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Mise au point : DAL défend les locataires, pas les dealers !

COMMUNIQUÉ

Paris, le 9 août 2018

 

Une phrase d’une militante du DAL sortie de son contexte a été publiée au journal de LCI ce matin 9/8/18, relative à l’expulsion de locataires par un bailleur parisien selon lui pour trafic de drogue. Cette phrase a provoqué des réactions sur les réseaux sociaux.

En effet, Marie H. répondait alors à une question relative à un article de la Loi ELAN, permettant d’expulser des locataires simples consommateurs de stupéfiants, ce que le DAL dénonce comme une grave injustice.

A aucun moment elle n’a pris position sur les expulsions effectuées à Paris actuellement. En effet, l’association n’a pas été saisie et ne peut donc s’exprimer sur ces cas particuliers.

Droit Au logement dénonce le climat d’insécurité, de mal vivre et parfois de violence que font régner dans de nombreuses cités HLM le trafic de drogue et leurs auteurs.

Toutefois Droit Au Logement considère qu’il n’est pas juste d’expulser une famille entière à la suite des agissements (parfois très anciens) d’un ou plusieurs de ses membres ou d’une personne hébergée.

Il faudrait donc prévoir, sauf exception, une solution de relogement dans un autre quartier sachant que le juge peut très bien ordonner une mesure interdisant au trafiquant de se rendre dans un secteur donné (sur le lieu de deal ou au domicile de sa famille par exemple).

Nous rappelons à cette occasion que les bailleurs sociaux dans la période devraient s’insurger contre la baisse des APL et la main basse sur leur trésorerie opérée par le gouvernement et contre le glissement vers la marchandisation du logement social mis en place par la loi ELAN.

 

 

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Paris 6e – Canicule : les oubliés du logement déménagent à Port-Royal

COMMUNIQUÉ
Paris, dimanche 5 août 2018 

 

Sous la canicule, les oubliés du logement de République déménagent:

S’installent Parc des Explorateurs (Port-Royal)

Face au Sénat, pour être logés et contre la loi ELAN

 

Nous sommes le collectif des oubliés du logement, avec plus de 300 familles Depuis le 4 juillet, nous nous relayons pour camper place de la République, mais il fait trop chaud !!

Nous sommes des familles sans abri, ou expulsées de leur logement, hébergées de manière précaire à droite à gauche ou dans des hôtels, prioritaires DALO, menacées d’expulsion sans relogement, exploitées par des marchands de sommeil, vivant en surpeuplement aggravé. Des familles sans abris vivent sur le campement. Nous avons déposé des demandes HLM depuis des années, et beaucoup d’entre nous sont prioritaires DALO. Pour seules réponses :

  • la Préfecture de région IdF a proposé 30 relogements, et les autres ? Pourtant l’État a la responsabilité de la loi DALO, de l’hébergement, des expulsions, de la réquisition …
  • les familles qui occupaient le 115 de la Seine Saint Denis à Montreuil le 31 juillet pour l’hébergement de 5 familles ont été brutalement évacuées par la police.

Loi ELAN, loi Anti-pauvres : La loi logement ELAN, passée au Sénat en juillet est faite pour l’argent, pas pour les gens ! Et encore moins pour les sans abris et les mal logés de plus en plus nombreux en France : ELAN accélère les expulsions, criminalise les occupants sans titre et les squatters, marchandise les HLM, réduit le nombre de logements pour handicapés, diminue la qualité des logements, autorise le préfet de Guyane à expulser en un mois et sans jugement les maisons dans les quartiers informels, précarise les locataire (bail mobilité), démonte la loi SRU …

Aujourd’hui nous nous installons au jardin des explorateurs à Port Royal, ouvert 24h sur 24 pendant l’été pour les sans abris, par la Ville de Paris.

 

Nous demandons :

– Un RV avec le Préfet d’Ile-de-France, pour héberger les familles sans abri, suspendre les expulsions et mettre en place un agenda de relogement des familles du collectif des oubliés

– Un RV avec la Ville de Paris pour participer au relogement et à l’hébergement .

 

Un toit c’est un droit !

 

 

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Les Oubliés du Logement bivouaquent devant la Préfecture de Région Ile-de-France

DAL – #OubliesDuLogement

Après leur évacuation brutale du 115 du 93 mardi soir, les familles ont installé leurs quartiers depuis midi, pour 24h, devant la Préfecture de Région Ile de France :
Pour le relogement de 200 familles sans logis, ou DALO et pour l’arrêt des expulsions, le respect du droit au logement, de la loi de réquisition, contre ELAN loi anti-pauvres, anti-squat, anti-logement.
Une demande de rendez vous a été transmise. Sans suite pour l’heure.
La lutte continue et le camp à République est maintenu !

