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48 rue de la République – 3 ans après l’assaut de Saint-Denis

 

 COMMUNIQUE
 
Paris le 13 novembre 2018

 

3 ans après l’assaut du 48 rue de la République à St-Denis … 

Point presse devant l’immeuble dimanche 18 nov. à 11h

 

L’association des victimes du 48 rue de la République, habitants délogés lors de l’assaut anti terroriste le 18 novembre 2015 à Saint-Denis, est presque venue à bout des blocages, des résistances et de l’indifférence de l’administration à leur égard, après 3 années de mobilisations (voir chronologie des actions ci-dessous).

Ainsi, l’association des victimes a obtenu le relogement en HLM de 30 familles ou célibataires, ainsi que la régularisation des habitants sans papiers, souvent exploités par des marchands de sommeil.

Mais la situation n’est pas totalement réglée, puisque parmi les 37 ménages (sur un total de 45) qui ont saisi l’Association DAL des victimes du 48 rue de la République, 7 personnes restent en attente de relogement : 3 sont toujours à l’hôtel et attendent une proposition de relogement, et 4 personnes sont dans un hébergement de stabilisation. 

 

En ce qui concerne l’indemnisation des victimes, le ministère de la Justice refuse toujours de les reconnaître comme victimes du terrorisme, malgré l’évidence, puisque l’assaut policier a été donné afin de neutraliser les terroristes des attentats du 15 novembre cachés dans leur immeuble. Toutefois, des indemnisations ont été versées au titre des préjudices matériels, physiques et psychologiques.

Pour rappel, les sinistrés du 48 rue de la République, qui ont refusé d’être dispersés au 4 coins de l’Ile-de-France lorsqu’ils devaient quitter le gymnase en novembre 2015, avaient alors contraint les pouvoirs publics à les héberger à Saint-Denis, puis à prendre progressivement des engagements.

Ce n’est qu’en restant unis tout au long de ces trois années qu’ils ont finalement obtenu gain de cause, et continueront le combat jusqu’au dernier relogement.

 

Hommage aux victimes des attentats et soutien au sinistrés de la rue d’Aubagne :

A l’occasion de ce point presse, les sinistrés rendront hommage aux victimes des attentats de 2015, mais aussi à celles du 65 et du 63 rue d’Aubagne à Marseille, mortes à la suite de l’effondrement de leurs immeubles, conséquence de l’incurie de la municipalité.

L’association et le DAL exigent le relogement des sinistrés de la rue d’Aubagne, saluent le collectif de soutien et encourage les victimes à s’unir pour faire valoir leurs droits et obtenir justice et vérité.

 
Un  toit c’est un droit !

 

Chronologie  18 novembre 2015 – 18 novembre 2018:

3 ans de lutte de l’Association DAL des victimes du 48 rue de la République – St-Denis

Du 18 au 26 novembre 2015 : suite à l’assaut anti-terroriste, l’immeuble est rendu inhabitable, les habitant-e-s du 48 rue de la République/Corbillon sont évacués et hébergés dans le gymnase Maurice Baquet à St-Denis. Très vite, ils s’organisent avec le DAL et décident de ne pas quitter le gymnase tant qu’un engagement de relogement n’est pas pris pour tou-te-s par les pouvoirs publics avec, en attendant, un hébergement stable à St-Denis.

Le 25 novembre 2015 : engagement de relogement obtenu. Mme PINEL alors ministre du Logement déclare à l’assemblée nationale « L’Etat mobilise l’ensemble des partenaires du logement social. (…) Il mobilisera son propre contingent afin de reloger au plus vite les familles concernées »

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2015-2016/20160065.asp

Le 26 novembre 2015 : des hébergements stables sont finalement proposés aux 45 ménages, à St-Denis en attendant le relogement. Les habitants décident de quitter le gymnase.

Le 29 novembre 2015 : la majorité des habitants se réunit à l’hôtel Métallurgie à la Plaine St Denis et crée, lors de cette AG constitutive, l’association DAL des victimes du 48 rue de la République. Des délégué-e-s sont nommés pour représenter le collectif ; Les revendications sont posées : pour tou-te-s : le relogement pérenne, et en attendant un hébergement stable, la régularisation des sans-papiers, la reconnaissance du statut de victimes du terrorisme avec réparation. 

Le 4 décembre 2015 : première manifestation des habitant-e-s avec leurs soutiens devant la Mairie et devant la sous-préfecture pour obtenir un rendez-vous et faire valoir leurs revendications. Premiers rendez-vous avec la municipalité obtenus.

Le 19 décembre 2015 : rassemblement des habitant-e-s devant le quai d’Orsay pour demander à rencontrer la cellule interministérielle de l’aide aux victimes. Fin de non-recevoir transmise par les autorités.

Le 18 janvier 2016 : manifestation et conférence de presse à St-Denis devant l’immeuble. A la suite de quoi les représentant-e-s et les militant-e-s du DAL sont reçu-e-s pour la première fois en Préfecture de Seine-St-Denis par la nouvelle Préfète à l’Egalité des chances qui vient d’être nommée. La préfecture annonce à ce moment-là la poursuite des relogements mais pas de régularisation collective pour les habitants sans-papiers.

