Bordeaux : Droit Au Logement de Gironde a passé un été intéressant

Depuis plus d’un an, le DAL33 gérait un squat aux Chartrons. Par ce squat sont passées de nombreuses familles qui ne trouvaient pas à se loger par le parcours social classique, bien qu’y ayant droit : trop compliqué, pas assez de place, trop long, manque de volonté politique … Beaucoup se trouvaient en situation de grande précarité, et on a pu voir des états de santé et de moral remonter de manière tout à fait spectaculaire grâce à ce simple fait : avoir un toit. Et cela a permis à ces personnes de mieux se prendre en charge, et de nombreuses familles ont ainsi pu trouver un logement pérenne, quittant le squat… où elles étaient immédiatement remplacées par d’autres.

Mi-juillet, un policier est venu signaler la fermeture de ce squat au 1er août, sur décision préfectorale après une requête du propriétaire. 28 personnes dont 11 enfants à la rue ; pour respecter le droit à la propriété privée. Aucune solution de relogement proposée par la préfecture à aucun des occupants ; ne respectant pas le droit qui l’oblige à protéger les plus démunis dans notre société.

Le DAL33 a écrit avec accusé de réception au ministre de l’intérieur, à la ministre du logement, au préfet de Gironde et à la mairie de Bordeaux. Nous n’avons jamais eu de suite à aucun de ces courriers, pas un appel téléphonique ou un mail ; pas l’ébauche d’une réaction

Alors le DAL33 ouvre des nouveaux squats. Pour reloger ces 28 personnes. Et pour en loger d’autres. Car, c’est cocasse, mais même des structures officielles ou des associations font appel à nous lorsqu’elles n’ont pas de solution pour loger certaines personnes. Déjà que ces structures sont des rustines ; nous sommes les rustines des rustines.

Nous avons déjà occupé 2 nouveaux squats en août, et nous sommes toujours en recherche de plus de bâtiments pour mieux faire la rustine. Avec comme phare le droit à la réquisition quand la propriété privée laisse longuement des logements inoccupés.

 

Et pourtant, le 13 septembre, un de nos camarades s’est fait arrêter et mettre en garde à vue. Avec un tort abominable : après avoir repéré un immeuble vide et déjà ouvert (ce qui est un détail important), il était en train d’installer une serrure, neuve, sur la porte. Quel grand délinquant !

Durant cet été nous avons parcouru les rues de Bordeaux en recherche de logements vides. Il y en a partout, dans chaque rue. Qui semblent parfois inoccupés depuis de longues années. Parfois dans une volonté délibérée et avouée de spéculer (même des bailleurs revendiquant une vocation sociale comme Domofrance ou Incité sont pour le moins suspects).

L’Etat, par l’intermédiaire du préfet, a des pratiques illégales et illégitimes en ne proposant pas de logement à celles et ceux qui y ont droit, parmi les plus démunis. Le DAL y remédie par des pratiques pas toujours légales mais légitimes, car s’appuyant sur la loi de réquisition, une partie du droit jamais appliqué. Le préfet est condamné à payer une simple astreinte, qu’en toute illégalité, il ne paie pas, et cela sans être inquiété. Les militants du DAL, eux, se font placer en garde à vue.

Politiciens de droite comme de gauche : la misère se propage alors que les solutions existent, mais vous avez érigé la propriété privée tellement haut dans vos valeurs que vous préférez ne pas les appliquer. Le DAL, entre autre, propose des solutions concrètes à la question du logement, légitimes car solidaires, comme l’application de la loi de réquisition (il y en a bien d’autres).

 

Faire passer la propriété privée devant la solidarité, notamment en temps de crise, c’est criminel. 

 

Rejoignez le DAL. Occupons des bâtiments vides. Organisons, ici et maintenant, la réappropriation des espaces, et faisons les vivre, tout simplement.  

 

Merci de faire suivre dans vos réseaux.

 

Droit Au Logement Bordeaux — D.A.L33

8 rue La Course

33000 Bordeaux

Contacts

Mail : dal33gironde@gmail.com

Site : Blog de DAL 33

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Posted in Luttes, Réflexions

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