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Occupation du 115 du 93, par les oubliés du logement de République – Intervention de police prévisible . MàJ: vidéo

Oubliés du logement de République :
Occupation du 115 de Seine-St-Denis (asso. Interlogement), à Montreuil
pour l’hébergement de 5 familles du 93 à la rue
Intervention annoncée de la police.

Depuis 11h, une cinquantaine de sans logis et de prioritaires DALO occupent les bureaux du 115 de Seine St Denis, (géré par l’association Interlogement), 105 bd de Chanzy (5e étage), à Montreuil et demandent l’hébergement stable, jusqu’à leur relogement, de 5 familles à la rue qui dorment place de la République, au camp des oubliés du logement, installé depuis le 4 juillet.
La responsable de l’association qui gère le 115 a pris contact avec la Préfecture du 93, a reçu une délégation, et refuse de mettre en place des solutions d’hébergement.
La police a été appelée. Les familles sont déterminées.

Environ 200 familles sans logis, se relaient place de la République, où sont installées depuis le 4 juillet, de jour comme de nuit, “les oubliées du logement”.

Après celui de Champs-Élysées Clémenceau mercredi dernier, un nouveau bivouac de 24h sera organisé demain 1er août, à partir de midi, devant la préfecture de région Ile-de-France, place Albert Cohen paris 15e, pour avancer sur le relogement de ces familles en lutte qui ont déposé une demande HLM, sont prioritaires DALO, ou font partie du quart le moins riches des demandeurs.

Un toit c’est un droit !

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[VIDEO] Retour sur l’occupation du 115 du 93 (asso. Interlogement) le 31 juillet 2018:

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#ELAN – La Loi ELAN sortie du Sénat, une loi « anti pauvres XXL» :

Le Sénat a terminé la première lecture de la loi ELAN le 25 juillet. La CMP est repoussée au 12 septembre. En pleine affaire BENALLA, la droite et l’extrême-droite ont trouvé un excellent terrain d’entente avec le gouvernement sur le dos des moins riches d’entre nous, locataires, sans abris ou victimes de la crise du logement, handicapés. Sans surprise, le Sénat a durci un texte déjà marqué par ses nombreuses mesures anti pauvres, son soutien aux intérêts des milieux spéculatifs et financiers. …

1 – Quelques unes des nouvelles mesures anti pauvres adoptées par le Sénat :

– Article 58 ter : Pénalisation des occupants sans titre (squatters, locataires au noir, sous locataires non déclarés … tout habitant ne pouvant prouver qu’il est installé avec l’accord du propriétaire, de bonne foi est passible de 1 an de prison et 15 000 euros d’amende, d’une expulsion express sans jugement, suppression de la trêve hivernale, si celui porte plainte
– Article 46 : Nombreuses entorses à la Loi SRU :
o Les villes qui disposent entre 15 et 35% de logements sociaux pourront mutualiser dans le cadre de l’intercommunalité, ou des EPT du Grand Paris, la production de HLM pour atteindre en moyenne 25%. Moins de logements sociaux construits, des communes qui préservent leurs privilèges. Où l’on comprend que le taux acceptable de HLM pour le Sénat est de 15%.
o Le taux de HLM dans les communes où un quart des habitants sont sous le seuil de pauvreté pourra baisser jusqu’à 20%. Un cadeau pour les maires de droite qui ont conquis des villes populaires !
o Les maires pourront contracter la mise en œuvre ou non de la loi SRU directement avec le préfet, à titre « expérimental » pour mieux faire passer la pilule …
 
– 40 bis A : Les délais à la prévention de l’expulsion sont divisés par 2 et passent de deux à un mois : commandement de payer, diagnostic social, CAPEX, commandement de quitter les lieux… Autant dire que la prévention des expulsions , et donc de moyen d’éviter l’expulsion
 
– Article 40 bis : Résiliation du bail de plein droit , et donc expulsion de toute la famille, lorsque l’un des habitants d’un logement a été condamné pour usage ou trafic de stupéfiant. Mesure d’éloignement jusqu’à 3 ans, à l’encontre de personnes nuisant à la tranquillité publique dans les parties communes des immeubles d’habitation …
 
– Article 53 quater B : Rétablissement de pénalités arbitraires en cas de retard de loyer. Cette clause abusive avait été interdite par la loi ALUR ;
 
– Article 53 quater C : Rétablissement des amendes pour non respect du contrat de location ou du règlement intérieur annexé au bail .
 
