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Loi ELAN : vente et recours aux capitaux privés, la grande braderie des HLM s’annonce

COMMUNIQUE
Paris le 4 juin 2018

 

Loi ELAN – Vente et recours aux capitaux privés :
Une grande braderie du logement social s’annonce
Résistance !!

 La majorité LREM à l’Assemblée a adopté dimanche en 1ere lecture le dispositif de vente de logements sociaux, et l’a même durci :

 – Vente de logements sociaux occupés (de type PLS, logement social petites classes moyennes), à des sociétés privées, dont l’objectif sera d’évincer progressivement les locataires en place, comme on l’observe actuellement dans un certain nombre d’immeubles PLI (logement intermédiaire). En effet, chaque logement revendu au détail, et sans locataire, permet au découpeur de réaliser les meilleurs profits. On notera que  les logements sociaux les plus valorisables et donc les mieux situés seront plus fréquemment livrés à ces sociétés.
 
 – Vente à des particuliers : un marchand de sommeil ou un de ses prête-noms pourra acheter autant de logements sociaux qu’il voudra, dès lors qu’ils ne sont pas situés dans le même programme: fréquemment employé dans ce milieu. On devrait les voir pulluler pour faire leur gras autour d’anciens logements sociaux  loués à la découpe … Ajoutée à la vente à des ménages modestes qui se retrouveront piégés par le surendettement, cette mesure  va étendre considérablement le nombre de copropriétés dégradées.

 – Les logements pourront être vendus à bas prix puisqu’il ne sera plus fixé par les domaines. Ce choix est contradictoire avec la volonté affichée de financer les bailleurs pour construire de nouveaux HLM, qui seront en général plus chers …

 – Avec la suppression de l’autorisation préalable du Maire à la vente d’un HLM, le gouvernement sacrifie à terme la loi SRU, sur l’autel de la spéculation. En effet, quelle municipalité poursuivra des efforts pour atteindre l’objectif de 25% de logements sociaux en 2025, si les bailleurs sociaux décident de vendre leur patrimoine, précisément celui situé dans ces communes car il a plus de valeur? Pour différer l’effet désastreux, les HLM vendus seront considérés comme tels pendant 10 ans, même s’ils sont déjà dans le circuit spéculatif  (la clause anti spéculative dure 5 ans ..) …
 
 En faisant adopter ces  dispositions le gouvernement sacrifie le logement social, comme l’ont fait de nombreux pays d’Europe de l’Est ces trente dernières années, lesquels connaissent désormais de graves crises du logement. A l’ouest, la Grande-Bretagne sous l’ère Thatcher, et plus récemment les Pays-Bas, sous la pression de la Commission européenne l’ont fait aussi.
 
Ces ventes à marche forcées sont censées refinancer les bailleurs sociaux menacés par la razzia (commencée en 2017) de l’État dans les caisses des HLM, via la baisse APL (RLS).
En fait il n’en est rien, car l’État a bien l’intention de poursuivre la baisse des APL, et les HLM n’auront d’autre choix que de vendre … En effet si elle  fixe un nombre minimum de ventes,
la loi ELAN ne fixe pas un plafond maximum du nombre de ventes … Des politiques de vente beaucoup plus agressive pourraient donc voire le jour.

Et ceci pour le plus grand bien des prédateurs de la finance puisque ELAN autorise les HLM à faire appel à des capitaux privés et donc à ouvrir la porte de la gouvernance des HLM aux investisseurs à buts lucratifs  …
Vendre le patrimoine commun édifié depuis plus d’un siècle pour loger le peuple et  faire appel aux prédateurs de la finance afin de rééquilibrer les comptes … C’est l’avenir que  promet ELAN aux HLM, à ses salariés, aux locataires qui vont connaître une dégradation de leur cadre de vie et aux mal logés laissés une fois de plus à la porte d’un logement décent, stable, accessible et durable.

La Loi ELAN annonce une ville ghettoïsée, livrée à la spéculation et aux marchés financiers, tandis que la crise du logement, les expulsions locatives, le sans-abrisme, la précarité du logement, les marchands de sommeil, la cherté de l’immobilier et du foncier, à l’inverse des annonces des ministres du Logement seront en plein essor.

 

Contre le projet de loi ELAN mobilisons nous, dans nos immeubles, nos quartier et dans la rue!

UN TOIT C’EST UN DROIT !!!

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Note sur le Projet de loi ELAN – Actualisée 31/05/18

COMMUNIQUÉ

Mise à jour[1] de la note sur le projet de loi ELAN :

31 mai 2018

 

ELAN, une loi en soutien à la spéculation et au logement cher …

Vers une aggravation de la crise du logement

et une extension de la bulle immobilière.

