Menaces de mort et propos racistes envers les mal-logés du camp de l’Hotel de Ville !


 

 

Vendredi 19 juin, vers 16h, des menaces de mort réitérées ainsi que des propos xénophobes et racistes ont été proférés contre les occupants du campement installé depuis le 21 avril devant l’hôtel de ville, pour demander le relogement d’une centaine de familles accompagnées par le DAL.

Dans l’attente d’un logement social, elles sont prioritaires DALO, du 1er quartile des demandeur·ses HLM et connaissant une situation de grande précarité : sans-logis, en instance d’expulsion, en logement indigne, indécent, en suroccupation… La mairie de Paris n’a pas fait la moindre proposition, y compris pour les personnes sans-abri.

Les faits :

Dans un 1er temps, un homme venant du parvis a pris à partie les personnes installées paisiblement sur des chaises, leur demandant de partir : « vous n’êtes pas chez vous », « on ne veut pas de vous chez nous », « vous volez le logement des français ». À ceux lui disant qu’ils ont un emploi il répond « vous volez l’emploi des français ». À ceux lui disant qu’ils sont français il répond « Français de fait, c’est une fiction juridique »…

Puis survient en courant un deuxième homme, habillé en noir, qui prend les mal-logé·es violemment à partie : « On va venir avec des armes et on va faire un carnage ». Puis il répète à plusieurs reprises « on va vous égorger » en passant la main devant sa gorge… avant de repartir d’où il venait en courant.
Un 3e homme habillé en noir, se tient à l’écart et observe la scène, un téléphone à l’oreille.

Il a été demandé à la Préfecture de police dès vendredi soir de renforcer la protection des manifestant·es. Il ne s’est rien passé.
Deux personnes ont tenté de porter plaine, et ont été baladées par la police à différents endroits, sans pouvoir déposer plainte.
Le parquet a été saisi par une avocate de l’association, face à la gravité des menaces, et la peur qu’elles ont engendrées notamment sur des personnes fragiles.

Les mal-logé·es en lutte ont connu le froid, la pluie, la canicule, et désormais des risques d’agression violente… tandis que la ville de Paris maintient une ligne intransigeante.

Nous appellerons à un rassemblement de soutien prochainement.