– Article 53 quater D : En sus des sommes versées au titre des dépend de l’article 700, des frais de 1ere relance ou de procédure seront facturés aux locataires en difficulté.

– Article 34 bail mobilité : la commission de conciliation n’est pas compétente, les critères de décence ne s’appliquent pas (une aubaine pour les Thénardier), et ce bail précaire s’ouvre aux personnes en mutation professionnelle.
 
– Article 19 bis – location temporaire par des sociétés lucratives à des « résidents temporaires » payant une indemnité, devant assurer le gardiennage d’immeubles vacants et exclus de la trêve hivernale des expulsions: L’expérimentation est reconduite jusqu’à fin 2023.
– Article 35 attributions HLM: les commissions d’attribution travaillent sur des dossiers numériques et en réunion virtuelle (risques de dérives)

2 – Les mesures anti pauvres confirmées par le Sénat:
 
– Article 40 : Expulsion plus rapide des locataires les plus pauvres, qui ne seront pas en mesure de reprendre le paiement du loyer, surtout lorsque l’APL est supprimée : L’ensemble des dispositifs de secours et de prévention ne seront plus accessibles, le locataire étant considéré alors de mauvaise foi. « l’idée n’est pas de maintenir des locataires qui ne peuvent faire face au paiement du loyer » a expliqué Mme Estrosi-Sassone, tandis que le ministre Mézard affirme que maintenir « des locataires qui ne peuvent pas payer le loyer et les charges est inconstitutionnel… ».
 
– Article 57 bis : expulsion des habitants de quartiers informels, et destruction de leur habitation, sur arrêté du Préfet, sans jugement, dans un délai d’un mois, en Guyane et à Mayotte. L’hébergement ou le relogement, prévu dans le texte et vanté par le ministre Mézard peut en réalité se résumer à un hébergement d’une nuit dans un gymnase.
 
– Article 11 : la garantie de relogement réquisition de bureau pour de l’hébergement temporaire est allongée, 1 à 12 ans, le calcul de l’indemnisation par le bénéficiaire est modifié (a suivre). Conclusion : Ces derniers perdent le droit au relogement et cette procédure qui n’a jamais été appliquée reste quasiment inapplicable…

3 – D’autres mesures anti pauvres amendées par le Sénat, en général en faveur des maires et des élus locaux,

– Détricotage de l’encadrement des loyers, bail mobilité
 
– Vente de HLM au secteur privé ou à des marchands de sommeil, attaque de la loi SRU avec la vente des HLM dans les villes en carence, concentration des bailleurs sociaux,
 
– Suppression de la fonction disciplinaire du « Conseil national des transactions et de la gestion immobilière » qui encadre les abus des professionnels de l’immobilier,
 
– Marginalisation des architectes des bâtiments de France,
 
– Attaque contre les normes handicap dans le neuf,
 
– Dégradation de la qualité des logements produits au nom de la simplification des normes …
 
– Bétonnage des « dents creuses » du littoral …etc

(voire note du DAL sur la loi ELAN : https://www.droitaulogement.org/2018/07/note-elan-31-05-18/ )

4 – CMP repoussée au 12 septembre :

La présidente de la commission en charge de la loi ELAN (LR) et le ministre en charge n’ont pas caché leur volonté d’aboutir à une commission mixte paritaire (CMP) conclusive, permettant d’éviter une nouvelle navette (2e lecture à l’Assemblée et au Sénat), qui renverrait l’adoption de la loi à l’hiver. Prévue les 30 et 31 juillet, elle a finalement été repoussée au 12 et 13 septembre pour des raisons techniques et politiques.

La CMP, constituée de 7 députés et 7 sénateurs se réunira mercredi 12 septembre au Sénat, à 14h30. Il reste 6 semaines pour mettre sur pied une large information dans les réseaux et organiser la résistance contre la loi ELAN et ses mesures anti pauvres.

 

Un toit c’est un droit !