 

Tandis que les prix de l’immobilier, du foncier et des loyers dans les zones tendues battent des records, le gouvernement après des consultations qui l’ont modifié à la marge, présente son projet de loi “ELAN” sur fond d’économies lourdes sur les APL et d’attaques contre les financements du logement social et public.

Ce texte contient de nombreuses atteintes au droit au logement, et révèle à l’analyse une volonté de déréguler les secteurs locatifs privés et sociaux, de soutenir le marché immobilier : malgré un apparent empilement de mesures disparates, il est très cohérent, et dessine une politique du logement profondément libérale. Il annonce une Thatchérisation du secteur du logement.
Loin de conduire à une baisse des prix comme le prétend la communication de l’exécutif, ce texte de loi vise à lever les protections pour les plus fragiles (ex. normes handicap, bail mobilité), fragiliser les moyens de les loger (vente et marchandisation des HLM) et doper encore un peu plus la spéculation immobilière, à coups de grands projets d’urbanisme étatiques (GOU), de dérégulation (marginalisation de l’encadrement des loyers et vente en bloc de logements sociaux au secteur spéculatif) dans les métropoles.

Pour l‘Ile-de-France, ce texte prépare, entre autres, les JO de 2024, le Grand Paris et l’arrivée des légions de la finance mondiales déménagées par le Brexit. Paris, désormais classée 3e ville la plus attractive du monde, après Singapour et Londres, est devenue une cible de choix pour les placements immobiliers des groupes financiers internationaux[2], entraînant dans cette spirale spéculative l’Ile-de-France et les autres métropoles françaises, en témoigne la poursuite de la hausse des prix en 2017 dans ce secteur.

Ce texte fait franchir une étape déterminante à la dérégulation des marchés locatifs, immobiliers et fonciers, pendant qu’E. Macron et le gouvernement tentent de faire accréditer l’idée que la production massive de logement fera spontanément baisser les prix de l’immobilier. Mais le logement n’est pas le pétrole[3], et cette théorie de comptoir ne fonctionne pas dans la réalité.

Il existe des solutions pour faire réduire la lourde charge qui pèse sur la majorité des habitants, à l’opposé des choix du gouvernement et de l’Elysée.

Contre le logement cher, il faudrait généraliser et durcir l’encadrement des loyers, taxer la spéculation immobilière et foncière, reconquérir progressivement le foncier urbain au nom de l’intérêt général …

Les dispositions les plus dangereuses du projet de loi :

  • L’instauration d’un bail de 3 à 10 mois, (bail mobilité) annonce le morcellement de la vie des futurs locataires en zone tendue, ménages modestes, jeunes, étudiant.e.s, migrant.e.s …. Une forme de nomadisation contrainte, au nom de la mobilité/flexibilité/fluidité/agilité, qualités supposées du système libéral…. Le bail mobilité c’est presque la rue !

Désormais, ce n’est plus le locataire qui choisira la date de son départ : c’est le bailleur. Il s’agit d’une remise en cause du droit à un logement stable, indispensable pour se reposer, se soigner, vivre en famille, constituer des liens sociaux…

Créant une précarisation des conditions de vie, cette disposition permettra aux bailleurs privés d’augmenter les loyers au changement du locataire, en alternant avec la location touristique type Airbnb. Il s’agit donc d’une mesure inflationniste, à laquelle les bailleurs privés devraient recourir pour accroître une rente locative affaiblie par l’emballement des prix immobiliers …Il s’agit bien d’un objectif du gouvernement sensible aux doléances des milieux immobiliers et financiers.

Les marchands de sommeil profiteront de l’aubaine, car les mal-logé.e.s faute de mieux, se replieront alors vers cette solution qui permet de louer de courte durée et donc sans risque d’être dénoncé et poursuivi, car les procédures sont particulièrement longues dans ce domaine.

DAL demande l’interdiction des cautions solidaires, pour pallier aux difficultés d’accès, la limitation des exigences des bailleurs, et la mise en œuvre d’une politique active contre le logement cher et l’emballement des prix de ce secteur.

  • Détricotage de l’encadrement des loyers : là encore, la rente locative obtient gain de cause, l’encadrement des loyers devient expérimental, facultatif et ne s’appliquerait qu’à la demande d’une collectivité territoriale, devenant ainsi une mesure d’exception. L’encadrement des loyers est très populaire, mais dérange les véritables projets du gouvernement. Le ministère du Logement, hypocritement, nie bien sûr vouloir son extinction, c’est pourtant ce que prépare le projet de loi.

Il aurait suffit de recadrer le décret dont la rédaction trop prudente a permis l’annulation de l’encadrement à Paris et à Lille, afin d’imposer sa mise en œuvre dans toutes les agglomérations tendues, comme prévu initialement par la loi ALUR.

Plutôt qu’un nouveau décret, le gouvernement a choisi de changer la loi. Qui est dupe ?

