité maximum des locataires, loyers exorbitants surtout à Londres, marché immobilier instable et très spéculatif, surendettement des ménages.

Et il faudra être vigilant car cette deuxième attaque, après celle menée contre les APL et la trésorerie des HLM, en annonce d’autres, notamment dans d’autres textes de loi tel celui sur la justice.

Il y a donc urgence à se mobiliser contre ce projet qui porte atteinte au Droit au Logement, mais aussi avec les salarié.e.s, contre les attaques gouvernementales et les projet de marchandisation des services publics comme la SNCF, la santé, l’éducation, les services sociaux, la justice, la poste …

Des alternatives puissantes et protectrices existent, pour contrer la prédation spéculative et satisfaire le Droit au Logement : une réforme du foncier urbain couplé à la captation publique des profits privés tirés des politiques d’urbanisme, un encadrement des loyers à la baisse, une relance du logement social et l’amélioration de son modèle, la relance du logement coopératif non lucratif, l’application du droit à un logement décent, stable et économe pour tou.te.s les sans logis, les mal logé.e.s et les habitant.e.s …  

 

Un toit c’est un droit !

 

[1]           Voir à ce sujet le rapport de l’ONU sur la financiarisation du logement qui décode les pratiques des groupes financiers mondiaux et leurs effets désastreux sur les marchés immobiliers, et sur les habitants des grandes villes : https://www.droitaulogement.org/wp-content/uploads/2017/06/A_HRC_34_51-report-on-housing-and-finacialization_fr.pdf

[2]           Les cycles immobiliers en dent de scie caractérisent les marchés immobiliers capitalistes dans les pays riches, fruits de la dérégulation des rapports locatifs, de la libéralisation des marchés immobiliers et fonciers, des politiques d’urbanisme de gentrification. Motivés par la réalisation de profits immédiats et rapides, les milieux immobiliers et les investisseurs construisent, spéculent, produisant une bulle et l’alimentant jusqu’à la crise et la chute brutale des prix. S’ensuivent des pertes bancaires qu’il faut alors apurer avec des aides publiques, des expulsions massives, une hausse conséquente des logements vacants, du chômage, des faillites, des politiques de rigueur et d’économies sur la protection sociale des populations … Faut il en arriver là ?

 

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Comité DAL HLM Louis Calmel – Gennevilliers – Les locataires mobilisés contre le déconventionnement

Mercredi 11 avril, le comité DAL HLM des locataires Louis Calmel à Gennevilliers a manifesté devant le siège de leur bailleur IN’LI à La Défense.

Les locataires de ces immeubles de 182 logements, anciennement RRP, Résidences de Régions Parisiennes, ont appris le déconventionnement de leurs logements et en conséquence, la demande de leur bailleur de signer un nouveau bail prévoyant une lourde augmentation de loyer.

Les locataires, dont la plupart ont été relogés par le 1% patronal, Action Logement, dans ces logements sociaux voient aujourd’hui leur statut de locataire privatisé et doivent assumer une augmentation de loyer pouvant dépasser 200 par mois.

La résiliation par le bailleur de la convention APL, qui le liait à l’Etat et faisait de ces logements des logements sociaux, a une autre conséquence, le risque de vente des logements à la découpe ou en bloc. Ce risque est d’autant plus important qu’IN’LI, filiale d’Action logement présidée par Benoist Apparu, a pour vocation de gérer et construire des logements intermédiaires financés par la vente de logements.

De plus, ces immeubles sont situés à face à l’emplacement de la future gare du Grand Paris, IN’LI a donc un intérêt spéculatif certain dans cette opération !

Les locataires qui refusent la proposition de nouveau bail et l’augmentation d’environ 7 à 11 le m2 sont au fur et à mesure assignés au Tribunal !

Les locataires, organisés en comité DAL HLM de locataires, sont venus manifester mercredi 11 avril devant le siège du bailleur. Une délégation a été reçue par la direction d’IN’LI pour lui remettre la pétition signée par la majorité des locataires contre la hausse des loyers et le changement de bail ainsi que pour dénoncer le traitement des locataires et le manque d’entretien des immeubles.