 

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#ELAN – Le Sénat vote la criminalisation des occupants sans titre, squatters…

L’article 58 ter criminalise et met à la merci d’une expulsion sans jugement des dizaines de milliers d’habitants, et leur supprime la trêve hivernale

L’article 58 ter issu de la commission des affaires économique a été adopté cette nuit en séance. Le gouvernement n’a opposé qu’une molle résistance, malgré l’opposition ferme de M. GAY député PCF et de son groupe et du groupe socialiste. Il crée une sanction pénale, 1 an de prison et 15 000 euros d’amende et l’expulsion administrative à l’encontre des personnes qui se sont introduites à l’aide de … voie de fait dans un local à usage d’habitation. Un amendement supprimant la trêve hivernale aux occupants sans titre a été également adopté.

La France compte désormais 3 millions de logements vacants selon l’INSEE, un record absolu, et traverse une grave crise du logement qui se traduit par une hausse constante du nombre de sans abris, d’expulsions locatives sans relogement, ou du nombre de personnes en surpeuplement. La loi de réquisition reste inappliquée.

L’état de nécessité à été reconnu par les tribunaux, s’agissant de personnes occupant un logements vacant afin de protéger leur famille, en attendant d’accéder à un logement social.
La réquisition de logements vacants est un moyen d’action des mouvements sociaux du logement depuis plus d’un siècle. De nombreuses personnalités morales de premier rang, dont l’Abbé Pierre ont soutenu les occupations de biens vacants propriétés de sociétés financières ou de spéculateurs immobiliers, ce qui a permis de loger des milliers de familles sans logis, ou exposées à des risques majeurs, en attendant l’obtention d’un logement social.

De plus, loin de viser exclusivement les “squatters”, cet amendement menace d’autres personnes, qui pourront être accusées d’être entrées dans les lieux par “voie de fait”, c’est à dire, en l’absence de l’autorisation du propriétaire. En effet, dès lors que l’occupant ne pourra démontrer que le propriétaire avait donné son accord, l’occupant sera jugé délinquant. Sont visées :

  1. Les squatters par nécessité, par exemple les familles et personnes sans abris, qui s’installent dans des locaux d’habitation vacants, comme par exemple :
                – les familles réfugiées de la cité de l’air à Athis Mons,
                – les sans abris qui occupent une maison de retraite municipale à Rouen    
                – ou ceux qui occupent avec le DAL un bâtiment hospitalier dans le centre de Toulouse….
  2. Les squatters artistiques ou alternatifs  qui recherchent des locaux pour créer des œuvres ou des alternatives, dans de nombreux lieux en France.
  3. Les habitants victimes d’une escroquerie au faux bail, et qui de bonne foi et après avoir payé la caution et le 1er mois de loyer à un escroc se retrouvent face au vrai propriétaire
  4. Les habitants restés dans le logement après le départ du locataire en titre
  5. Les locataires exploités par des marchands de sommeil ou des bailleurs indélicats, qui font disparaître toute trace de la location  afin de mieux imposer le silence à leur victimes ou dissimuler des ressources non déclarée …
  6. Les personnes hébergées (qui peuvent être des proches) en conflit avec le propriétaire ou l’occupant en titre
  7. Des personnes qui louent une chambre contre services, sans contrat

 Ainsi il suffirait à des bailleurs sans scrupule de porter plainte contre un occupant indésirable, dans une des situations ci-dessus, en prétendant qu’ils sont dans les lieux par voie de fait, ouvrant la voie à des poursuites pénales et à une expulsion quasi immédiate et sans jugement.

Cette disposition hautement répressive, est justifiée par la droite et l’extrême droite par quelques affaires assez confuses puis montées en épingle. L’inertie de l’Etat pour activer l’article 38 de la loi DALO qui autorise l’expulsion administrative en quelques jours dans les cas d’occupation du domicile d’autrui, va en réalité toucher des milliers d’innocents, qu’ils soient occupants par nécessité  sans titre, et qui ne peuvent prouver leur bonne foi.

Il y a un risque majeur que l’article soit définitivement et très rapidement adopté, avec une mise en œuvre dès la rentrée.

Le gouvernement, Mézard et Denormandie recherchent prioritairement un accord avec le Sénat, de telle sorte à éviter une nouvelle navette à la rentrée. D’ailleurs, la présidente de la commission des affaires économiques, en charge du texte, a annoncé mardi matin en séance “il n’y aura pas de navette”. De nombreuses petites remarques et postures laissent entendre que l’affaire est quasiment déjà dans le sac.

N’oublions pas que la pénalisation des squatters est un totem de la droite et de l’extrême droite qui tentent en vain depuis 30 ans de l’obtenir. Elle en fait une condition pour aboutir à un accord à la Commission Mixte Paritaire qui se tiendra en principe lundi et mardi prochain.