Le 18 février 2016 : les habitant-e-s et le DAL se déplacent au tout récent Secrétariat d’Etat de l’Aide aux Victimes (SEAV). Une délégation est reçue par la ministre Mme MEADEL qui annonce que le statut de victimes du terrorisme n’a pas été retenu pour les habitants du 48 rue de la République. Le SEAV affirme son intention d’articuler la réponse des pouvoirs publics en terme d’accès aux droits. 

Le 18 mars 2016 : rassemblement des habitants et de leurs soutiens devant le ministère de la Justice place Vendôme. Une délégation est reçue par le cabinet du ministre Urvoas, qui précise que le statut retenu pour les habitants est : victimes d’une opération policière en responsabilité sans faute de l’Etat. Il est assuré aux représentants du collectif que « s’ils avaient été habitants du 16ème arrondissement de Paris, ils n’auraient pas subi de traitement différencié ».

Le 30 mars 2016 : concert de soutien au Théâtre Gérard Philippe de St-Denis organisé par les habitants, le DAL et le comité de soutien. Présence d’environ 300 personnes. Des artistes (la Cie Jolie Môme, HK et les Saltimbanks, Jeph de tournée générale, Samia Rosemane, Nadia Roz, Laurent Cantet, Wozniak…) affirment leur soutien aux habitant-e-s.

Le 9 avril 2016 : fête de quartier dans la rue de la République/Corbillon rassemblant plusieurs centaines d’habitants de St-Denis. Ecoles, parents d’élèves, habitant-e-s mobilisés pour cet événement solidaire.

Le 4 mai 2016 : face à la stagnation de la situation et à l’absence de perspectives notamment pour les habitant-e-s sans-papiers, nouvelle manifestation du collectif à St-Denis, suivie de l’occupation de la basilique. En fin de journée, les forces de l’ordre évacuent brutalement les habitant-e-s du 48 et les militant-e-s de DAL et soutiens présent-e-s de la basilique. Quelques jours après, une délégation des habitant-e-s et du DAL est reçue en Préfecture. L’annonce est faite de régulariser 21 personnes sur 24 et de poursuivre les relogements. 

Fin mai 2016 : sur les 24 demandes de régularisation, 21 reçoivent un titre de séjour valable 1 an. Les 3 refus de régularisation sont assortis d’Obligation de Quitter le Territoire Français contrairement aux engagements pris par l’Etat.

Juin 2016 : suite à la manifestation devant le ministère de la Justice, les représentant-e-s des habitant-e-s et le DAL sont reçu-e-s par la magistrate Mme Thuau, responsable des services judiciaires, sur la question du processus d’indemnisation. Un protocole est mis en place tenant compte du préjudice matériel mais aussi psychologique. Les critères d’indemnisations sont élargis et les chefs de préjudices étendus. Toutefois, le statut de victime du terrorisme est toujours écarté. 

18 Novembre 2016 : un an après l’assaut, initiative dans la rue du Corbillon. Les habitants, le DAL et 2 étudiantes de Paris VIII réalisent une expo photo intitulée « victimes du 48 : visages d’une lutte ». La blogueuse Emma a également réalisé une bande dessinée. Celle-ci est inaugurée le jour même à l’occasion d’un rassemblement de solidarité, et à ce jour toujours installée sur la palissade entourant le bâtiment en péril. Il s’agit d’une fresque mêlant portraits des habitants du 48 et photos d’actions collectives avec le DAL et retraçant les moments forts de la lutte.

Juin 2017 : la vingtaine de ménages, la plupart célibataires, qui n’a pas été relogée est toujours hébergée, en attendant, à l’hôtel. Trois d’entre eux n’ont toujours pas été régularisés et un blocage persiste pour le renouvellement de titre de séjour d’une des habitantes. Les versements de l’indemnité due au préjudice matériel sont en cours. Pour ce qui est du préjudice moral, les experts psychologues ont enfin été nommés (mai 2017) pour des indemnisations dont le versement devait débuter en fin d’années 2017.

Le 18 Novembre 2017 : Deux ans après l’assaut, nouvelle mobilisation du collectif des sinistrés avec le DAL et leurs soutiens. En effet, cinq habitants ont été remis à la rue suite à une décision arbitraire de fin de prise en charge hôtelière par les pouvoirs publics, des blocages persistent pour la régularisation de trois d’entre eux, les relogements se font encore attendre, les indemnisations tardent à venir. Les habitant-e-s et le DAL décident de manifester et d’installer un campement rue de la République. Un rendez-vous est obtenu auprès de la Déléguée interministérielle à l’aide aux victimes, les négociations reprennent avec la Préfecture de Seine-St-Denis. Le 22 novembre, les 5 occupent avec d’autres familles sans logis du DAL le gymnase Roquépine à deux pas de l’Elysée.

Quelques jours après, l’initiative porte ses fruits : l’hébergement reprend pour les cinq concernés, les dernières régularisations sont obtenues, un opérateur est nommé pour assurer un relogement effectif de tous les ménages.

