Relaxe des militant-e-s du DAL Bordeaux ! + Communiqué DAL 33

COMMUNIQUE
Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement  relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du 13 avril 2016, a prononcé la relaxe des militants du DAL 33 (Gironde) harcelés depuis 4 ans, pour avoir affirmé leur solidarité et apporté leur soutien aux familles sans logis qui avaient occupé un immeuble vacant au centre de Bordeaux.

Il aura fallu près de 4 ans, pour que cette procédure s’achève, et que 3 militant-e-s qui ont soutenu les familles démunies, accusés en quelque sorte de délit de solidarité, soient mis hors de cause.    
Arbitraire et politique car elle visait un comité DAL très actif, cette procédure a commencé par des gardes à vue, des perquisitions, la confiscation des ordinateurs et téléphones portables, sans que cette procédure musclée n’aboutisse à mettre en lumière des faits mettant en cause les militant-e-s.

Le Parquet avait néanmoins poursuivi, sans fondements réels, et  TGI, puis la cour d’appel avaient condamné en 2014 les 5 militant-e-s, à 3 mois de prison avec sursis et environ 10 000  euros au titre des intérêts civils.  Le jugement de la Cour d’appel a été cassé  le 13 avril 2016, obligeant aujourd’hui  la Cour d’Appel de Bordeaux à se dédire.

La fédération dénonce ce harcèlement, mis en place par la police, les responsables politiques et judiciaires et les notables  locaux, qui a marqué  la vie des militant-e-s du comité, organisé en collégiale, c’est à dire avec plusieurs personnes  ayant la responsabilité légale de l’association.

Justice a  enfin été rendue, mais  seuls trois militant-e-s avaient saisi la cours de cassation.
Les deux autres, lassé-e-s de ces procédures interminables et éprouvantes, avaient renoncé. Ils  devront supporter les condamnations arbitraires et injustes rendues par la cour d’appel en 2014. Nous ne les oublions pas et leur apportons notre soutien.

DAL fédération salue le courage et la détermination des militant-e-s poursuivi-e-s, et souhaite désormais beaucoup d’actions et de réussites au DAL 33  pour les sans logis, les mal logés et les locataires de Bordeaux !

Un toit c’est un droit !

 

 

Le 25 mars 2017

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

 

Relaxe des militant-e-s du D.A.L33 – Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup d’amertume…

 

Le 23 mars 2017, la Cour d’Appel de Bordeaux a finalement relaxé trois de nos camarades qui s’étaient pourvus en Cassation après deux condamnations dans l’affaire dite « Planterose ».

Obligation de preuve lui étant faite et n’en trouvant pas, la Cour a bien été obligée de reconnaitre – comme l’Avocat Général qui avait requis la relaxe – qu’un dossier vide ne pouvait conduire à des peines de prison et des dommages et intérêts et que Mme Lagrenaudie ne pouvait être que déboutée de sa requête.

Nous aurions pu être réellement satisfaits de ce verdict en ce qu’il vient clôturer pour notre association des années de mise à l’index et de suspicion, entretenues par une cabale médiatique et une volonté politique – locale et nationale – de nous voir disparaître.

Nous aurions pu nous réjouir de savoir que cette décision allait donner du baume au cœur aux autres comités D.A.L de France qui se voient aujourd’hui poursuivis pour les mêmes délits de solidarité.

Nous aurions pu fêter ce jour comme une victoire sur la bêtise et comme une revanche sur tous les messages haineux et les menaces de mort reçus au plus fort de la crise.

Pourtant, après 3 ans et demi de lutte, de perquisitions devant nos enfants avec saisie de matériel personnel, d’heures de garde-à-vue, d’heures d’interrogatoire, deux procès, deux condamnations, une cassation gagnée, un nouveau procès, un délibéré repoussé et finalement une relaxe, nous ne pouvons nous empêcher d’être amers de tout ce temps, de tout cet argent perdu et de penser, avec rage et force solidarité, à nos deux camarades définitivement condamnés et qui devront, tôt ou tard, s’acquitter dès 3 000€ de dommages et intérêts que la propriétaire de ce logement toujours vacant saura sans aucun doute leur réclamer.

Nous ne pouvons que penser aux autres camarades qui ont quitté notre association, parce que la pression était devenue trop forte et le climat entre nous – dans ce contexte de tension permanente – devenu parfois houleux.

Nous ne pouvons que penser à toutes les personnes mal-logées ou sans abris qui auraient bien eu besoin de nous mais que nous n’avons pu aider pendant ces mois volés à notre action militante.

Aujourd’hui bien sûr, une sorte de soulagement nous envahit malgré la rancœur et nous voulons associer à cette délivrance toutes les personnes – nombreuses – qui nous auront apporté leur soutien, moral, physique, financier, toujours présentes à nos côtés pour dénoncer l’injustice qui nous était faite, nos avocat-e-s dont le sérieux a contrebalancé le dilettantisme du Parquet.

Voilà donc comment se clôture la répression menée sans ménagement par un pouvoir qui préfère aujourd’hui encore dépenser l’argent public à poursuivre des personnes solidaires plutôt qu’à trouver des solutions pour les plus démuni-e-s d’entre nous.

Alors que l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes a fondu, nous poursuivons désormais nos actions avec plus de sérénité, plus déterminés que jamais.

Puisqu’un toit, c’est un droit !

Et si pour vous aussi, au-delà du slogan, vous voyez-là une évidence à défendre, rejoignez-nous !

Avec nos remerciements,
Solidairement à vos côtés,

Le Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

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