Il serait cohérent d’introduire aussi des sanctions contre le non respect du gel des loyers à la relocation dans les zones tendues.

  • Vente de logements sociaux au secteur spéculatif et ouverture aux capitaux privés : deux mesures entraînant le secteur HLM vers sa marchandisation. Tout en détournant 1,5 milliard par an dès 2019 le gouvernement impose de vendre 1% de leur parc par an, soit plus de 40 000 HLM. De nombreuses mesures pour faciliter ces ventes sont prévues, notamment la vente en bloc de PLS à des sociétés privées, au prix fixé de gré à gré. Les liens entre le secteur social et le secteur spéculatif sont renforcés, d’autant plus que les bailleurs pour se refinancer pourront faire appel à des capitaux privés, instituant de fait la rémunération du capital par les locataires HLM.

Ces 2 mesures permettent à des acteurs lucratifs d’acquérir des biens publics et de s’enrichir sur le dos des locataires modestes. Enfin, elle produira des copropriétés dégradées en grand nombre.

Rétablissement des APL et des aides à la pierre.

  • Ventes de HLM dans les communes en déficit de LLS (Logements Locatifs Sociaux), menaces sur la loi SRU : la vente est encouragée dans les communes en déficit (moins de 25% de LLS), car les logements vendus « au plus offrant ou aux petits copains » seront comptés pendant 10 ans comme des HLM, même s’ils sont mis sur le marché de la vente ou de la location … Pas la peine de se presser à en construire de nouveaux. Comme un HLM à Neuilly se vendra mieux et plus cher qu’à Gennevilliers, les bailleurs sociaux devraient vendre les plus attractifs, donc les PLS construits à … Neuilly ! De plus, le PJL ELAN lève l’accord préalable du Maire à toute vente de HLM déconstruisant les efforts des communes déficitaires. De quoi discréditer la mesure et justifier sa suppression à terme.
  • Concentration des bailleurs sociaux : sans qu’il soit démontré que la concentration produit des économies d’échelle, le projet de loi pousse à la disparition des petits bailleurs locaux, et éloigne du terrain les futurs géants du logement social. Des bailleurs nationaux ayant la main sur plusieurs centaines de milliers de logements, décideront de Paris du sort des locataires de Roubaix, Lyon, Perpignan, Brest, ou Guéret … : ventes, démolitions, reports des réhabilitations, limitation de l’entretien et de l’encadrement de proximité, seront décidés autoritairement, loin des intérêts des locataires, des salarié.e.s et des communes. Que restera-t-il aux locataires pour se faire entendre ?
  • Fixation des loyers HLM en fonction des revenus des locataires : cette disposition facultative annonce de nouvelles économies sur les APL, et donc une hausse importante des loyers pour les locataires HLM qui ont des revenus moyens. Elle promet aussi de fortes tensions entre les locataires d’une même cage d’escalier du fait des fortes différences de loyers.
  • L’examen de la situation du locataire tous les 6 ans, prélude au bail HLM en CDD (contrat à durée déterminée) Tandis que les sous statuts se développent en HLM (sous location, bail glissant, intermédiation…) et que des entorses au maintien dans les lieux on été créées (locataires dont les revenus dépassent de + de 50% les maximas des ressources pour accéder à un logement social, et locataires en sous peuplement), cette mesure révèle la volonté de mettre un terme au droit au maintien dans les lieux. C’est une nouvelle attaque contre la stabilité du logement.
  • La quasi suppression des normes handicap dans la construction neuve remet en cause le droit à l’accessibilité pour toutes et tous. En limitant cette obligation à 10% seulement des logement neufs construits dans les immeubles avec ascenseur (4 étages et plus), cela revient à passer largement sous le seuil des 5% de la production neuve. Les associations du handicap relèvent que cette disposition revient aussi à sacrifier le maintien à domicile des personnes âgées, priorité pourtant annoncée par ce gouvernement.
  • La baisse des normes, au détriment des habitant.e.s et des architectes : Les architectes qui constatent une dégradation de la qualité des logements neufs (réduction des surfaces, baisse de l’éclairage naturel, de la qualité générale de la production … ) conséquence du climat spéculatif, sont aussi visés par des mesures dites de «simplifications», qui vont en fait accroître les désordres observés, aussi bien dans le neuf que dans les réhabilitations lourdes ou thermiques. La protection du patrimoine assurée par les architectes des bâtiments de France (ABF) est fragilisée puisque la décision finale reviendra au préfet. En bout de course, c‘est aux habitant.e.s de supporter les malfaçons, la dégradation de la qualité des logements neufs et la réduction générale des surfaces.
  • Suppression de la fonction disciplinaire du « Conseil national des transactions et de la gestion immobilière » censé encadrer les professions immobilières. Réduit à un rôle consultatif, le CNTGI perd sa fonction principale : encadrer les professions immobilières, sujettes à des pratiques peu recommandables (blanchiment, escroqueries, malfaçons, complicité avec des marchands de sommeil). De manière plus répandue : non respect des réglementations protégeant les usagers, particulièrement les locataires (gel du loyer à la relocation, normes de décence, encadrement des frais d’agence, …). Une aubaine pour les requins de l’immobilier, une mauvaise nouvelle pour les locataires.