Le 18 Novembre 2018 : Trois ans depuis l’assaut, les habitants, le DAL et leurs soutiens se rassembleront rue de la République pour faire un point de situation, rendre hommage aux victimes des attentats et apporter leur soutien aux sinistrés de l’effondrement d’immeubles à Marseille. Sur les 37 ménages membres de l’association, 30 ont été relogés en HLM, mais 4 sont dans des hébergements de stabilisation et trois toujours à l’hôtel et restent en attente d’un vrai logement. Des indemnisations ont été versées aux titres des préjudices matériels, physiques et psychologiques. Mais le statut de victimes du terrorisme est toujours refusé aux habitants. La lutte continue ! Un toit c’est un droit !

 

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TOULOUSE – Saint-Sernin: la Préfecture remet trois familles à la rue, dont 8 enfants scolarisés…

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Toulouse, 16 novembre 2018 

Saint-Sernin: la Préfecture remet trois familles à la rue, dont 8 enfants scolarisés…

Deux semaines après l’occupation du gymnase Saint-Sernin par de nombreuses familles, la plupart d’entre elles ont pu être relogées ou ré-hébergées grâce à leur action et le large soutien des habitant-e-s à leur égard.
Ainsi la Mairie et la Préfecture, malgré une certaine improvisation, ont réussi à trouver des mises à l’abri plus ou moins stables et décentes à la plupart des familles. Pourtant, la Préfecture a remis depuis mercredi trois familles dont 8 enfants scolarisés à la rue sans aucune solution, cela au prétexte de leurs situations administratives parce que leurs voies de recours seraient supprimées.

Nous regrettons que la Préfecture remette à nouveau des familles à la rue, au détriment de leur santé et de la scolarité des enfants. Des décisions qui semblent loin des objectifs du Plan Logement d’Abord dont Toulouse est pourtant une ville pilote dont le Président Macron avait décidé de faire un symbole.

Par ailleurs avec ces remises à la rue, la Préfecture va à l’encontre des engagements oraux qu’elle a pris vendredi 9 novembre dernier, assurant qu’aucune personne ne serait remise à la rue durant la Trêve Hivernale

Nous appelons donc la Préfecture à ne pas se dédire et à faire preuve de pragmatisme et d’humanité en remettant à l’abri au plus vite ces familles qui vivent désormais dans la peur et des conditions d’insécurité liée à la rue.

Nous rappelons également que toute personne à droit à un hébergement d’urgence comme le prévoit la Loi (Art L245-2-2 CASF), et ne doutons pas que celle-ci puisse être appliquée à Toulouse et en Haute-Garonne.

 
DAL 31, FCPE 31, LDH 31
Un Toit Pour Apprendre!

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Toulouse, 9 novembre 2018 

 Un élan de solidarité très fort

Hier soir les 96 personnes occupant le Gymnase Saint-Sernin ont toutes obtenu une mise à l’abri plus ou moins claire. Une victoire obtenue notamment grâce à la mobilisation de tou-te-s les toulousain-e-s venu-e-s soutenir les familles, et que nous tenons à remercier.

L’élan de solidarité qui a eu lieu lors de cette semaine d’occupation montre que les habitant-e-s de Toulouse sont attaché-e-s à leur tradition d’hospitalité et de solidarité, au point d’avoir fait changer d’avis la municipalité sur sa première volonté de faire expulser les occupant-e-s.

Il aura donc encore fallu une action coup de poing des associations et habitant-e-s pour que les institutions réagissent enfin. Pour autant la situation actuelle est toujours inacceptable, et la campagne Un Toit Pour Apprendre, rejointe par des nombreuses personnes, va poursuivre ses mobilisations.

Nous invitons d’ailleurs tou-te-s les personnes indignées par la situation à nous rejoindre!

 

Une Préfecture dans une improvisation inquiétante…

Les 96 personnes ont été orientées sur des mises à l’abri de trois types : logements passerelles, hébergement d’urgence, Prada (Plateforme Régionale d’Accueil pour Demandeurs d’Asile).

Nous nous félicitions de la stabilité assurée dans les deux premières orientations mais nous inquiétons de l’improvisation dont a fait preuve l’Ofii dans l’orientation des personnes devant aller en PRADA : refus d’informer les familles sur le lieu où elles seraient emmenées et qu’elles y soient accompagnées par des personnes de confiance ; refus de préciser aux personnes où elles seraient orientées dans les deux prochains jours ; obligation faite aux familles de signer des documents sans qu’une traduction et explication claire leur soit faite, accompagnée de menaces de leur couper l’ADA si elles ne signaient pas ; impossibilité pour les familles de récupérer leurs affaires personnelles avant d’être envoyées dans des villes de la Région (Tarbes, Foix…)….

Ce manque de communication et cette précipitation ont viré au calvaire pour les personnes demandeuses d’asile au point que certaines d’entre elles face à la pagaille créée par ce manque  d’information ont refusé de monter dans le bus par peur, et ont dû trouver un hébergement solidaire ou de fortune pour la nuit. Pour les autres, après un trajet chaotique elles sont arrivées à leur Prada où contrairement à ce qu’on leur avait assuré elles n’ont pu bénéficier d’un repas et d’une couverture…

Une improvisation de l’Ofii à l’image de celle de la Préfecture durant toute cette séquence. En effet, alors que des élu-e-s de tous bords politiques sont passé-e-s soutenir les familles, qu’une représentante de la Mairie est venue faire l’évaluation sociale, aucun-e représentant-e de la Préfecture n’a daigné venir rencontrer les personnes occupant le gymnase ou simplement répondre aux six sollicitations de rendez-vous émises par les occupants et leur formuler des propositions de mise à l’abri par écrit.