Une mise en œuvre très rapide :

Si la loi ELAN est adoptée, suite à la commission mixte paritaire annoncée pour le 30 et le 31 juillet, et sauf avis contraire du conseil constitutionnel, l’article 58 ter sera d’application immédiate. Il n’est besoin ni de décret, ni de circulaire, pour que les occupants sans titre au jour de la publication de la loi soient visés immédiatement par ce nouveaux dispositif très répressif.

L’application de cette loi pourrait donc arriver très vite, menaçant les occupants sans titre actuels : une plainte du propriétaire ou de l’occupant en titre pourra suffire à activer une enquête, des poursuites pénales et une expulsion sur décision du préfet “sans délai”, et sans jugement, renforçant une nouvelle fois le poids de la police au dépend de la justice, et frappant des milliers d’innocents. 

La rentrée risque donc d’être douloureuse pour les occupants sans titre en général et les squatters en particulier.

Si la CMP n’aboutit pas, il y aura une nouvelle navette (lecture à l’Assemblée et au Sénat), dans le courant de l’automne, qui laisse un peu de temps pour se mobiliser.

Dans tous les cas, le temps est compté, car nous pensons que le gouvernement ne défendra pas les occupants sans titre, ou sur une posture d’affichage.

Ce sont brièvement les raisons pour lesquelles nous appelons à une prise de conscience sur les risques actuels d’une application à très brève échéance que ne manqueront pas de réclamer à corps et à cris et de concert la droite et l’extrême droite parlementaires. 

                                              

 

 DAL mercredi 25 juillet 2018

 

Docs:

58 ter + trêve hivernale

note d’impact-1

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Paris – Bivouac des Oubliés du Logement aux Champs-Elysées

Paris, le 25 juillet 2018

Depuis 10h30 ce matin, et pour 24h, Le camp des #OubliésDuLogement a installé un bivouac à proximité de l’Elysee (sortie Métro Champs Elysées -Clémenceau). Demande de délégation à l’Elysee pour le relogement de 200 familles sans logis et mal logées.

Les enfants ont été remettre à l’Elysée les dessins et figurines de la maison de leur rêves réalisés dimanche Place de la République.

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PARIS-18e jour du camp des #OubliésDuLogement: dim. 22/07 à p. de 15h atelier des enfants

COMMUNIQUÉ
Paris  le 19 juillet 2018

18e jour au camp des oubliés du logement à République

Dimanche 22 juillet à partir de 15h

Atelier des enfants

Avec Marina VLADY, la Fanfare invisible,

avec le soutien de  Pierre RICHARD

Depuis le 4 juillet, les représentant.e.s d’environ 200 familles, en général avec enfants, se relaient, pour maintenir une occupation jour et nuit de la place de la République, dans le but d’être relogées, et dans l’attente, d’être hébergées. En effet, la plupart sont prioritaires DALO, où sont parmi le quart le moins riches des demandeurs HLM. Ils ont tous déposé une demande HLM. Les parisiens ont souvent beaucoup de points dans le système de cotation de la Ville de Paris

Beaucoup sont sans logis, sont à la rue ou après des mois d’hôtels ou de foyers peuvent se retrouver à la rue à tout moment. D’autres risquent d’être expulsées sans relogement dans les prochaines semaines à la suite d’un jugement d’expulsion. D’autres vivent dans des logements indécents, voire insalubres….

Pourtant ces familles ont des droits et auraient du être relogées. C’est pourquoi elles ont décidé de s’installer place de la République, 24h sur 24, le temps qu’il faudra, pour faire respecter leur droit inscrit dans la loi d’accéder à un logement social et sortir de leur grande précarité.

Un barnum a été installé où peuvent dormir les femmes et les hommes souvent très fatigués après une journée de boulot, et une nuit parfois agitée. Une garde est organisée la nuit, pour protéger les dormeurs.ses  et chaque soir, un repas, offert par “la chorba pour tous” est distribué.

Depuis 2 semaines, les “oubliés du logement” se sont manifestés à plusieurs reprises : elles ont manifesté devant la Préfecture de région Ile-de-France puis devant le ministère du Logement, elles attendent désormais une réponse. Elles ont aussi participé à des actions contre les mesures anti pauvres de la loi ELAN, dans le jardin du Luxembourg et devant le Sénat …

Dimanche à partir de 15h les enfants des oubliés du logement réaliseront des dessins, des objets et des chansons, sur la maison de leur rêve, afin de les remettre dans la semaine, au Président de la République.