On mesure ici l’influence du secteur immobilier. N’oublions pas que les responsables des secteurs logement et politiques de la ville lors de la campagne d’E. Macron étaient des promoteurs…

  • Durcissement à l’égard des locataires les plus modestes en situation d’impayé (Article 40) : Il faudra avoir repris le paiement des loyers pour bénéficier des droits ouverts par la procédure de surendettement: délais du paiement, apurement, suspension de l’expulsion, rétablissement du bail, …

Or, les ménages les plus pauvres sont souvent dans l’incapacité de reprendre le paiement du loyer d’autant plus difficilement que l’APL est coupée. Ils seront alors jugés de «mauvaise foi», sanctionnés et expulsés sans relogement. Il y a lieu de redouter que cette conception de la mauvaise foi déjà en usage dans certaines instances, se généralise aux CCAPEX, aux commissions DALO ou au Fonds de Solidarité Logement.

  • Transparence dans l’attribution des HLM ne veut pas dire justice : Sans même attendre le résultat des expérimentations de la cotation de la demande HLM instaurée par la « loi Egalité et Citoyenneté du 27 janvier 2017 », le gouvernement la généralise.

Le DAL émet de sérieuses réserves sur ce dispositif, compte tenu des résultats pour le moins médiocres observés à Paris en matière de relogement des mal logé.e.s, des sans logis et des prioritaires DALO. Cette mesure a été décidée à l’emporte pièce, pour les besoins d’une communication «vernis social».

  • Rien de neuf pour les victimes de marchands de sommeil : Les sanctions contre les marchands de sommeil sont durcies, mais leurs victimes ne voient pas leur situation s’améliorer en matière de protection, de diligence des autorités, d’accélération des procédures d’insalubrité, de mise hors de danger et de relogement ou de facilitation des procédures sur le logement indécent.

Il est vrai que l’objet de ce projet de loi n’est pas de soulager ceux et celles qui subissent la crise du logement …

  • Absence de mesures pour les sans abris, alors que la crise s’accroît. Une baisse de la durée de la réquisition issue de la loi de 1998 est prévue, mais la procédure n’a jamais pu être appliquée, car les propriétaires peuvent facilement y échapper : il leur suffit d’invoquer un futur projet …
  • Instauration de la perquisition pour non respect du code de l’urbanisme sur autorisation du Juge des Liberté (JLD) : une mesure qui ajoute un article à la longue liste des articles répressifs, et ne manquera pas de se retourner contre les « fumeurs de joints ». En effet, après une « visite domicilaire », si l’OPJ a constaté une infraction autre qu’au code de l’urbanisme, il pourra lancer une « procédure incidente » afin de poursuivre le nouveau délit constaté. De plus aucune étude d’impact – ni information des milieux judiciaires – n’a été effectuée, alors que les JLD sont déjà saturés.
  • Expulsion des habitants de quartiers auto construits et destruction de leurs habitat sur arrêté du préfet, sans jugement, en Guyane et à Mayotte : tandis que de nombreux quartiers auto construits, et non viabilisés existent parfois depuis des années, le ministère du Logement impose en douce une mesure violant le droit à la protection du domicile, des biens et à une justice contradictoire (après l’article 57). 
  • Bétonnage des bords de mer : Le bétonnage du littoral, cadeau aux promoteurs, ouvre la voie à la spéculation sur les 19.193 km de côtes de l’hexagone. Pratique qui a coûté cher au peuple espagnol…

La 1ere lecture à l’Assemblée nous réservera sans doute d’autres mauvaises surprises. Le gouvernement a choisi de défendre les intérêts à court terme des milieux immobiliers spéculatifs et financiers, plutôt que ceux des locataires, des mal logé.e.s, des sans logis, des handicapé.e.s ou des habitant.e.s.

Aucune mesure n’est prévue pour éteindre la flambée des prix, bien au contraire! Ce projet de loi a pour effet de soutenir l’inflation des prix immobiliers et fonciers ainsi que la hausse générale des loyers (bail mobilité, vente des HLM …) ; il vise à «flexibiliser» les rapports locatifs, à accélérer les processus de production en réduisant la qualité et à imposer aux habitant.e.s des programmes d’urbanisme gentrificateurs et coûteux, pour attirer les capitaux internationaux et accroître les profits immédiats.