Un manque de dialogue et de considération des personnes qui renforce son déficit de crédibilité sur la question de l’hébergement d’urgence déjà bien entamé par les multiples condamnations dont elle a été l’objet par le Tribunal Administratif de Toulouse sur la question et les 90 % de refus quotidien au 115…

Plus que jamais il revient donc aux habitant-e-s d’agir pour obliger les institutions à sortir de leur immobilisme.

DAL 31, FCPE 31, LDH 31
Un Toit Pour Apprendre!

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Toulouse, 8 novembre 2018 

Gymnase Saint-Sernin: dénouement en vue pour les familles

La réunion tri partite de ce matin entre la Campagne Un Toit Pour Apprendre, la Préfecture et la Mairie a abouti à un engagement de la part de ces deux dernières.

Celui-ci assure la mise à l’abri dès ce soir de toutes les personnes occupant le gymnase Saint Sernin depuis le 31 octobre.

Cette mise à l’abri est différente selon les situations administratives: logements passerelles, hébergements d’urgence, places en dispositif de demandeurs d’asile.

Cet engagement doit toutefois être confirmé ce soir via des orientations qui se feront depuis le gymnase Saint-Sernin.

Nous saluons ces avancées, et appelons la Préfecture et la Mairie à poursuivre leurs efforts, notamment en écoutant les revendications des travailleurs sociaux de la Veille Sociale aujourd’hui en grève.

Un Toit c’est un droit!

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Toulouse, 7 novembre 2018 

Gymnase Saint-Sernin: RDV Un Toit Pour Apprendre/ Préfecture-Mairie ce jeudi matin.

Point presse 11h, Gymnase Saint-Sernin.

Après une semaine d’occupation du Gymnase Saint-Sernin, les familles vont enfin être reçues en Préfecture demain matin . Nous espérons que les propositions de la Préfecture et de la Mairie seront à la hauteur de l’urgence.

A savoir des places d’hébergement stables et décentes et un suivi permettant d’éviter aux familles d’être remises à la rue le printemps venu.

Afin de faire un point sur le contenu des discussions, une conférence de presse aura lieu à 11h au Gymnase Saint-Sernin.


Un toit c’est un droit!

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Toulouse, 5 novembre 2018 

Occupation Gymnase Saint-Sernin:
Des discussions avec les institutions enfin au programme!

Alors que jusqu’ici la seule réponse qu’avaient eue les personnes occupant le gymnase Saint-Sernin était la menace d’une expulsion, il semble que la Mairie et la Préfecture aient saisi l’absurdité d’une telle issue. La mobilisation massive des toulousain-e-s en soutien des familles y a sûrement fortement contribué.

Ainsi, les services de la Mairie nous ont communiqué une proposition d’évaluation sociale des personnes, demain mardi, avant un rendez-vous tripartite d’ici mercredi entre le DAL 31, la Préfecture et la Mairie. Une proposition acceptée par les personnes vivant au gymnase, étant entendu qu’elles ne pourront accepter qu’une solution globale d’hébergement stable et décent.

Nous nous félicitons de ce tournant réaliste pris par les institutions et espérons qu’un travail commun débouchera bientôt sur une solution par le haut. Toutefois, nous appelons toutes les personnes qui soutiennent les familles à rester mobilisées car la situation reste fragile tant qu’un accord définitif n’aura pas été conclu.

Un toit c’est un droit! 

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Toulouse, 5 novembre 2018 

Point presse Saint-Sernin:

Point Presse Gymnase Saint-Sernin

Publiée par DAL Toulouse31 sur Lundi 5 novembre 2018

 

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Toulouse, 4 novembre 2018

Saint-Sernin: RDV ce lundi dès 6H
pour empêcher l’expulsion des familles!


Venez nombreux avec vos chocolatines et thermos!!
Point Presse à 9h
.

Ce lundi 51 enfants manqueront dans des dizaines d’établissements scolaires. En effet les 22 familles qui occupent le gymnase Saint-Sernin n’ont toujours pas de solution d’hébergement stable et décent, les enfants ne peuvent donc se rendre à l’école sans savoir où ils vont dormir ces prochaines nuits, et avec la peur que leurs parents soient expulsés du Gymnase Saint-Sernin.

D’autant plus que pour l’instant, le seul message envoyé par les institutions est la menace d’une expulsion des 96 personnes qui occupent le gymnase faute de mieux.

Le fait que des activités sportives puissent reprendre dans au gymnase cette semaine ne doit pas être un prétexte pour remettre les familles dehors, c’est pourquoi nous vous appelons à venir les soutenir toute la matinée dès 6h autour d’un petit-déjeuner, afin d’empêcher l’expulsion et de convaincre les institutions d’entamer des négociations constructives pour obtenir un ré-hébergement global des personnes.