 

Au cours de cette réunion, IN’LI s’est engagé à :

  • Rencontrer les locataires à Gennevilliers pour faire le point sur les problèmes (ascenseurs en panne, portes qui ne ferment pas, malfaçons dans la pose des fenêtres…) et y remédier. Une première réunion a déjà eu lieu.
  • Prévoir des aménagements pour les signatures de nouveaux baux, limiter au cas par cas les augmentations de loyers en fonction de la situation
  • Limiter la vente de logements aux seuls locataires en place ou aux logements vides

 

Mais IN’LI refuse de revenir sur le déconventionnement !

 

Face à la mobilisation des locataires, IN’LI fait donc quelques concessions mais refuse de renoncer à son opération spéculative.

Les locataires ont donc annoncé que la lutte continue !

 

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Expulsions à Notre-Dame-des-Landes

COMMUNIQUÉ

Paris le 11 avril 2018

 

Droit Au Logement soutient depuis plusieurs années le combat contre le projet d’aéroport et l’occupation de la ZAD, et :

– Confirme que la plupart des expulsions en cours ont été rendues en l’absence de toute décision contradictoire, en violation du droit à la défense. Cette intervention est donc illégale.

– Est indigné par les mensonges du gouvernement qui a laissé entendre que les occupants ayant un projet seraient épargnés, afin de diviser le mouvement, endormir les résistance, et lancer une opération de représailles contre toutEs ceux et celles qui l’ont contraint à renoncer au projet d’aéroport.

– Dénonce la violence policière qui s’est déchaînée sur les zadistes, et la volonté de cacher cette répression en écartant la presse et en blessant des journalistes.

– Apporte son soutien aux zadistes face à ces violences,  exige le retrait des forces répressives et la satisfaction des revendications  des occupants et du mouvement anti aéroport.

   Doit Au Logement appelle à soutenir la lutte en cours.

 

Arrêt des expulsions à Notre-Dame-des-Landes !

 

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Le DAL rend hommages à F’MURR

 

 COMMUNIQUE DAL Fédération
 
Paris le 11 avril 2018

 

Le DAL rend hommages à F’MURR

Auteur de la BD « le génie des Alpages »

 

DAL rend hommage à F’MURR, dessinateur de bandes dessinées qui a soutenu et offert de nombreuses planches originales pour les ventes aux enchères de BD organisées au profit du DAL chaque année pendant 15 ans.

F’MURR avait également manifesté à de nombreuses reprises en soutien aux mal logés, notamment lors du campement de la rue de la Banque à l’automne 2007, où il avait dédicacé une des tentes du campement.

F’MURR mettait en scène avec beaucoup d’humour le peuple des alpages, moutons, chien de troupeau, berger. C’était un petit clin d’œil à ceux qui étaient retournés à la terre, notamment dans la foulée de Mai 68 et à la lutte des paysans du Larzac.

F’MURR est décédé lundi, 1er jour de l’assaut à Notre Dame des Landes ordonné par le Gouvernement pour détruire des alternatives pour un monde vivable, assaut violent que le DAL dénonce avec force, avec par exemple la destruction de la ferme aux cent noms et son élevage de moutons, ou sans nul doute trônaient le « bélier Romuald », le « chien sans nom » et le « mouton Einstein » …

DAL présente ses condoléances à sa famille et à ses proches, et partage leur tristesse.

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Jacques Higelin

Le DAL salue la mémoire de Jacques Higelin, ce grand artiste, musicien, poète, ainsi que son engagement aux côtés des mal logés et des sans logis.
On n’oubliera jamais Jacques en mars 93 chantant à la fenêtre du 41 av. René Coty à Paris occupé par le DAL et assiégé par les CRS, ou en janvier 95 juché sur un camion plateau avec un piano à St-Germain-des-Prés pour soutenir la réquisition 7 rue du dragon, et tant de fois dans les rues du Paris populaire, aux côtés des expulsés, des migrants dans les foyers menacés, des oubliés de la rue…
Merci Jacques au grand cœur!

 

 

Manifestation DAL, 1994: http://www.ina.fr/video/CAB94097432

France 3 : Quand Jacques Higelin chantait son soutien à l’association Droit au Logement à Grenoble

En 1995, 60 familles sans domicile occupent, avec l’aide de Droit au Logement, l’école désaffectée du 7 rue du Dragron, Paris 6ème. Des artistes et Jacques Higelin viennent les soutenir: https://www.youtube.com/watch?v=Tycx4NohTTY

 

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