Ainsi, il attaque les fondements de la solidarité et de la protection du logement des classes populaires et moyennes érigés au fil du temps pour bloquer les prédateurs immobiliers, dont Trump est un des exemples les plus aboutis. ELAN copie, 40 ans après, la politique de la terre brulée mise en œuvre par Thatcher contre les locataires et le logement social, dont on mesure aujourd’hui les effets néfastes: précarité maximum des locataires, loyers exorbitants, marché immobilier instable et très spéculatif, surendettement…

Et il faudra être vigilant car cette deuxième attaque, après celle menée contre les APL et la trésorerie des HLM, en annonce d’autres, notamment dans d’autres textes de loi tel celui sur la justice.

Construisons d’autres mobilisations unitaires, après celle du 27 mai, contre cette loi rétrograde, car il y a urgence. ELAN porte atteinte au Droit au Logement et au service public du logement, Mobilisons-nous contre la marchandisation des services publics comme la SNCF, la santé, l’éducation, les services sociaux, la justice, la poste …

Des alternatives puissantes et protectrices existent, pour contrer la prédation spéculative et satisfaire le Droit au Logement : une réforme du foncier urbain couplé à la captation publique des profits privés tirés des politiques d’urbanisme, un encadrement des loyers à la baisse, une relance du logement social et l’amélioration de son modèle, la relance du logement coopératif non lucratif, l’application du droit à un logement décent, stable et économe pour tou.te.s les sans logis, les mal logé.e.s et les habitant.e.s …  

 

Un toit c’est un droit !

 

[1] Les nouveautés sont en rouge

[2] Voir à ce sujet le rapport de l’ONU sur la financiarisation du logement  qui décode les pratiques des groupes financiers mondiaux et leurs effets désastreux sur les marchés immobiliers, et sur les habitants des grandes villes : https://www.droitaulogement.org/wp-content/uploads/2017/06/A_HRC_34_51-report-on-housing-and-finacialization_fr.pdf

[3] Les cycles en dent de scie caractérisent les marchés immobiliers capitalistes dans les pays riches, fruits de la dérégulation des rapports locatifs, de la libéralisation des marchés immobiliers et fonciers, des politiques d’urbanismes de gentrification. Motivés par la réalisation de profits immédiats et rapides, les milieux immobiliers et les investisseurs construisent, spéculent, produisant une bulle et l’alimentant jusqu’à la crise et la chute brutale des prix. Il s’ensuit un quasi gel de la construction, des pertes bancaires qu’il faut alors apurer avec des aides publiques, des expulsions massives, une hausse des logements vacants,  du chômage, des faillites, ainsi que des politiques de rigueur qui attaquent la protection sociale des populations et les services publics … Faut-il en arriver là ?

 

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PARIS – Marche actions festives contre le projet de loi ELAN rdv le 27 mai à 15h

 

Projet de loi logement ELAN = DANGER !
(ELAN : Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique)

Marche actions-festives

dimanche 27 mai
RdV à 15h Métro Varenne (Paris)

 

Locataires, mal-logé.e.s, HLM, architectes … tou.te.s menacé.e.s:

Le projet de loi logement ELAN discuté à l’Assemblée à partir du 28 mai présente de nombreuses régressions parmi lesquelles :

Le bail précaire de 1 à 10 mois • Le détricotage de l’encadrement des loyers • La vente de 40 000 HLM par an • la déconstruction de la loi SRU • La dérégulation des loyers HLM • Des menaces sur le bail durable en HLM • La quasi suppression des normes handicap dans le neuf •

Des normes de construction et de commande publique abrogées au détriment des habitants et des architectes  • De nombreux cadeaux aux milieux immobiliers • L’accélération de l’expulsions des locataires les plus modestes.   …
ELAN c’est pour les spéculateurs, le logement cher et la financiarisation du logement

Après avoir amputé l’APL des plus modestes et les caisses des HLM, le logement social est menacé de marchandisation par ce projet de loi.

ELAN est un cadeau pour les milieux de l’immobilier, qui connaissent pourtant depuis 15 ans des profits exceptionnels, tandis que les loyers et les prix immobiliers et fonciers n’ont jamais été aussi élevés, aggravant ainsi la crise du logement.

Avec la loi ELAN, et les grands projets (métropolisation, Grand Paris, JO, …) le gouvernement Macron veut attirer la finance mondiale dans nos métropoles, en Ile-de-France et à Paris, devenue la 3e ville la plus attractive du monde pour la finance mondiale, après Singapour et Londres.

Non, les traders exilés de la City, les fonds vautours, les prédateurs immobiliers genre “Trump Company” et autres spéculateurs internationaux et nationaux ne sont pas bienvenus, dans nos villes et nos quartiers, dans nos HLM et nos logements, dans nos vies !  

NON à la loi ELAN !