Un point presse suivra à 9h.

Un toit c’est un droit!

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Toulouse, 2 novembre 2018

Gymnase Saint-Sernin:
La Mairie demande aux familles de retourner à la rue,
en échange d’un hypothétique rendez-vous!

Conférence de Presse ce lundi à 9H

Les 22 familles qui occupent le Gymnase Saint-Sernin depuis mercredi matin vont  y passer une troisième nuit, à défaut que des hébergements leur soient proposés.

Si la Mairie a accepté d’ouvrir les douches des vestiaires après 36 heures d’occupation, elle ne semble toutefois pas saisir la situation de souffrance dans laquelle se trouve les familles. Ainsi la seule proposition faite par la municipalité est que les familles retournent à la rue pour qu’elles puissent espérer un hypothétique rendez-vous avec la Préfecture, cette dernière n’ayant toujours pas donné signe de vie depuis mercredi… D’ailleurs aucune date, lieu et information sur le contenu d’un tel rendez-vous n’a été précisé…

Il est évident que les familles ne peuvent accepter une telle demande de la Mairie car elles occupent le gymnase précisément pour ne plus retourner à la rue.

Cette proposition qui est proche d’être indécente de la part de la municipalité marque une méconnaissance et un réel mépris pour la situation des familles traumatisées d’avoir été sans toit pendants des semaines voire des mois et qui vivent avec la menace d’une expulsion mettant en danger leur intégrité physique…

Les familles n’ont donc d’autre choix que de continuer à occuper le gymnase en attendant que les institutions trouvent une solution responsable et réaliste, à savoir un ré-hébergement stable et décent pour toutes.

 

Une solidarité très importante qui doit continuer,
pour empêcher l’expulsion et soutenir les familles!

Depuis mercredi de nombreux habitant-e-s et commerçant-e-s viennent soutenir les familles et font des dons.
Nous tenons à les en remercier vivement, et incitons tou-te-s celles et ceux qui se sentent solidaires à continuer à apporter leur soutien, d’autant plus que les familles restent sous la menace d’une expulsion.
Nous avons particulièrement besoin de matériel de couchage ( tapis de sol, couverture..), produits d’hygiène et ménagers, nourriture, eau, cafetières, multiprises, chaises…

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A Saint-Sernin, la Mairie s’apprête à lancer la Machine à expulsion!
Venez nombreux soutenir les familles toulousaines qui occupent le gymnase Saint-Sernin!!

 

En ce jour de trêve hivernale c’est 135 personnes dont 75 enfants soutenus par la campagne Un Toit Pour Apprendre qui occupent le gymnase Saint-Sernin, épuisés de dormir à la rue.

Ces personnes demandent à ce que la Loi soit appliquée et qu’elle puisse bénéficier d’un hébergement stable et décent. Dans la journée deux courriels avec Accusé de Réception ont été envoyés en ce sens à destination des institutions compétentes, Mairie et Préfecture, malheureusement elles sont restées lettre morte.

Plus dommageable encore, le jeu politicien auquel s’adonne les deux institutions se renvoyant la balle de la responsabilité dans cette affaire et refusant d’organiser une rencontre constructive. Au point qu’à la mi-journée les policiers municipaux se sont plaints des consignes contradictoires qui leur étaient donnés, puis les Services de la communication de la Mairie aurait répandu une Fake News à des journalistes prétendant que le DAL 31 aurait refusé une rencontre avec la Préfecture…. Elle même n’ayant jamais envoyé d’invitation de rencontre à notre association….

Ultime rebondissement de cette triste partie de tennis, en fin de journée un Officier de la Police Judiciaire venu faire des repérages du gymnase a annoncé aux familles que la Mairie demandait l’expulsion de celles-ci sans proposer bien sûr aucune solution de mise à l’abri. Une expulsion qui interviendrait demain ou après-demain, cela alors qu’aucune activité n’est prévue dans le gymnase durant cette période….

Le DAL 31 s’étonne que la Mairie qui a été pourtant choisie par le gouvernement comme ville Pilote des Plans Logement d’abord et Pauvreté, choisisse le recours à la force publique contre des pitchounes, des pères et des mères de famille dont deux sont enceintes.

C’est pourquoi nous invitons les nombreux toulousain-e-s qui ont témoigné leur soutien à soutenir les familles, et à venir filmer cette intervention qui marque un tournant d’usage à la force publique assez inédit à Toulouse dans ce cas.

Nous espérons que la Mairie et la Préfecture reviendront à la raison, et essaieront de trouver une solution par le haut pour ces familles dont les pitchounes sont scolarisés dans de nombreuses écoles toulousaines.

===> https://www.facebook.com/DalToulouse/

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Soutien aux sinistrés des effondrements à Marseille

 



COMMUNIQUÉ
Paris  10 novembre 2018 

Soutien aux sinistrés de la rue d ‘Aubagne

 

La marche blanche a réuni samedi après midi plusieurs milliers de personnes qui ont manifesté dans la dignité au côté des familles sinistrées de la rue d’Aubagne, et en hommage aux victimes.