Marina Vlady sera là, ainsi que la fanfare invisible, tandis que Pierre Richard  qui ne peut être présent apporte son soutien.

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Face aux dangers de la loi ELAN: marche 17/07 à 17h Paris

Plusieurs mouvements se sont alliés pour faire face aux dangers de la loi ELAN et appellent à une :

MARCHE MARDI 17 JUILLET rdv 17H à Odéon (puis marche vers le Sénat)
 

Des organisations de mal logés, locataires, sans abri, handicapés, salariés, architectes se sont indignés des mesures contenues dans la loi ELAN discutée au Sénat depuis lundi 16 juillet, et appellent sur leurs propres mots d’ordre à marcher mardi 17 juillet, en fin d’après midi.

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Le Sénat traite la loi ELAN

Attention DANGER !!!

Contre les mesures anti-pauvres d’ELAN :

 
· Condamnation des occupants sans titre – squatters, victimes d’une escroquerie au bail, d’une location au noir, d’un marchand de sommeil, locataires sans titre d’une chambre contre services, sous locataires non déclarés … – à un an de prison et 15 000 € d’amende et leur expulsion en 24h sans jugement ! (art 58 ter)
 
· Destruction dans un délai d’un mois et sans le jugement les maisons situés dans les quartiers informels en Guyane et à Mayotte (art 57 bis)
 
· Expulsion plus rapide des plus pauvres qui ne pourront reprendre le paiement du loyer, condition pour accéder aux mesures de prévention des expulsions (art 40)
 
· Démantèlement de la loi SRU dans les 10 ans
 
· Précarisation des locataires (bail mobilité, contrôle du bail HLM tous les 2 ans)
 
· Marchandisation des HLM : vente à des privés, fusion des bailleurs sociaux…
 
· Baisse de la qualité des logements neuf au prétexte de limiter les normes
 
· Beaucoup moins de logements neufs accessibles aux personnes handicapées ou dépendantes
 
La loi ELAN c’est pour la spéculation:
 
· Plus de profits pour les bailleurs Airbnb grâce au bail mobilité
 
· Moins de sanction et contrôle pour les agents immobiliers escrocs
 
· Une autoroute pour les fonds financiers internationaux spéculatifs
 
· Des opportunités pour faire de l’argent sur le dos du logement social et des moins riches d’entre nous ….
 
La Loi ELAN c’est un recul général pour le droit au logement pour tous et toutes !
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Manu 1er, arrête ton baratin ! – RdV lundi 9/07, 15h pce République Paris

 

Manu 1er, arrête ton baratin !

RDV à partir de lundi 15h à République

 

(Réaction en direct au discours de Macron sur les grandes lignes de son plan contre la pauvreté)

     
Les associations, collectifs, syndicats , les chômeur-euses,  mal logé-es, précaires, sans papier, mal soigné-es, réprimé-es, laissé-es pour compte des droits sociaux… suivront et réagiront au discours fleuve de Manu 1er donné au Château,  du haut de sa morgue  vis à vis des classes populaires qu’il enfonce par une série de  mesures adoptées, en cours d’adoption et à venir… contre le droit au logement, au travail, à l’indemnisation, à un revenu décent, à une protection sociale efficace pour  vivre dignement. 
    
De petit mots blessants en petites phrases pleines de clichés et de sous-entendus méprisants qui visent à dénigrer et à diviser, celui qui se prend déjà pour un monarque au pays de la révolution fera sans aucun doute de nouveaux cadeaux aux riches, tout en continuant de piquer l’argent  des APL, des emplois aidés, de la protection sociale, des retraites, du chômage,  des HLM, de l’AME, des services publics… et de l’aide sociale  en général : un vrai Robin des riches, en somme qui leur offre des dividendes, des baisses du forfait social, de l’Impôt sur la fortune et des cotisations patronales !
        
Nous serons nombreux à écouter et réagir à son baratin, à décoder  ses mots, prononcés pour abuser les esprits naïfs  et octroyer des cadeaux supplémentaires à ceux et celles qui cherchent de  nouveaux profits…
   
Nous sommes les cibles de ce discours de Manu 1er au Château de Versailles, nous ne sommes pas seulement les victimes, nous sommes aussi ceux et celles qui résistent contre ces inégalités et ces injustices à l’image des sans-logis et mal logés qui campent Place de la République depuis le 4 juillet pour vivre décemment. 
    
A l’invitation de  (1er signataires) : AC!, APEIS, ATTAC, CGT  Chômeurs, CSP 75, DAL, MNCP, Union Syndicale Solidaires …
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