 

Mais notamment POUR :

  • Un droit à un logement décent, stable, accessible et bon marché, pour tou.te.s
  • La réalisation massive de vrais logements sociaux et d’un service public du logement
  • La baisse et l’encadrement des loyers, la lutte contre la spéculation immobilière et foncière
  • L’arrêt des expulsions sans relogements. Le respect des droits des mal logé.e.s et des sans logis

 

1ers signataires : ACDL, AFVS, AITEC, APEIS, APPUII, ATTAC, Bagagérue, CEDETIM rés., IPAM, CGT, INDECOSA-CGT, CNAFAL, Col. Logement 14e, Col. SDF Alsace, Construire!, COPAF, CSF, DAL, Décroissance IdF, Défense profession Architectes (DpA), FLC-adéic, Femmes Égalité, Fond. Copernic, MNCP, MRAP, #RobinsdesAPL, SAF, SNUP Habitat, Sud Santé Sociaux, Syndicat de la Magistrature, UNEF, USP …

Avec le soutien de : Écologie sociale, EELV, Ensemble, FI, PCF …

 

 

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TOULOUSE – Petit-Déjeuner #UnToitPourApprendre ! RDV ce jeudi à 7h30 devant l’Ecole Monge!

Petit Déjeuner Un Toit Pour Apprendre!
RDV ce jeudi à 7h30 devant l’Ecole Monge, Toulouse !

 

Des familles mises à la rue, d’autres menacées d’expulsion, certaines campant de nouveau devant la Veille Sociale. Toulouse, ville du “Logement d’Abord”, n’est pas encore à la hauteur de l’objectif affiché par le gouvernement.

C’est pourquoi la campagne Un Toit Pour Apprendre, qui réunit beaucoup de parents d’élèves, le DAL 31, la FCPE 31 et la LDH 31, a décidé de relancer les petits-déjeuners devant un des établissements scolaires concerné. Nous espérons que la Préfecture et la Mairie puissent trouver des solutions pour les pitchounes et leurs familles!

 

===> https://mailchi.mp/958c1abf1475/des-bonbons-ou-un-toit-165069?e=099f24aac0

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Hébergement IdF : plusieurs milliers de familles et ménages jetées à la rue fin mai

COMMUNIQUÉ
Paris le 21 Mai 2018 14h  

 

Violation du droit à l’hébergement :

LA COUPE EST PLEINE !

 

Mobilisation mercredi 23 mai à 14h – Sortie métro BALARD, marche vers la préfecture de région IdF

 

Fin mai : le 115 du 92 ferme 300 places, pour des familles avec enfants, hébergées à l’hôtel et ne garde que celles dont un des membre a moins de 3 ans, est enceinte ou handicapé.e …

Fin mai : À Paris 2816 places d’hébergement ferment, 500 places dans le 95, combien ailleurs ?

Fin mai : les expulsions locatives ont repris laissant de nombreux locataires à la rue,

Fin mai : Il faut choisir entre la violence d’un conjoint et celle de la rue, plus d’hébergement …

Fin mai : Des milliers de migrant.e.s et de réfugié.e.s dorment sous les tentes, les ponts,  

Fin mai : Les crédits à l’hébergement ont été réduits de 10% en ile de France, 300 000 logements sont vacants, des centaines de bâtiments publics sont vides …  

 

 

La volonté de E. Macron annoncée aux français le 31 décembre dernier s’est elle évaporée avec les premiers rayons de soleil ?

« je veux que nous puissions apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui sans abri »

 

 

Tous ensembles, familles à la rue ou menacées, hébergé.e.s, sans-abris, travailleur.se.s sociaux , habitant.e.s et militant.e.s des organisations solidaires, exigeons :

– Le respect du droit à l’hébergement inconditionnel, jusqu’au relogement, pour tou.te.s les personnes sans logis ou en bidonville ;

– La prise en charge immédiate des hébergé.e.s jeté.e.s à la rue ou ;

– Le maintien des hébergé.e.s menacé.e.s 

– L‘ouverture de nouveaux centres comme les grands-voisins

– La mobilisation de tous les locaux vacants publics, comme le Val de Grace, l’Hôtel-Dieu, la caserne Exelmans et autres immeubles à Paris et Ile de France

– La réquisition des logements vacants appartenant à de riches propriétaires

– L’arrêt des expulsions et un relogement préalable

– Un logement décent, stable, accessible, durable et bon marché pour tou.te.s

 

 

Un toit c’est un droit !

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Marche des hôtels taudis à Paris, jeudi 10 mai

COMMUNIQUÉ
Paris 8 mai 2018  

 

Jeudi 10 mai à partir de 14h30 :  

Marche contre des hôtels taudis à Paris

Les mal logés et des voisins apportent leur soutien aux locataires menacés d’expulsion de ces 2 hôtels meublés très dégradés : derrière les façades, des taudis !