Droit Au logement présente ses sincères condoléances aux familles, son soutien aux sinistrés et salue la solidarité qui s’exprime à Marseille et dans le quartier de la part des habitant.es et des associations.

 

À de nombreuses reprises le DAL a accompagné les sinistrés d’incendie ou de périls tragiques         (notamment lors de l’incendie de l’hôtel Opéra en 200  et de l’assaut de la rue de la République à Saint Denis en 2015) et rappelle que les autorités ont alors dû sous la pression des habitants sinistrés et de leurs soutiens :

– Héberger les sinistrés dans des conditions décentes et au plus près de leur quartier et des écoles des enfants,

– Reloger les sinistrés en HLM dans la même commune,

– Régulariser les sans-papiers habitants sur des critères humanitaires

– Rendre justice et indemniser les sinistrés et les familles des victimes

– Mettre en place des cellules psychologiques …

 

La municipalité de Marseille, sous les ordres de son maire, a fait preuve d’une négligence et d’une irresponsabilité coupable dans la gestion de ces périls, alors qu’elle en a l’entière compétence et qu’elle dispose de puissants outils d’intervention qui lui permettent, aux frais des propriétaires défaillants, de réaliser des travaux immédiats de confortement, d’évacuer, héberger et voire reloger les habitants, de réquisitionner si besoin des logements vacants dans une ville qui en compte 37 000 ….

 

Pourquoi avoir laissé le 63 rue d’Aubagne, appartenant à Marseille habitat, en état de ruine, au lieu de le bâcher contre les intempéries ou mieux encore, de le détruire et de conforter les pignons des immeubles mitoyens à l’aide de charpentes comme le veux l’usage dans les dents creuses des centre villes anciens ?

Pourquoi avoir réintégré les habitants du 65 rue d’Aubagne alors que l’immeuble était sur le point de s’effondrer, rongé par les intempéries du 63 ?

Plusieurs centaines de sinistrés sont désormais dispersés dans des hôtels, ou des chambres de location touristiques, livrés aux services d’une municipalité qui porte une responsabilité manifeste dans ce drame. Il faut veiller à ce que la mairie ne s’exonère pas de ses obligations en matière d’hébergement, de relogement et d’indemnisation. Apparemment, certains sinistrés n’ont pas été hébergés par la municipalité.

La recherche de corps dans les décombres a cessé, pourtant des voisins témoignent que des sans abris trouvaient refuge au 65 rue d’Aubagne. Il faut continuer les fouilles.

Enfin, il faut que la ville installe une surveillance devant  chaque immeuble évacué, pour éviter les pillages.

 

Droit Au Logement appel à construire un ample mouvement de solidarité et encourage les sinistrés à s’unirpour défendre leur droit, seule solution pour qu’aucun d’entre eux-elles ne soient laissé.es sur le bord du chemin, et pour aussi redonner espoir aux dizaines de milliers de marseillais.es abandonnés dans leur taudis.

 

Droit Au Logement appelle avec les sinistrés, les habitants et les associations à participer à la manifestation de la colère, mercredi prochain.

 

Un toit c’est un droit !

 

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La parole aux #OubliésDuLogement – 2 – L’Hôtel [VIDEO]

10 novembre 2018

Les membres du collectif des #OubliésDuLogement témoignent. Aujourd’hui: l’hôtel. Une solution temporaire qui souvent s’éternise.
Un toit c’est un droit! Un toit c’est la loi!

La parole aux #OubliésDuLogement – 2 – L'hôtel

Les membres du collectif des #OubliésDuLogement témoignent. Aujourd'hui: l'hôtel. Une solution temporaire qui souvent s'éternise.Un toit c'est un droit! Un toit c'est la loi!

Publiée par DAL – Droit Au Logement sur Samedi 10 novembre 2018

 

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Elections HLM : DAL présente des listes !

 

Les élections des représentants des locataires, c’est maintenant chez tous les bailleurs sociaux !

 

  • Pour un logement pas cher, décent, stable, accessible pour toutes et tous !

  • Pour la baisse des loyers et des charges et la hausse des APL !

  • Pour l’entretien de nos logements, de nos immeubles et nos cités !

  • Pour la justice dans les mutations et l’attribution des HLM !

  • Pour des quartiers bien desservis, pensés ensemble et des services publics !

  • Pas d’expulsions, relogement !

    • Solidarité entre locataires, avec les mal logés et les sans logis

    • Respect, justice, paix et convivialité dans nos immeubles et nos quartiers

    • Contre les discriminations

Le DAL HLM va présenter des listes chez plusieurs bailleurs partout en France !

Si vous êtes locataires HLM, vous allez recevoir votre enveloppe contenant le matériel électoral, ne le jetez pas, VOTEZ DAL HLM !

 

Et si vous êtes motivéEs pour donner un coup de main pour la campagne ou pour créer un comité DAL HLM de locataires dans votre immeuble, n’hésitez pas !

Contact : contact@dalhlm.org ou facebook : DAL HLM.

Plus d’info : www.droitaulogement.org/dal-hlm/ ou Facebook : DAL HLM.

