Soutien aux sinistrés des effondrements à Marseille

 



COMMUNIQUÉ
Paris  10 novembre 2018 

Soutien aux sinistrés de la rue d ‘Aubagne

 

La marche blanche a réuni samedi après midi plusieurs milliers de personnes qui ont manifesté dans la dignité au côté des familles sinistrées de la rue d’Aubagne, et en hommage aux victimes.

Droit Au logement présente ses sincères condoléances aux familles, son soutien aux sinistrés et salue la solidarité qui s’exprime à Marseille et dans le quartier de la part des habitant.es et des associations.

 

À de nombreuses reprises le DAL a accompagné les sinistrés d’incendie ou de périls tragiques         (notamment lors de l’incendie de l’hôtel Opéra en 200  et de l’assaut de la rue de la République à Saint Denis en 2015) et rappelle que les autorités ont alors dû sous la pression des habitants sinistrés et de leurs soutiens :

– Héberger les sinistrés dans des conditions décentes et au plus près de leur quartier et des écoles des enfants,

– Reloger les sinistrés en HLM dans la même commune,

– Régulariser les sans-papiers habitants sur des critères humanitaires

– Rendre justice et indemniser les sinistrés et les familles des victimes

– Mettre en place des cellules psychologiques …

 

La municipalité de Marseille, sous les ordres de son maire, a fait preuve d’une négligence et d’une irresponsabilité coupable dans la gestion de ces périls, alors qu’elle en a l’entière compétence et qu’elle dispose de puissants outils d’intervention qui lui permettent, aux frais des propriétaires défaillants, de réaliser des travaux immédiats de confortement, d’évacuer, héberger et voire reloger les habitants, de réquisitionner si besoin des logements vacants dans une ville qui en compte 37 000 ….

 

Pourquoi avoir laissé le 63 rue d’Aubagne, appartenant à Marseille habitat, en état de ruine, au lieu de le bâcher contre les intempéries ou mieux encore, de le détruire et de conforter les pignons des immeubles mitoyens à l’aide de charpentes comme le veux l’usage dans les dents creuses des centre villes anciens ?

Pourquoi avoir réintégré les habitants du 65 rue d’Aubagne alors que l’immeuble était sur le point de s’effondrer, rongé par les intempéries du 63 ?

Plusieurs centaines de sinistrés sont désormais dispersés dans des hôtels, ou des chambres de location touristiques, livrés aux services d’une municipalité qui porte une responsabilité manifeste dans ce drame. Il faut veiller à ce que la mairie ne s’exonère pas de ses obligations en matière d’hébergement, de relogement et d’indemnisation. Apparemment, certains sinistrés n’ont pas été hébergés par la municipalité.

La recherche de corps dans les décombres a cessé, pourtant des voisins témoignent que des sans abris trouvaient refuge au 65 rue d’Aubagne. Il faut continuer les fouilles.

Enfin, il faut que la ville installe une surveillance devant  chaque immeuble évacué, pour éviter les pillages.

 

Droit Au Logement appel à construire un ample mouvement de solidarité et encourage les sinistrés à s’unirpour défendre leur droit, seule solution pour qu’aucun d’entre eux-elles ne soient laissé.es sur le bord du chemin, et pour aussi redonner espoir aux dizaines de milliers de marseillais.es abandonnés dans leur taudis.

 

Droit Au Logement appelle avec les sinistrés, les habitants et les associations à participer à la manifestation de la colère, mercredi prochain.

 

Un toit c’est un droit !

 

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