 

14h30 RV à la sortie du métro Jourdain (Paris 20e) :

Solidarité avec les locataires de l’hôtel Bellevue !

L’hôtel meublé le « Bellevue », situé 32 rue Frédéric Lemaître, dont les chambres de 7 à 12m2, dégradées et sans sanitaire sont louées mensuellement 200 à 250 euros.

22 locataires y vivent parfois depuis plus de 10 ans, majoritairement des chibanis, qui ont travaillé durement et finissent leur vie dans ces tristes conditions.

HARCÈLEMENT : depuis le départ du gérant fin 2017, le propriétaire des lieux veut se débarrasser des locataires pour mener une opération spéculative.

Pour ce faire, il exerce des pressions illégales et pour jeter les locataires à la rue :

– installation d’un vigile qui enferme son chien dans une chambre lequel hurle toute la nuit,

– musique à fond dans une autre chambre toute la nuit, empêchant les locataires de se reposer,

– menaces verbales et insultes contre certains locataires,

– eau chaude coupée depuis plusieurs semaines, et chauffage au minimum pendant les vagues de froid pour démoraliser,

– portes de WC et de douches démontées sur un étage, afin de gêner ou humilier les locataires …

Malgré ces attaques, les locataires ne se résignent pas. Des plaintes ont été déposées au commissariat. Ils ont constitué un comité DAL de locataires, et appellent à la solidarité, afin que ce spéculateur cesse ses agissement, et afin d’être relogés.

Ils ont fait des demandes HLM et beaucoup sont prioritaires DALO. Plutôt que de laisser cet hôtel tomber au mains de la spéculation, la Mairie pourrait le racheter et réaliser des HLM.

Nous exigeons : l’arrêt immédiat du harcèlement notamment la nuit, la repose des portes des sanitaires, le rétablissement de l’eau chaude (et du chauffage si besoin), et le relogement des locataires.

Nous interpellons à cette occasion la Mairie du 20e, la Ville de Paris, la préfecture de police …

 

 

17h RV sortie du métro Faidherbe (Paris 12e)

Solidarité avec les locataire de « l’hôtel des colonnes »

Le 170 rue du Fbg St Antoine est un hôtel taudis, propriété d’un marchand de biens domicilié au Vésinet, qui projette bien évidemment une opération spéculative, une fois qu’il aura évincé les locataires.

Le gérant de l’hôtel est décédé en novembre 2017, mais un associé a pris la relève et a encaissé les loyers jusqu’au 31 mars.

La vingtaine de locataires payaient mensuellement 300€ pour 9m2 et 700€ pour des chambres à 2 lits de 15m2.

L’hôtel meublé est très dégradé. L’eau chaude et le chauffage ont aussi été coupés depuis plusieurs semaines .

Les locataires, parmi lesquels beaucoup de retraités et de chibanis, parmi lesquels un locataire âgé de 90 ans, vivent dans l’angoisse d’être jeté.e.s à la rue à tout moment.

Ils ont besoin de se sentir soutenus, pour résister aux pressions de ce spéculateur, obtenir leur relogement, et vivre décemment en attendant!

Le DAL interpelle la mairie du 12e, la Ville de Paris et la Préfecture de police sur la situation des habitants.

 

Un toit c’est un droit !

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Comité DAL HLM Louis Calmel – Gennevilliers – Les locataires mobilisés contre le déconventionnement

Mercredi 11 avril, le comité DAL HLM des locataires Louis Calmel à Gennevilliers a manifesté devant le siège de leur bailleur IN’LI à La Défense.

Les locataires de ces immeubles de 182 logements, anciennement RRP, Résidences de Régions Parisiennes, ont appris le déconventionnement de leurs logements et en conséquence, la demande de leur bailleur de signer un nouveau bail prévoyant une lourde augmentation de loyer.

Les locataires, dont la plupart ont été relogés par le 1% patronal, Action Logement, dans ces logements sociaux voient aujourd’hui leur statut de locataire privatisé et doivent assumer une augmentation de loyer pouvant dépasser 200 par mois.

La résiliation par le bailleur de la convention APL, qui le liait à l’Etat et faisait de ces logements des logements sociaux, a une autre conséquence, le risque de vente des logements à la découpe ou en bloc. Ce risque est d’autant plus important qu’IN’LI, filiale d’Action logement présidée par Benoist Apparu, a pour vocation de gérer et construire des logements intermédiaires financés par la vente de logements.

De plus, ces immeubles sont situés à face à l’emplacement de la future gare du Grand Paris, IN’LI a donc un intérêt spéculatif certain dans cette opération !

Les locataires qui refusent la proposition de nouveau bail et l’augmentation d’environ 7 à 11 le m2 sont au fur et à mesure assignés au Tribunal !