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Marseille – Immeubles effondrés rue d’Aubagne

6 novembre 2018

 

Suite à l’effondrement des immeubles survenu hier rue d’Aubagne à Marseille, le DAL tient à apporter son soutien aux victimes et familles de victimes. Les habitant-e-s doivent être immédiatement relogé-e-s dans des conditions dignes. Ce drame révèle une fois de plus les conditions de vie inhumaines de nombreuses familles.
Ce triple effondrement révèle une grave carence et met en jeu la responsabilité du Maire, car il doit selon la loi organiser une stricte surveillance par des experts, si besoin réaliser des travaux d’office aux frais du propriétaire, ou ordonner l’évacuation et le relogement des occupants.
Cette éventuelle négligence et ces graves conséquences doivent rappeler aux Maires leurs obligations en matière de péril, alors que de nombreux centres historiques de villes moyennes se dégradent.
Un plan d’urgence doit être mis en place pour reloger les habitant-e-s des taudis convenablement et à proximité. La lutte contre l’habitat insalubre ne doit pas être prétexte à chasser les habitant-e-s des quartiers!

Un logement décent pour tous!

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La parole aux #OubliésDuLogement 1 – Mme H. [VIDEO]

1er novembre 2018

Les membres du collectif des #OubliésDuLogement témoignent. Aujourd’hui, à l’occasion du début de la trêve hivernale, Mme H., expulsée cette année et sans abri depuis, nous alerte sur la situation des personnes à la rue et la tragédie des expulsions. Un toit c’est un droit! Un toit c’est la loi!

La parole aux #OubliésDuLogement – 1 – Mme H.

Les membres du collectif des #OubliésDuLogement témoignent. Aujourd'hui, à l'occasion du début de la trêve hivernale, Mme H., expulsée cette année et sans abri depuis, nous alerte sur la situation des personnes à la rue et la tragédie des expulsions. Un toit c'est un droit! Un toit c'est la loi!

Publiée par DAL – Droit Au Logement sur Jeudi 1 novembre 2018

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Denormandie: tes promesses! – Raffut au ministère, rdv lundi 29 oct à p. de 13h

Julien Denormandie: tes promesses! Le 11 octobre dernier, le nouveau ministre du Logement s’était engagé à établir un protocole avec le DAL pour le relogement des 250 #OubliésDuLogement. Des paroles… à quand des actes?

 

 

COMMUNIQUÉ

Paris le 27 octobre 2018

Denormandie … et les promesses !  

Depuis le 4 juillet, environ 250 familles se mobilisent à tour de rôle, pour accéder à un logement décent. Elle sont mal logées, sans logis, ou en instance d’expulsion.

Elles ont déposé une demande de logement social et pour la plupart sont prioritaires DALO.

C’est le collectif des oubliés du logement

Elles ont campé place de la République, à Champs-Élysées Clémenceau, ou devant la préfecture de région Ile-de-France. Elles ont à trois reprises manifesté à la porte du ministère du Logement rue de Varenne. Elles ont dénoncé le logement doré de Mr Benalla, manifesté contre la loi ELAN anti pauvres, anti locataires, anti logement, elles ont été expulsées brutalement par la police alors qu’elles demandaient l’hébergement de personnes à la rue …

Les oubliés du logement se mobilisent

Le 11 octobre, au congrès HLM de Marseille, l’actuel ministre du Logement s’est engagé : il a donné son accord pour le relogement des familles du collectif après examens individuels et pour un protocole qui en définit les modalités. Seulement depuis, il ne s’est rien passé, malgré un RV le 22 octobre.

https://www.droitaulogement.org/2018/10/denormandie-tes-promesses/

Où sont les engagements du Ministre J. Denormandie ?

  • Relogement des familles du collectif des oubliés du logement,
  • Logement temporaire jusqu’au relogement des personnes sans logis,
  • Application et respect de la loi DALO et de la loi Égalité et Citoyenneté

 

Lundi à partir de 13h

Raffut au ministère du Logement

Devant le 20 Av de Ségur – Paris 7e

Point presse et témoignages à 14h30

Un toit c’est un droit !

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Romainville – 93 : mise à la rue des habitant d’un immeuble en péril

COMMUNIQUÉ

Paris le 12 octobre 2018

                                   

ROMAINVILLE (93)

La mairie expulse les habitants de 2 immeubles !

 

D’importantes forces de police, appuyées par la police municipale, ont procédé à partir de 6h30 ce matin à l’expulsion de 12 ménages, habitants du 3 Avenue de Verdun et du 4 rue de la République à Romainville (proche de la place Carnot).

 

Les meubles ont été déménagés et transférés dans un garde meuble éloigné du Val d’Oise.

 

Cette expulsion fait suite à un arrêté de péril imminent très contestable pris, le 27 septembre dernier par la Maire de Romainville, avec interdiction d’habiter et évacuation sous 48h.

 

Après une première tentative, le 28 septembre, de virer les habitants à l’aide de la seule police municipale, la Maire a obtenu des services préfectoraux le concours de la police nationale.

Un arrêté de péril imminent avait déjà été pris depuis 2014 par la mairie de Romainville qui aurait dû, 6 mois après devant l’inertie du propriétaire des 2 immeubles, faire des travaux de confortement et de sécurisation au frais du propriétaire afin de protéger les habitants.

