APPEL A MANIFESTATION
MERCREDI 13 MAI A 16H30
DEVANT LA DDETS – 12 BD VINCENT GÂCHE A NANTES –
– Point presse sur place avec les témoignages de personnes à la rue ou menacées de l’être –
Depuis de nombreux mois, le DAL de Nantes alerte sur les situation des personnes sans logement ou mal logées à Nantes mais la situation continue d’empirer.
Pourtant, en France la loi garantit un droit inconditionnel à l’hébergement d’urgence, sur simple appel au 115, ainsi qu’un droit au maintien jusqu’au relogement. C’est à l’État, à travers les préfectures, que revient la responsabilité d’assurer ce droit en premier lieu.
En Loire-Atlantique comme dans le reste du pays, le 115 ne répond tout simplement pas. On peut passer des centaines d’appels par jour au 115, pendant des heures, sans aucune garantie que quelqu’un décroche. Et même quand ça répond, les chiffres de la préfecture nous apprennent qu’un hébergement est proposé à moins de 20 % des foyers qui devraient en bénéficier.
Cette situation n’est pas une fatalité : c’est un choix politique. La préfecture a certaines libertés dans ses choix budgétaires, elle doit ouvrir des places en centre d’hébergement. Elle a aussi des leviers légaux, dont la réquisition des près de 15 000 logements vacants dans la Métropole. La réquisition permet de loger des personnes dans des logements qui resteraient vides autrement, en versant une compensation aux propriétaires. Cette mesure a fait ses preuves à grande échelle, dernièrement à Paris dans les années 90, et dans sa banlieue à la fin des années 2010.
Mais plutôt que d’ouvrir de nouvelles places, la préfecture semble préférer inclure dans ses dépenses les amendes que lui impose le tribunal administratif face aux refus de prise en charge du 115. C’est un pari sur le découragement des plus vulnérables, qui sont pourtant dans leur droit, face aux difficultés de la procédure légale.
Ce choix n’est pas sans conséquences. Vivre à la rue abime et tue. Depuis janvier 2026, le collectif Morts de la Rue a déjà dénombré 180 décès de personnes sans chez soi en France.
DAL se mobilise pour exiger le droit inconditionnel à un logement décent, digne, adapté et abordable pour toutes et tous. Dans ce cadre, notre association a sollicité à de nombreuses reprises les services de la préfecture, et notamment la DDETS, en charge de l’hébergement d’urgence. Chaque semaine, nous signalons aux services de l’État de nombreuses situations urgentes, mais ceux-ci ne réagissent pas. Nous avons aussi manifesté les 28 février et 1er avril derniers, sans réponse.
Face à cet immobilisme, DAL organise un rassemblement avec les personnes concernées, en majorité des femmes seules et des familles à la rue ou en errance et demande à être reçu :
RDV devant les locaux de la DDETS
12, boulevard Vincent Gâche
mercredi 13 mai 2026 à 16h30
UN TOIT C’EST UN DROIT !