Les locataires, organisés en comité DAL HLM de locataires, sont venus manifester mercredi 11 avril devant le siège du bailleur. Une délégation a été reçue par la direction d’IN’LI pour lui remettre la pétition signée par la majorité des locataires contre la hausse des loyers et le changement de bail ainsi que pour dénoncer le traitement des locataires et le manque d’entretien des immeubles.

 

Au cours de cette réunion, IN’LI s’est engagé à :

  • Rencontrer les locataires à Gennevilliers pour faire le point sur les problèmes (ascenseurs en panne, portes qui ne ferment pas, malfaçons dans la pose des fenêtres…) et y remédier. Une première réunion a déjà eu lieu.
  • Prévoir des aménagements pour les signatures de nouveaux baux, limiter au cas par cas les augmentations de loyers en fonction de la situation
  • Limiter la vente de logements aux seuls locataires en place ou aux logements vides

 

Mais IN’LI refuse de revenir sur le déconventionnement !

 

Face à la mobilisation des locataires, IN’LI fait donc quelques concessions mais refuse de renoncer à son opération spéculative.

Les locataires ont donc annoncé que la lutte continue !

 

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Expulsions à Notre-Dame-des-Landes

COMMUNIQUÉ

Paris le 11 avril 2018

 

Droit Au Logement soutient depuis plusieurs années le combat contre le projet d’aéroport et l’occupation de la ZAD, et :

– Confirme que la plupart des expulsions en cours ont été rendues en l’absence de toute décision contradictoire, en violation du droit à la défense. Cette intervention est donc illégale.

– Est indigné par les mensonges du gouvernement qui a laissé entendre que les occupants ayant un projet seraient épargnés, afin de diviser le mouvement, endormir les résistance, et lancer une opération de représailles contre toutEs ceux et celles qui l’ont contraint à renoncer au projet d’aéroport.

– Dénonce la violence policière qui s’est déchaînée sur les zadistes, et la volonté de cacher cette répression en écartant la presse et en blessant des journalistes.

– Apporte son soutien aux zadistes face à ces violences,  exige le retrait des forces répressives et la satisfaction des revendications  des occupants et du mouvement anti aéroport.

   Doit Au Logement appelle à soutenir la lutte en cours.

 

Arrêt des expulsions à Notre-Dame-des-Landes !

 

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Le DAL rend hommages à F’MURR

 

 COMMUNIQUE DAL Fédération
 
Paris le 11 avril 2018

 

Le DAL rend hommages à F’MURR

Auteur de la BD « le génie des Alpages »

 

DAL rend hommage à F’MURR, dessinateur de bandes dessinées qui a soutenu et offert de nombreuses planches originales pour les ventes aux enchères de BD organisées au profit du DAL chaque année pendant 15 ans.

F’MURR avait également manifesté à de nombreuses reprises en soutien aux mal logés, notamment lors du campement de la rue de la Banque à l’automne 2007, où il avait dédicacé une des tentes du campement.

F’MURR mettait en scène avec beaucoup d’humour le peuple des alpages, moutons, chien de troupeau, berger. C’était un petit clin d’œil à ceux qui étaient retournés à la terre, notamment dans la foulée de Mai 68 et à la lutte des paysans du Larzac.

F’MURR est décédé lundi, 1er jour de l’assaut à Notre Dame des Landes ordonné par le Gouvernement pour détruire des alternatives pour un monde vivable, assaut violent que le DAL dénonce avec force, avec par exemple la destruction de la ferme aux cent noms et son élevage de moutons, ou sans nul doute trônaient le « bélier Romuald », le « chien sans nom » et le « mouton Einstein » …

DAL présente ses condoléances à sa famille et à ses proches, et partage leur tristesse.

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Jacques Higelin

Le DAL salue la mémoire de Jacques Higelin, ce grand artiste, musicien, poète, ainsi que son engagement aux côtés des mal logés et des sans logis.
On n’oubliera jamais Jacques en mars 93 chantant à la fenêtre du 41 av. René Coty à Paris occupé par le DAL et assiégé par les CRS, ou en janvier 95 juché sur un camion plateau avec un piano à St-Germain-des-Prés pour soutenir la réquisition 7 rue du dragon, et tant de fois dans les rues du Paris populaire, aux côtés des expulsés, des migrants dans les foyers menacés, des oubliés de la rue…
Merci Jacques au grand cœur!

 

 

Manifestation DAL, 1994: http://www.ina.fr/video/CAB94097432

France 3 : Quand Jacques Higelin chantait son soutien à l’association Droit au Logement à Grenoble

En 1995, 60 familles sans domicile occupent, avec l’aide de Droit au Logement, l’école désaffectée du 7 rue du Dragron, Paris 6ème. Des artistes et Jacques Higelin viennent les soutenir: https://www.youtube.com/watch?v=Tycx4NohTTY

 

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