De plus, dès 2012,  un arrêté du Préfet avait ordonné au propriétaire, et à défaut à la Mairie, de sortir des bouteilles de gaz stockées dans la cave du 3 av. de Verdun. Elles y sont toujours !!!

La Mairie est restée inactive depuis et les habitants, dont 10 enfants scolarisés sur la ville, sont aujourd’hui expulsés sans relogement:

C’est irresponsable car elle a laissé les habitants en situation de danger pendant 6 ans, puisque les bouteilles de gaz sont toujours dans la cave, et que le péril imminent débouche aujourd’hui sur une expulsion au petit matin.

Cette inertie aussi bien de la Mairie que du propriétaire cacherait-elle des petits calculs sur le devenir d’un immeuble trop bien situé, à proximité d’une nouvelle station du métro parisien et trop mal habité à leur goût ?…

La Mairie de Romainville a eu 2 semaines pour trouver des solutions de relogement pour tous les habitants. Une seule de ces familles est en cours de relogement sur les quatorze qui se sont faites connaître. Que vont devenir les autres ?

Nous exigeons le relogement de tous les habitants évacués ce matin, au besoin par voie de réquisition comme à Montreuil, et appelons à la solidarité !

Droit au Logement soutient les familles expulsées et exige :

  • Le relogement immédiat de tous les habitants et leurs familles
  • Leur mise en sécurité et leur hébergement décent en attendant
  • L’arrêt des expulsions et le relogement préalable des locataires et habitants menacés
  • Le respect de la loi DALO, du droit à l’hébergement, et la réquisition des logements vacants
  • La réalisation massive de HLM à bas loyers, l’arrêt de sa marchandisation et le relèvement des APL

 

Rendez Vous à 16 heures

devant la Mairie de Romainville, Place de la Laïcité

 

  

Un toit c’est un droit !

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Résistance aux expulsions à Paris [+vidéos]

COMMUNIQUÉ
Paris le 9 octobre 2018 

                                   

Avant la trêve hivernale, les expulsions pleuvent

 

La trêve hivernale approche, les dispositifs d’hébergement sont saturés, y compris pour des familles avec enfants, des femmes et des hommes âgés, mais le nombre de personnes qui ont reçu un avis d’expulsion avec concours de la force publique est en hausse dans les permanences du DAL…

 

Pas d’expulsion, relogement : des piquets anti-expulsion

Face à ces menaces de mise à la rue, les militantEs et adhérentEs du DAL ont mis en place des piquets, comme au début avril, où 4 locataires avaient ainsi été relogés sans être expulsés .

 

Une expulsions repoussée

Une famille avec 2 enfants a obtenu la suspension du concours de la force publique dans le 18e , car le DAL, avec les voisins, des parents d’élèves et enseignants de l’école voisine, étaient sur place chaque matin dés 7h depuis le 1er octobre. La bonne nouvelle est tombée dans la journée de Lundi.

 

Jacques M. y a passé sa vie : il a été expulsé ce matin

Jacques M. retraité de 67 an est mis à la rue ce matin sans même un hébergement, à la suite également d’un congé vente spéculatif : ses parents y habitaient, il y est né, va-t-il finir à la rue ?

En effet, depuis le décès du propriétaire du 13 Avenue Jean Jaurès, les locataires sont harcelés par ses héritiers qui veulent vendre à la découpe et aux plus offrants …

Jacques M. s’est battu jusqu’au bout contre cette expulsion. La Ville de Paris a placé l’immeuble en préemption renforcée et a relogé une partie des locataires. Jacques M. a aussi reçu une proposition qu’il a acceptée, mais le logement était occupé et indisponible.

Les héritiers refusent de vendre à la ville pour réaliser des logement sociaux, afin ont ils dit, que les logements ne perdent pas de valeur ! …

L’un des héritiers, est locataire d’un HLM de Paris Habitat dans la fameuse résidence Pradier, où les habitants ont résisté contre la vente à la découpe et ont obtenu le rachat par Paris Habitat. Il paraît que cet héritier était très « combatif » dans le collectif … il l’est tout autant pour expulser de vieux locataires et s’enrichir sur leur dos. C’est honteux.

La Mairie de Paris, la préfecture de police étaient au courant de la situation, et hier encore, la Ville s’était engagée à demander la suspension. Apparemment il n’en a rien été… Après avoir manifesté devant la préfecture de police, le DAL s’est rendu devant la mairie du 19e en soutien à Jacques.

 

Droit au logement exige :

  • Le relogement immédiat de Jacques M, et son hébergement décent en attendant.
  • L’arrêt des expulsions et le relogement préalable des locataires et habitants menacés
  • L’interdiction des congés ventes, la taxation des profits spéculatifs et la baisse des loyers
  • Le respect de la loi DALO, du droit à l’hébergement, et la réquisition des logements vacants
  • La réalisation massive de HLM à bas loyer, l’arrêt de sa marchandisation et le relèvement des APL

 

Un toit c’est un droit !

 

Paris 19e – Jacques a été expulsé!

Paris 19e – Réaction DAL à l’expulsion de Jacques

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